Aujourd’hui ce sera la journée de la visualisation de données !
Intitulé « A bloody mess », ce grand schéma présente tous les aspects majeurs de l’analyse des traces et projections de sang. Cette discipline est dispensée soit par la police scientifique pour les fonctionnaires de police ou de gendarmerie, soit dans le cadre d’enseignements de médecine légale, ou enfin par l’International Association of Bloodstain Pattern Analysts (IABPA).
À noter qu’une bonne analyse peut potentiellement être capable de déterminer d’une manière concluante :
- Les mouvements et la direction des personnes ou des objets pendant qu’ils perdaient leur sang.
- La position des personnes ou des objets durant le crime.
- Les mouvements des personnes ou des objets après le crime.
- Le mécanisme ou l’objet utilisé pour créer une trace spécifique.
- La direction qu’une tache a prise quand elle a été déposée.
- L’origine de la zone d’impact d’une tache.
- Le nombre minimum d’impacts lors du crime.
- L’enchaînement des événements. [wikipedia]

Je salue en tout cas tout le travail de cette visualisation graphique, très précise, brillante, bien composée et vraiment complète. J’aime beaucoup également ces références qui me rappellent toutes les séries policières que j’ai pu regarder…
Alors, ça y est, vous avez votre bouteille de faux-sang, un canapé tout blanc et votre loupe ? C’est parti !
Bonsoir
Allez, ce soir on va parler de listes, mais pas n’importe lesquelles, je vais vous présenter un livre intitulé « Lists ». Vous avez peut-être déjà eu l’occasion de jeter un oeil à l’intérieur des cahiers et autres carnets de croquis de vos amis artistes, designers, créateurs… c’est toujours un univers particulier, un endroit plein de mystères, une façon de penser et tout plein de choses à déchiffrer. Ce livre répertorie donc des inventaires illustrés, des pensées recueillies, et autres énumérations d’artistes à partir des collections du Musée Smithsonian. On y retrouve notamment Pablo Picasso, Joseph Cornell, Willem de Kooning, Mark Rothko, Andrew Wyeth ou encore Janice Lowry…

Je trouve cette thématique abordée par Liza Kirwin (l’auteur de l’ouvrage) passionnante car on y trouve des habitudes personnelles et une aide à la prise de décision, des moments, des instants, ou encore l’histoire d’une vie… Un mélange entre réflexion et temporalité.
Dans le coup, j’en ai profité pour revoir un peu une liste qui m’est chère, ma liste journalière sur laquelle je tente de rytmer mes journées
(pour réaliser cette liste, je me suis basé sur un emploi du temps célèbre que j’avais vu.. mais je ne l’ai pas retrouvé)

(toutes les images de cet article -sauf la dernière- viennent du Smithsonian Institution’s Archives of American Art – copyright F+W Media Inc. 2011) | source
le livre « Lists » de Liza Kirwin
Bonsoir
Je ne sais pas si vous l’aviez remarqué, mais nous sommes en plein dans la « mode » de la visualisation de données. On en voit partout, à toutes les sauces (un peu comme la « mode » de l’affiche minimaliste qui tend à s’estomper un peu), mais heureusement, dans cette surenchère il est encore facile de trouver et de trier le bon du mauvais. Car oui, la visualisation de données ce n’est pas « simplement » mettre en image des données.
J’en profite donc pour vous présenter le travail de Lauren Manning qui a réalisé une thèse sur la collecte de données personnelles (auto quantifiés, l’informatique personnelle, l’auto-surveillance, etc.). Designer et étudiante en architecture Lauren Manning a ainsi documenté sa vie pendant deux ans et a réalisé de la visualisation de données sur sa consommation alimentaire en 2010 – avec une quarantaines de visualisations différentes.

Au lieu s’en tenir à une vue unique et « optimisée » de ses données, elle a pris du recul et a laissé les données s’exprimer pour voir un peu les corrélations et pour voir un peu ce qui pouvait arriver. On remarquera tout de même que Lauren mange quand même énormément de poulet et de légumes
source | source
Bonsoir bonsoir
Ce soir, je vous présente un projet expérimental mais plutôt touchant. Intitulé Weddar, cette application mobile est un service météorologique alimenté par chacun de ses utilisateurs. Dans Weddar, vous avez ainsi la possibilité de propager votre ressenti sur le temps qu’il fait et de faire vous-même, comme l’on dit, « la pluie et le beau temps ». L’interface est encore un peu maladroite et trop littérale mais je pense que l’idée est là et tout à fait intéressante car, quoi de plus arbitraire que le « ressenti » du temps qu’il fait ?

Pour aller encore plus loin, j’imagine qu’il faudrait nuancer vraiment l’interface un peu mécanique qui n’est pas très élégante et être moins caricatural. De même, il serait intéressant d’introduire des logiques de jeu comme dans foursquare pour détenir certains « badges » comme être le « chaud », ou le plus « froid », être le maire du vent de tel ou tel endroit, avoir parcouru le plus de trajet en déclarant le temps qu’il fait. Il serait également vraiment passionnant de coupler ça avec des « vraies » données météo et d’avoir, sur une même interface (recto / verso comme une carte à jouer que l’on retourne), les données de Météos France par exemple, et celles des parisiens qui sortent au premier rayon de soleil…
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