Bonjour !
J’ai pris mon après-midi d’hier pour tester Adobe Muse, le dernier logiciel qu’Adobe a sorti en beta. Vous le savez sûrement, en tant que designer, j’utilise de temps en temps les outils d’Adobe et je suis donc toujours curieux de découvrir les nouvelles directions qu’Adobe prend pour proposer des outils qui répondent aux besoins des créatifs, des professionnels, des étudiants… De même, je tiens à préciser que dans mon esprit, un site, ça se code. Je code toujours mes sites moi-même (en html, css, js, php, actionscript..) bref, l’outils comme celui que je vous présente aujourd’hui n’est pas vraiment fait pour moi mais pour les gens qui ne codent pas ou pour faire des prototypes de site, et il y en a beaucoup
Si vous voulez commencer par le résultat de mes bidouillages, c’est trois fois rien mais c’est pour tester : http://brightstar.businesscatalyst.com

Présentation
Cet outil de création de sites internet s’appelle MUSE. Ce logiciel s’adresse aux graphistes, aux particuliers et à tous les curieux qui souhaitent réaliser un site internet et qui ne veulent pas écrire de code (ni html, ni css, ni javascript, ni php, rien.). L’idée de MUSE est donc d’être visuel, ergonomique, simple et intuitif. Côté technique, le programme en WYSIWYG fonctionne sous Adobe Air et s’avère être plutôt fluide. De même, le programme qui sera lancé en 2012 coûtera 180$, un programme accessible donc

Installation & interface
Bon, tout d’abord, il suffit de vous rendre sur muse.adobe.com et de cliquer sur « Get Muse », pour télécharger le logiciel. Pour cela il faut donc avoir Adobe Air déjà installé sur votre ordinateur. De là, l’installation est classique, comme d’habitude. Ensuite, vous vous retrouvez en terrain connu : une interface d’Adobe !
Lors de la création d’un nouveau document, vous pouvez tout de suite préciser :
- la taille de votre site (cela fera donc un site web centré dans la page),
- le nombre de colonnes et la taille de la gouttière,
- les quatre marges (margin),
- le padding
- et vous avez également le choix de prendre un gabarit
Ensuite, vous vous retrouvez avec un chemin de fer (comme dans inDesign ou comme lorsque vous faites un croquis de site dans votre petit carnet
) et de différents « Masters » qui seront vos gabarits. De là, il vous suffit de double cliquer sur une page et vous avez votre page web vierge. Je n’ai donc pas pu m’empêcher de tester en premier l’outil de texte. Le confort de MUSE est vraiment agréable, je drag & drop, je trace mes zones de texte, je sélectionne mes typos, mes couleurs, mes fonds, je règle mes contours, bref, tout ce que l’on passe du temps à coder en css.
Une fois mon texte composé, j’ai donc dans l’ordre :
- dessiné des zones rectangulaires
- puis y mettre des images,
- créer des boutons,
- gérer leurs états,
- modifier la transparence,
- créer des styles de paragraphe,
- essayer de mettre des menus préconçus,
- des menus en accordéons,
- des menus verticaux, horizontaux, etc.
- des tooltips,
- des slideshows,
- etc.

Heureusement, pour l’instant il n’y a pas des centaines d’options, Adobe est parti sur quelque chose de plutôt simple, quitte à ne pas être complet pour se contrer sur l’essentiel. Comme toujours, lorsqu’il vous faudra quelque chose de très précis (par exemple un déplacement de div en relation avec les coordonnées de la souris ou autre chose de plus élaboré), il vous faudra changer d’outil.
J’ai vu du code html dans Muse !
J’ai aussi tenté d’insérer une vidéo youtube et ça marche sans soucis, il faut juste aller dans insert > insert HTML et là, vous balancez ce que vous voulez. Facile donc !

Sur mobile

Conclusion
Pour conclure, l’export du site peut se faire directement chez Adobe avec un compte (mon test donne ça : http://brightstar.businesscatalyst.com ) ou sinon vous exportez tous vos fichiers HTML à mettre sur un FTP, comme d’habitude
Pour finir, MUSE n’est pas Dreamweaver, MUSE n’est pas flash ni un powerpoint du web, j’ai été assez surpris de l’aisance avec laquelle on fait des choses simples et rapidement. MUSE n’est pas non plus un développeur-killer car il ne peut pas atteindre des prouesses en code. D’ailleurs, côté code, j’ai regardé ce qui avait été produit, et même si j’ai trouvé ça un peu bizarre, je n’ai rien vu de très « sale » côté code. Après, je ne suis pas un expert, je pense que certains y verront des horreurs mais bon, on le rappelle, MUSE n’est pas fait pour les développeurs (ou sinon les sacrés flemmards :-p)
Les liens :