
Hey !
Souvent, je vous présente des typographies, des typographes, des projets utilisant la typographie comme élément principal… mais souvent ces projets sont américains, anglais, allemands… parfois français aussi. Et pourtant, la scène française de la typographie n’est pas en reste, je la (re)-découvre grâce à mon ami Frank Adebiaye qui a réalisé une liste intitulée « Fonderies, créateurs de caractères, développeurs de fontes, LaTeXniciens et typonomes de la scène typographique française ».

Au programme de cet annuaire :
- les fonderies avec notamment JB Foundry, le BAT, JC Fonts, Long Type, Typofonderie ou encore VTF…
- les créateurs de caractères français avec des gens comme Frank Adebiaye, Marie Antoine, Philippe Apeloig, Elsa Audouin, Raphael Bastide, Valérie de Berardinis, Mathieu Mermillon, Nicolas Millot, etc.
- Les ateliers, studios graphiques, agences ou autres structures créant des caractères typographiques avec par exemple : Cart Blanche, Flyingpou7, Les Graphiquants, ZeCraf, Laaaarge, etc.
- Les développeurs de fontes avec Mathieu Réguer, Thomas L’Excellent, Jean-Baptiste Levée, Malou Verlomme, etc.
- Les laTeXniciens (des compositeurs typographes qui maîtrisent le logiciel LaTeX.) comme Jacques André, Emmanuel Beffara, Sébastien Mengin, etc.
- Les typonomes, ces chercheurs en typographie s’intéressant spécifiquement aux licences de caractères typographiques numériques.
- Les typographes à l’ancienne, comme l’Atelier des Arquebusiers, Michael Caine, Zone Opaque, etc.
- Les orthotypographes comme Jean-Pierre Lacroux et Jean Méron
- Les poètes-typographes comme Thierry Bouche, Joël Olivier, Pierre Reverdy, etc.
- Les comptables-typographes comme Frank Adebiaye ou Gia Tran
- Les correcteurs, comme Dominique Froelich, Marie-Hélène Massardier, Gilles Toublanc, etc.
- Les associations typographiques comme Graphê, le Syndicat des correcteurs ou encore les Rencontres internationales de Lure
Bref, un annuaire impressionnant et (que Frank tiendra, je l’espère à jour
), à retrouver sur cette page !

Hop hop, c’est typo aujourd’hui avec le Bemio, est un caractère sans serif ultra bold avec beaucoup de richesse. Très simple et très élégant, il comble le fossé entre un Megalopolis parfois un peu « ampoulé » (* délire de graphiste *
) et un Helvetica black parfois un peu austère. Avec plus de 1000 glyphes le Bemio, dessiné par Joe Prince s’avèrera être un caractère polyvalent

À noter que Joe Prince est un graphiste spécialisé dans les logos, la typographie et qui se considère encore comme un artisan du design. Il dessine tout à la main et puise son inspiration dans la géométrie moderne et les formes simples.
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Un peu de typographie, ça n’est jamais de trop, notamment avec ce caractère passionnant qu’est Poly. Dessiné par José Nicolás Silva Schwarzenberg, pour son projet de diplôme de l’Université de Buenos Aires. Poly a été initialement conçu pour les langues agglutinantes, comprenez, qui regroupe des morphèmes ou des syllabes qui sont groupées en mots. Spécifique à l’Amérique du Sud et plus précisément à la langue indigène Wayuunaiki, cette typographie est donc basée sur cette fonction précise… Elle pourra cependant servir pour vos textes courants à en voir les images ci-dessous

Dans les choses à savoir également sur Poly, c’est qu’avec ses ascendantes assez courtes et une très petite hauteur d’x, Poly sera vraiment lisible dans les petites tailles de caractère. Pour conclure sur une petite note positive, Poly a été sélectionné pour le second Sommet ibéro-américain de design et a été intégré dans le catalogue de polices de Google Fonts.
> télécharger Poly sur Google Web Fonts
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On continue notre belle matinée avec le travail du cinéaste Danny Cooke. Ce talentueux personnage vient de sortir un documentaire magnifiquement tourné sur l’art de la typographie. Intitulé « Upside Down, Left To Right », ce film nous donne un regard intérieur sur l’un des rares ateliers d’impression à caractères mobiles du Royaume-Uni et plus précisément à l’Université de Plymouth.
Danny Cooke nous explique pourquoi il a réalisé ce documentaire :
« Je me suis assis en dehors de l’atelier typographique sur le campus de l’Université de Plymouth, en mangeant un sandwich et je regardais par la fenêtre intrigué par le processus typographique, un processus délicat qui semblait être tout droit sorti d’un film. ». Et à lui de rajouter : « Dans le passé, j’ai fait des documentaires sur un souffleur de verre traditionnel. J’ai pensé que ces processus « désuets » pouvaient faire un thème intéressant. J’apprécie filmer le savoir-faire de ces métiers à des fins historiques. »
De magnifiques images donc, loin de l’époque numérique d’inDesign, d’Illustrator et du caractère vectoriel.
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