Design & graphisme par Geoffrey Dorne – 2016-02-02T09:35:16Z http://graphism.fr/feed/atom/ Geoffrey Dorne http://graphism.fr <![CDATA[Phallaeina, le renouveau de la bande dessinée numérique]]> http://graphism.fr/?p=619676030 2016-02-02T09:35:16Z 2016-02-02T09:35:16Z Même si j’ai dû m’y reprendre à trois fois pour écrire son nom, Phallaeina m’aura occupé une petite partie de mon week-end, chose rare… et je voulais alors vous en parler. En effet, depuis toujours, je lis des bandes-dessinées. À l’époque tout y passait : Spirou et Fantasio, Lucky Luke, Boule et Bill, Gaston Lagaffe, Ric […]

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Même si j’ai dû m’y reprendre à trois fois pour écrire son nom, Phallaeina m’aura occupé une petite partie de mon week-end, chose rare… et je voulais alors vous en parler. En effet, depuis toujours, je lis des bandes-dessinées. À l’époque tout y passait : Spirou et Fantasio, Lucky Luke, Boule et BillGaston Lagaffe, Ric Hochet, tous les ouvrages de Moebius, de Bilal et de Druillet, les Petits Hommes, puis petit à petit Thorgal, XIII, Aldébaran, Léonard, Marsupilami… j’en passe énormément. Puis plus tard les mangas bien évidemment, avec Gunnm, Apple Seed, Akira, Dragon Ball, Blam!, Nausicaa de la Vallée du Vent, etc. pour ensuite découvrir tous les ouvrages de l’Association sur lesquels je suis resté des années (dont notamment les lectures de Marjane Satrapi qui m’auront accompagnées pendant plusieurs années). La liste est tellement incomplète, malgré tout, je ne peux pas tout recenser ici.

C’est un peu plus tard, avec Graphism.fr, que j’ai commencé à découvrir et répertorier les nouvelles expériences réalisées entre numérique et bande-dessinée. Des bandes dessinées web qui se scrollent, des générateurs de bande dessinées, les auteurs-blog de BD que j’adore, de la BD sur les crocodiles et le harcèlement, des résumés de TED en BD, Google aussi qui se met à la BD, des BD pour de grandes causes, la BD en pièce de théâtre, sans oublier l’arrivée et l’utilisation des nouveaux outils de la BD et les émissions télé et web dédiées à la bande dessinée. J’ai également essayé de lire de la BD sur iPad, les Comics offrant un bien meilleur confort de lecture.

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Et c’est ce week-end, par le hasard des réseaux que j’ai installé Phallaeina, une bande dessinée (gratuite) réalisée par Marietta Ren. Diplômée de l’école des Gobelins en tant que conceptrice et réalisatrice de films d’animation, sa carrière professionnelle commence principalement par du character design sur plusieurs séries, mais aussi de l’animation et du storyboard. En parallèle, Marietta collabore à des expositions collectives d’illustrations chez Artludik. Elle a notamment publié son premier livre intitulé Je suis deux, en collaboration avec Eugény Couture à l’écriture.

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C’est en ouvrant l’application / bande dessinée pour la première fois que j’ai compris que cela me plairait. L’ambiance sonore, les effets de parallaxe, le dessin simple et fluide, le rythme et le geste simple qui consiste à slider délicatement vers la gauche… sans parler du menu très discret. Tout s’est bien déroulé, l’histoire et son expérience m’auront vraiment séduit.

L’histoire

Phallaina raconte l’histoire d’Audrey, une jeune fille qui souffre de crises hallucinatoires au cours desquelles elle voit des baleines. En lui faisant passer des examens, un neurologue décèle chez elle un physeter, une structure anomalique qui permet à ses porteurs de rester longtemps en apnée. 
Phallaina est le récit intime d’une transformation personnelle, mêlant sciences cognitives et mythologie.

Quelques extraits de Phallaeina

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Le teaser de Phallaeina en vidéo

Evidemment, je vous invite à télécharger cette expérience de lecture sur iPhone ou Android. J’en profite aussi pour saluer le travail de Small Bang (coucou Pierre!) qui signe encore un contenu d’une immense qualité. Ce sont eux également qui se cachent derrière l’émission dessinée, Morphosis, ou encore l’Open Bidouille Camp.

Au fond de moi, je rêve d’avoir un catalogue de BD de cette qualité dans mon téléphone. Je vois tout à fait bon nombre d’auteurs qui seraient capable de produire de longues BD ainsi réalisées et découpées. Cela change bien évidemment le paradigme de la « case » en BD mais aussi de la notion de page ou de césure graphique et la bande dessinée a totalement le droit de s’affranchir de ces codes… peut-être en a-t-elle aussi besoin pour se renouveler encore ?Ces articles peuvent aussi vous intéresser:

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Geoffrey Dorne http://graphism.fr <![CDATA[Dans les coulisses de Refugeye]]> http://graphism.fr/?p=619676011 2016-01-29T07:32:48Z 2016-01-29T07:32:48Z La semaine dernière, j’ai fait la bêtise de vous promettre de vous raconter un peu les coulisses Refugeye, l’application que j’ai conçue pour les réfugiés. Évidemment, quand je promets, je tâche toujours de m’y tenir et voici donc le déroulé de ce projet dont j’ai quelque peu parlé sur Internet, notamment avec le compte twitter de […]

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La semaine dernière, j’ai fait la bêtise de vous promettre de vous raconter un peu les coulisses Refugeye, l’application que j’ai conçue pour les réfugiés. Évidemment, quand je promets, je tâche toujours de m’y tenir et voici donc le déroulé de ce projet dont j’ai quelque peu parlé sur Internet, notamment avec le compte twitter de DesignAndHuman, mon atelier de design. Pourquoi vous raconter cela ? Tout d’abord, Refugeye ne s’adresse pas aux designers, pas à mes parents ni mes amis (quoique), mais s’adresse aux personnes réfugiées, associations, ONG, administrations et autres structures qui interagissent avec les réfugiés. Ensuite, le projet n’est pas né au moment où les médias ont commencé à beaucoup communiquer sur le sujet, cela a commencé en janvier 2015. Enfin, si je vous présente un peu les coulisses, c’est peut-être pour vous dire aussi que chacun peut réaliser des projets de ce type en s’accrochant très fort et en y croyant.

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Avant de me lancer dans la conception de Refugeye, j’ai d’abord rencontré Guillaume Capelle qui a co-fondé Singa, une association pour les réfugiés, je suis ensuite intervenu sur le hackathon « Réfugiés Connectés » organisé par MakeSense et Singa, à l’Archipel. Cela a été l’occasion pour moi de discuter avec des réfugiés, de rencontrer des membres d’associations et d’institutions et notamment du HCR, le Haut Commissariat aux Réfugiés. Quelques mois plus tard, avec trois camarades designers, Darja, Chiara et Jérémie, j’ai suivi un MOOC sur le « Human Centred Design » par IDEO, et nous avons travaillés tous ensemble sur la problématique des réfugiés. Cela occupait donc régulièrement mon esprit et j’ai compris que j’avais envie de continuer à réfléchir en ce sens. Pendant la durée de ce MOOC, j’ai pu prendre le temps d’interviewer des gens passionnants (un chargé de recherche spécialisé sur les réfugiés, une employée du UNHCR au Canada et bien d’autres profils). C’est grâce à tous ces échanges que j’ai compris que le dialogue et l’échange au travers de la communication était un point primordial pour les réfugiés qui arrivent dans un pays dont ils ne maîtrisent pas la langue.

Une fois toutes ces observations faites, je me suis mis en tête de créer cette application qui viendrait faciliter l’échange entre deux personnes qui ne parlent pas la même langue, qui ont du mal à se comprendre et qui pourtant on un besoin vital de communiquer. J’ai tout d’abord regardé ce qui existait pour les réfugiés. Il s’agissait parfois de lexique papier, parfois de lexiques numériques, des outils de traduction aussi. Mais je ne trouvais rien qui pouvait se passer réellement de mots. Je me suis dit que le dessin était une bonne façon d’échanger, parfois de rire même, de se comprendre. Puis, sachant évidemment que tout le monde n’a pas le dessin aisé, j’ai réalisé qu’une librairie de pictogrammes ferait un bon équilibre avec le dessin. C’est comme ça qu’est né l’idée. À partir de là, j’ai rapidement fait quelques croquis, puis des maquettes sur mon ordinateur. J’ai ensuite échangé avec un ami développeur, Clément Delmas, avec qui on a réalisé un prototype web de Refugeye. Très vite j’ai compris qu’une application native mobile serait quelque chose par lequel il faudrait que je passe pour que Refugeye soit un outil à par entière. J’ai donc laissé un petit message sur Facebook et Twitter pour demander si une entreprise pourrait travailler avec moi sur le projet – évidemment, pas de façon bénévole. Pendant cette recherche, j’en ai profité pour faire des tests utilisateurs de ma démo de Refugeye et commencer à évaluer les modifications, les améliorations. J’ai également demandé à différentes personnes du monde entier, si elles étaient intéressées par le projet, de traduire la liste des pictogrammes dans leur langue natale. Enfin, grâce à l’énergie de l’agence de développement et un petit budget de trois mille trois cent euros plus tard, mon application était née sur Android !

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Dans l’idée initiale, je souhaitais aussi que Refugeye soit OpenSource. J’ai donc placé l’intégralité du travail en licence GPL GNU ce qui fut rapidement chose faite. Quelques jours plus tard naissait le site Internet de Refugeye : Refugeye.com (merci Matthieu pour la programmation!) et déjà quelques dizaines d’utilisateurs possédaient l’application. Fin décembre je présentais Refugeye à la Cité des Sciences devant des réfugiés syriens qui utilisent maintenant l’application et qui m’ont fait de précieux retours. Enfin, il y a quelques jours je présentais Refugeye à Bibliothèque Sans Frontières me donnait des idées pour imaginer la suite. Évidemment, j’aimerais poursuivre le travail sur cette application, en ajoutant plus de pictogrammes et de traductions, en la faisant développer également pour iOS (mais cela coûte encore un peu d’argent) en ajoutant certaines fonctionnalités, en corrigeant certains petites choses qui pourraient être meilleures. Enfin, j’ai très peu communiqué publiquement sur Refugeye car cela se joue surtout sur le terrain et par les réseaux des réfugiés, par le bouche à oreille aussi.

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Pour conclure, en vous écrivant cette histoire, je me dis que chacun, en se plongeant dans un domaine qui lui tient à cœur, et en ayant l’envie de construire, est en capacité de créer quelque chose. Refugeye est une toute petite chose mais c’est déjà ça. C’est « un pas de plus vers« . Il y a des milliers d’actions qui sont encore à faire pour les réfugiés, mais aussi pour beaucoup d’autres personnes. C’est difficile de choisir, on ne peut pas tout faire en même temps. Certains passeront toute leur vie à aider les réfugiés, les SDF, les enfants, les vieux… D’autres essayeront différentes formes d’aide par le don, par la création, par l’action sur le terrain, etc. d’autres encore essayeront d’écrire, de partager, de réfléchir, de motiver les autres. Chacun fait un peu comme il peut et à sa façon. Je me dis qu’avec mes moyens limités de designer et d’humain, j’essaye aussi de faire des petits pas vers un « meilleur » dont je rêve. On rêve tous d’un « meilleur », à créer à sa façon, tout seul ou ensemble et très souvent avec les moyens du bord… Mais dans tous les cas… construisons !Ces articles peuvent aussi vous intéresser:

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Geoffrey Dorne http://graphism.fr <![CDATA[Vos 6 raisons de ne pas travailler gratuitement !]]> http://graphism.fr/?p=619675995 2016-01-27T10:06:34Z 2016-01-27T10:06:34Z « Bonjour, pourriez-vous me faire un logo gratuitement ? » Ou un site gratuitement ? Ou une affiche gratuitement ? Ou le design d’une appli gratuitement ? Ou un dessin gratuitement ? Si vous travaillez dans un métier considéré comme créatif, vous avez sûrement dû vous retrouver dans la situation où vous devez justifier de votre prix. Je […]

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« Bonjour, pourriez-vous me faire un logo gratuitement ? » Ou un site gratuitement ? Ou une affiche gratuitement ? Ou le design d’une appli gratuitement ? Ou un dessin gratuitement ? Si vous travaillez dans un métier considéré comme créatif, vous avez sûrement dû vous retrouver dans la situation où vous devez justifier de votre prix. Je ne reviendrai pas sur les raisons de la croyance sur « pourquoi les métiers dits créatifs sont plus enclins que les autres à être interrogés sur leurs tarifs », car il est très régulièrement abordé. Je regrette cependant la posture d’artistes incompris que prennent parfois certains « Calimero » alors qu’il faut surtout mettre en place de la pédagogie, de la compréhension, du dialogue et des explications à ce sujet.

D’un autre côté, certains designers « donnent » leur travail (j’en fais partie), mais pas à ceux qui auraient l’argent pour l’acheter. C’est une posture intéressante. D’autres encore choisissent de travailler de temps en temps bénévolement car le projet leur plait, parce que le projet les touchent. J’ai souvenir d’un ami qui m’expliquait que lorsqu’il donnait un coup de main avec son métier de designer, il passait une sorte de pacte / contrat afin de délivrer une création unique sur laquelle il ne ferait absolument aucune retouche. Sa création était alors à prendre ou à laisser.

Evidemment, il y a bon nombre de façons de justifier d’un prix même si certaines peuvent sembler arbitraire :

  • votre niveau d’étude pour en arriver là
  • vos années d’expériences
  • vos connaissances techniques
  • votre culture
  • votre notoriété
  • vos références clients
  • votre talent
  • l’argent que vous rapportez à l’entreprise grâce à votre travail
  • etc.

Mais récemment, j’ai découvert Lily Williams, une jeune artiste qui travaille chez Sony Pictures Animation et elle a eu l’idée de créer un petit coupon à donner aux gens qui réclament votre travail gratuitement. Dans ce coupon vierge, il vous suffit d’inscrire pourquoi, tout simplement, vous ne travaillez pas gratuitement. Ainsi, en cumulant tous ces coupons, cela serait une façon de récolter les milliers de raisons de ne pas travailler gratuitement mais aussi de mettre noir sur blanc vos propres raisons et ainsi, d’aiguiser vos arguments sans les répéter inlassablement.

Le coupon à imprimer

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(télécharger en grand format)

Les coupons illustrés

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Ma version 😉

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Et vous, votre version ? Quels sont les arguments pour ne pas travailler gratuitement ? Et à l’inverse, quand vous faites « don » de votre travail, pour quelles raisons le faites-vous ? Quel « pacte » créez-vous entre les gens pour qui vous créez et votre création ?Ces articles peuvent aussi vous intéresser:

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Geoffrey Dorne http://graphism.fr <![CDATA[Comment gérer le lien entre design et esthétique ?]]> http://graphism.fr/?p=619675989 2016-01-26T10:37:07Z 2016-01-26T10:37:07Z Qu’est-ce que le l’esthétique ? Je n’ai, dans cet article, pas l’ambition de trouver une définition raisonnable ,pour cela je vous invite à vous plonger du côté de Hegel, Rancière, Rousseau, Diderot ou même Kant sur la faculté de juger esthétique. Mais pourtant, dans le métier de designer, l’esthétique a un rôle à jouer. Pendant mes […]

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Qu’est-ce que le l’esthétique ? Je n’ai, dans cet article, pas l’ambition de trouver une définition raisonnable ,pour cela je vous invite à vous plonger du côté de Hegel, Rancière, Rousseau, Diderot ou même Kant sur la faculté de juger esthétique. Mais pourtant, dans le métier de designer, l’esthétique a un rôle à jouer. Pendant mes études aux Arts Décoratifs (le nom de l’école reflète à lui-même le vaste sujet abordé par l’esthétique & le design), j’ai appris la peinture, le dessin, la perspective et bien d’autres outils sur la recherche de la forme juste, de l’équilibre aussi parfois. Puis, ensuite, cela s’est traduit par la gestion du blanc, du silence dans une page ou une affiche, par le rythme visuel dans la création numérique, les exemples sont nombreux etc. Petit à petit j’ai compris aussi qu’un travail uniquement esthétique ne serait pas suffisant pour moi (et surtout pas rassurant) et qu’il fallait que j’engage mon travail vers un travail basé sur un fond, un sujet, et la façon dont traiter ce sujet. De là, par magie, j’ai cru que si je choisissais le bon processus technique de création, la bonne méthodologie de conception, la forme naîtrait par elle-même, elle serait devenue une évidence. Cela n’a évidemment jamais été aussi simple que ça 😉

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La réponse que j’ai trouvé à cet enjeu du design se trouve dans un équilibre entre : la mise en avant des choix et solutions (interactives, techniques, graphiques, etc.) – ces choix étant basés sur un travail d’observation et de connaissance des utilisateurs / usagers / humains – et l’utilisation des éléments historiques, culturels, contemporains aussi parfois, du sujet sur lequel je travail. Par exemple, sur le travail d’une identité visuelle, qui pourrait être un travail uniquement basé sur la forme, je recherche d’abord l’univers visuel des gens qui seront touchés par cette identité visuelle, je cherche leur paysage visuel (qualitatif comme souvent très pauvre voir terriblement désastreux), j’essaye de me plonger dans leur culture, dans leurs habitudes, leurs attentes, etc. puis, je contrebalance cela avec l’histoire de la marque, sa technique, son passé, ce qu’elle projette de faire, l’imaginaire qu’elle souhaite développer, l’origine de son nom, etc. L’étape d’après étant la plus difficile : faire la synthèse de tout cela, grâce au design.

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J’applique cela également avec le travail de design numérique également, ou toutes les autres formes de design que j’entreprends aujourd’hui, jusqu’à mon tout récent projet Refugeye par exemple. Je ne connais pas forcément les méthodes de mes camarades designers (vous me direz cela dans les commentaires) mais j’imagine peut-être que cela se rapproche un peu de mon processus. Tout cela pour vous dire que c’est une façon que j’ai de traiter la question esthétique du design, puisque aujourd’hui c’est encore sur cet aspect que le design est observé, avec un œil souvent naïf, esthétique et sur son côté élitiste.

Pour enrichir cette réflexion, je vous invite à écouter le passionnant Pierre-Damien Huyghe (professeur à l’Université Paris-1 Panthéon-Sorbonne. Ses recherches portent sur la philosophie et l’esthétique, notamment les conditions d’ouverture des conduites artistiques à la technique et à l’industrie.) dont je lis actuellement l’ouvrage intitulé « À quoi tient le design ». Au travers de cet échange filmé par LePetitBanc, on se retrouve avec de la matière à penser.

Vers une définition de l’esthétique

Une révélation particulière

J’en profite également pour vous dire que cette réflexion est ouverte, mes processus de conception évoluant aussi au fil des projets. Je ne manquerai pas de poursuivre cette réflexion et vous en faire part. De votre côté, je serais curieux de connaître aussi votre approche face à la question esthétique dans le design. Certains choisissent une couleur parce qu’ils l’aiment, d’autres la choisiront parce qu’elle est cohérente avec le sujet qu’ils abordent. Certains feront un logo en lettering parce qu’ils ont un coup de main et une élégance stylistique naturelle, d’autres iront piocher dans l’histoire du sujet à formaliser sous forme de logo pour trouver la typographie qui date de la même époque ou qui fait référence à telle ou telle culture. Vaste sujet.

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Geoffrey Dorne http://graphism.fr <![CDATA[Quel avenir pour le web gouvernemental ?]]> http://graphism.fr/?p=619675974 2016-01-22T07:25:31Z 2016-01-22T07:25:31Z En France, nous, citoyens, sommes parfois confrontés aux sites Internet du Gouvernement. Que ce soit pour payer ses amendes, ses impôts, pour être remboursé sur Ameli.fr pour déclarer un changement de situation, faire une demande d’aide au logement, etc. Et vous l’aurez remarqué, chaque site possède plus ou moins sa propre interface, sa propre identité visuelle, sa propre […]

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En France, nous, citoyens, sommes parfois confrontés aux sites Internet du Gouvernement. Que ce soit pour payer ses amendes, ses impôts, pour être remboursé sur Ameli.fr pour déclarer un changement de situation, faire une demande d’aide au logement, etc. Et vous l’aurez remarqué, chaque site possède plus ou moins sa propre interface, sa propre identité visuelle, sa propre expérience numérique… pour le meilleur et souvent pour le pire ! Et pourtant, je suis toujours étonné de voir à quel point il est efficace de payer ses impôts en ligne. Mais alors, que fait le Gouvernement pour rendre son web meilleur ? Plus humain ? Plus pratique ? Plus accessible ? Plus charté ? Plus simple ?

L’an dernier, j’ai pu découvrir le projet « France Connect » grâce à l’équipe qui le développe. L’idée est bonne, il s’agit d’un service web qui permet aux internautes de s’identifier et s’authentifier sur les différents sites du Gouvernement (mais pas que!) par l’intermédiaire de tous les fournisseurs d’identité du Gouvernement. Par exemple, il serait possible de se connecter sur Ameli.fr avec ses identifiants des impôts ou sur le site des impôts à partir du site d’une administration. Pratique donc. Sauf qu’en pratique, la démo qui m’avait été présentée impliquait que tous les sites qui servent « d’identifiants » soient responsives et adaptés au login dans une petite fenêtre. Bref, cela impliquait un retravail de tous les sites. Chose qui n’est pas totalement impossible avec de la bonne volonté 😉 Pendant ce temps, le Gouvernement britannique possède toute une équipe de design qui travaille sur les problématiques qu’il rencontre, le Gouvernement américain possède lui aussi ses standards en matière de web et d’autres pays y travaillent activement.

La France n’est évidemment pas en reste. Dans le cadre d’une décision prise en CIMAP le 18 décembre 2013, le Service d’information du Gouvernement (le fameux SIG) a été mandaté pour piloter un chantier visant la réorganisation de la toile gouvernementale afin d’en améliorer l’efficacité, la lisibilité et l’accessibilité par les internautes, tout en optimisant les moyens humains et financiers de l’État. Afin d’amorcer ce chanter complexe, le SIG a engagé une réflexion commune avec des acteurs du numérique français et des professionnels de la communication gouvernementale afin de construire la vision stratégique du web gouvernemental de demain. Placé sous la bannière de #SimpleGouv, différents acteurs (des designers, des simples citoyens, des informaticiens, des personnes du gouvernement, d’autres types de profils) ont été réunis au Numa pour travailler ensemble. J’ai eu la chance avec Jean-Louis Fréchin de faire partie des quelques designers qui étaient sur place et ainsi d’apporter ma toute petite pierre à l’édifice et à la réflexion.

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Édifice dont la première synthèse est livrée ci-dessous.

Le projet de réorganisation de la toile gouvernementale


C’est évidemment un premier pas vers un meilleur web Gouvernemental. J’y ai surtout vu des gens de terrain, qu’ils soient experts ou utilisateurs, en tous les cas, personne n’a réellement parlé de politique mais plutôt d’usage, d’accessibilité, d’information, de patrimoine aussi parfois. Maintenant, je croise les doigts sur la suite. Sur le fait que ce projet ne s’arrête pas si l’on change de Gouvernement (coucou Mission Design), que ce projet puisse connaître des tests utilisateurs à grande échelle ou encore que les idées de ceux qui construisent le web puissent nourrir et faire vivre ce projet. Enfin, je suis assez confiant (ou bête) pour croire que le cap de ce projet restera bien fixé sur les besoins des citoyens-utilisateurs et sur l’accompagnement maximum qui pourra leur être fait.

Et surtout, restons loin des OS français ou des claviers « à la française » qui me laissent plus que septique.

Enfin, si vous voulez en savoir plus, le site Faire-Simple.gouv.fr a été mis en place. Chacun peut faire parvenir ses remarques et suggestions en proposant son regard extérieur et son expertise auprès de la courageuse équipe-projet SIG #SimpleGouv.Ces articles peuvent aussi vous intéresser:

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