Graphisme & interactivité  par Geoffrey Dorne

Pourquoi le crowdsourcing TUE le design ?

vignette Pourquoi le crowdsourcing TUE le design ?

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Je peste très souvent contre le crowdsourcing et les sites qui proposent à 200 « graphistes » de répondre à des appels à projet dans le but de créer le logo d’un magasin de chaussures et de gagner 200€ pour celui qui aura remporté la faveur du client. Bref, pendant mes vacances, Jessica, lectrice de Graphism.fr m’a envoyé cette vidéo qui présente le côté spéculatif de notre métier : l’exploitation de milliers de talents au profit d’une entreprise via des concours, des compétitions, du crowdsourcing.

L’idée de cette vidéo est de la diffuser aux jeunes étudiants, aux jeunes créatifs mais aussi aux professionnels qui ne connaissent pas vraiment les dérives de ce genre de processus et surtout les conséquences que cela peut engendrer sur la profession en général.

La vidéo :

0 Pourquoi le crowdsourcing TUE le design ?

Bref, je partage l’avis de Jessica sur le fait que si les créatifs continuent à s’engager dans cette voie c’est tout le métier qui en pâtira à coup de « loterie » pour avoir une chance d’être payé pour son travail. Amen ! icon wink Pourquoi le crowdsourcing TUE le design ?

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18 personnes ont laissé un commentaire... et vous ?

  1. sy!

    20 août 2012 à 14 h 04 min

    Mais… mais… les graphistes ont une âmes ? Ils seraient donc humains finalement !

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  2. Marie

    20 août 2012 à 14 h 05 min

    Hello ! Merci pour le partage de la vidéo :)
    Juste une petite suggestion, comme ça : je suis au boulot, j’ai vu ton article mais je ne peux pas regarder la vidéo, et je vais oublier de le faire ce soir à coup sûr, même en l’ajoutant à Readability ou application du genre.

    Quand le temps te le permet (l’effort est conséquent), ça serait une bonne idée de prendre 1 capture ou 2, voire un petit transcript des idées marquantes, ça serait pratique pour se donner une idée sans avoir à regarder la vidéo immédiatement !

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  3. Olivier

    20 août 2012 à 14 h 18 min

    Ça fait un petit moment que cette vidéo tourne sur Twitter, et malheureusement je pense que beaucoup pratique le crowdsourcing en sachant que ce n’est pas une bonne chose à faire.

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  4. ergopétillant

    20 août 2012 à 14 h 21 min

    N’étant pas designers, mais travaillant souvent avec je comprends très bien cette problématique. Mais de ce que je peux voir il est difficile de faire comprendre ça aux décideurs.

    Cette vidéo peut être plus significative que des paroles. Je vais partager ça tout de suite.

    Merci pour la news :D

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  5. Delapouite

    20 août 2012 à 14 h 24 min

    @sy! : ne generalise pas trop. Ton observation ne s’applique pas aux graphistes roux.

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  6. Julien

    20 août 2012 à 14 h 34 min

    Partagé sur le groupe officiel et officieux de mon école ;)

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  7. B#

    20 août 2012 à 15 h 04 min

    Hello.
    Je rappelle au passage que l’AFD se bat depuis toujours contre ces pratiques…

    Quelques billets sur le site dont entre autre :
    http://www.alliance-francaise-des-designers.org/blog/2008/04/03/Crowdsourcing-et-professionnels-discounts-ou-de-l-interet-d-adherer-a-l-AFD.html

    Et plus récemment un coup de gueule contre un de nos plus éminent designer pourtant :(
    http://www.alliance-francaise-des-designers.org/blog/2012/02/03/apres-le-crowdsourcing-voici-le-starsourcing.html

    Le pire c’est que certains sites de crowdsourcing ont eu l’appui de grands medias français…
    Comme ce dernier en date :
    http://www.louerunetudiant.com
    :(

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  8. Mélissandre_L

    20 août 2012 à 15 h 49 min

    C’est déjà le cas pour l’écriture, je connais certaines maisons qui proposent des recueils de nouvelles collectives pour lesquelles l’auteur est (s’il est retenu pour publication) rémunéré 80 euros, et basta. Aucun droit d’auteur, rien. Coût de production du bouquin 800 euros et ce sont assez souvent des best-sellers.

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  9. Pierre

    20 août 2012 à 16 h 39 min

    En tant que designer, je suis persuadé qu’il y a plusieurs formes de crowdsourcing.
    Celle évoquée dans cette vidéo en est bien évidemment la partie obscure et nuisible.

    Par contre, là où je trouve que cela peut avoir sa place, c’est lorsque ce sont les utilisateurs du produit / service existant ou environnant qui témoignent et font part de leurs attentes.
    Il va de soi que ces données sont le plus souvent récoltées par des cabinets d’études, mais aussi par des designers dans leur phase d’observation, voire sur des plateformes de co-création. Ces données sont précieuses dans la conception (design), pour créer l’innovation à partir de comportements observés ou de manques de l’existant. Je pense donc que c’est au designer de s’appuyer sur le crowdsourcing (et non l’inverse), pour marquer le décalage et surprendre l’utilisateur, en le considérant comme un allié, pour convaincre les commanditaires du potentiel du concept.

    Enfin, je suis entièrement d’accord sur le fait que le commanditaire n’a pas à discuter, ni à exploiter gratuitement les concepteurs au même titre que n’importe quel corps de métier.
    Le triptyque commanditaire/designer/utilisateur ne peut fonctionner que si le designer est à la fois un interprète et un créateur de valeur ajoutée, et surtout s’il est intégré très en amont du projet. C’est toute la difficulté de notre métier de bien le faire comprendre.

    Le problème vient à la fois de certains commanditaires qui méconnaissent la démarche de design (croyant que le designer enjolive quelque chose de pré-établi, n’ayant pas droit à l’erreur, sinon pas de rémunération), et de ceux qui se disent designer en copiant des projets sans y apporter de valeur ajoutée ou pire en bradant leur gagne-pain pour quelque raison que ce soit.

    Le crowdsourcing pour exploiter les concepteurs : non.
    Le crowdsourcing pour observer les usages / écouter les utilisateurs pour mieux les surprendre et en faire les meilleurs ambassadeurs du concept : oui.

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  10. Guillaume

    20 août 2012 à 23 h 37 min

    @B#: Hop hop hop, LouerUnEtudiant.com n’est pas du tout comparable aux sites de crowdsourcing dont vous parlez : chez nous, il n’y a AUCUN travail de fait avant que l’entreprise ait choisi son étudiant ET payé un acompte. L’étudiant n’a qu’à remplir un prix et, s’il le souhaite, une lettre de motivation.

    D’autre part, nous les étudiants ne sont pas payés au lance-pierre, le montant moyen d’une mission est de 800€ !!

    Je partage tout à fait votre avis sur le fait qu’il est indécent de faire travailler 200 personnes pour n’en payer qu’une. Alors svp ne mélangez pas ce qui n’a rien à voir : nous sommes, nous, très respectueux des étudiants qui sont ravis de gagner un peu d’argent ET de parfaire leur formation théorique qui manque malheureusement trop souvent de pratique.

    RépondreRépondre
  11. B#

    21 août 2012 à 8 h 01 min

    @Guillaume:
    Ah bon ?
    Je ne sais pas si nous avons la même définition du respect alors… :( :( :(

    Un peu de lecture (parmi d’autres qui pullulent sur la toile):
    http://forum.kob-one.com/debats-sur-les-dernieres-campagnes-pub-logos-produits-f110/la-mort-annoncee-des-freelances-t40823.html?sid=7d777e9fea9f659b32064f91d3e1f1bb
    (La Page 3 est très instructive …)
    http://forum.kob-one.com/post343985.html
    :(

    PS/ Guillaume semble être le chargé des publics relations :/
    http://www.kob-one.com/louerunetudiant/uid55064

    RépondreRépondre
  12. Delphine

    21 août 2012 à 10 h 01 min

    Je trouve cette vidéo très bien faite, je la partage tout de suite !

    RépondreRépondre
  13. Bagheera

    28 août 2012 à 11 h 42 min

    Je suis d’accord avec vous, quand on est débutant on pense à saisir toutes les opportunités de ce genre. J’en ai fais les frais il y a quelques années, on m’a demandé de faire plusieurs essais de logos pour de grosses organisations africaines dont l’Observatoire Anti-Corruption du Congo, c’est dire. Bref, je n’ai rien gagné du tout et compris qu’il s’agissait en fait d’un concours auquel j’avais contribué sans même m’y être inscrite. Concernant les sites d’appels d’offres, même chose : des rémunérations alléchantes et un système douteux qui vous harcèle au téléphone pour vous proposer des offres. Même une agence intérim ne contacte pas autant, normal : au final c’est vous qui payez pour travailler.

    RépondreRépondre
  14. B#

    28 août 2012 à 12 h 54 min

    Pour info.
    L’AFD a publié à ce propos un manifeste (co-signé avec l’AGI) « Dites NON aux idées gratuites » bien avant cette très pertinente vidéo …
    http://www.alliance-francaise-des-designers.org/dites-non-aux-idees-gratuites.html

    Il y a quelques temps déjà,nous avions demandé à son créateur Steve Newberry, l’autorisation de la publier sur notre site.
    Il a eu la gentillesse de nous informer qu’elle est désormais sous-titrée en français.
    Un grand merci à Steve donc ;)
    http://www.youtube.com/watch?v=gemQQ0-RSyQ&feature=share

    RépondreRépondre
  15. bruno

    1 février 2013 à 19 h 08 min

    Du point vue client, c’est très difficile de trouver des créatifs, au même titre qu’un bon artisan en général. Les bons sont débordés. Certains, parce qu’ils sont connus, pratiquent des prix prohibitifs, au même titre que les dépassements d’horaires. Bref difficile de choisir et d’estimer à l’avance un résultat qui reste très relatif (en fonction des goûts de chacun, de règles clairement définies au départ, ou non…).
    Un point positif pour ces concours, c’est de laisser sa chance au designer débutant et/ou inconnu mais qui a du talent. Côté client, il faut impérativement avoir un déontologie. Quand tu veux des résultats, en général tu paies.
    Voici mon expérience : dès le départ et dans un délai très court, on élimine beaucoup de « créatifs » dont ça n’est pas forcément le métier, un peu comme le bricoleur du dimanche qui créé un court circuit dans toute le maison parce qu’il a confondu le + et le -. Bref, on s’arrête très vite sur quelques propositions, on a le coup de coeur et on peaufine.
    Pourquoi, j’ai souscris à l’origine ? Pas pour le prix, mais dans l’urgence parce que le designer s’est désisté à la dernière minute.

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  16. Frédérique game

    9 avril 2013 à 14 h 28 min

    @bruno:

    Je partage le point de vue de tous mes confrères ci-dessus.
    Il est vital – pour garder bien en tête que notre métier est un MÉTIER ! que ce type de pratique cesse.

    Côté client, il suffit de bien chercher sur internet, moultes sites regorgent de portfolios et il suffit de contacter les graphistes DONT ON APPRÉCIE le travail, ainsi pas de surprises.
    Graphic-jobs, viadeo, linked in, etc… de la même manière qu’on ne prendrait pas n’importe quel décorateur pour son intérieur, le client doit également se poser les bonnes questions…

    Le client ne doit pas attendre, il doit aussi solliciter, chercher, c’est aussi sa part d’activité qui est en jeu.

    Bon courage, et pour ma part, boycott intégral :)

    RépondreRépondre
  17. cmsxpert

    14 avril 2013 à 21 h 03 min

    Bonjour, collègues, je suis content de voir enfin des mécontents de ce système qui pullule d’année en année.

    Demandez vous à 10 boulanger de vous faire une baguette pour en choisir et acheter qu’une??
    Ce genre de question remets les idées en place directement, si ce n’est pas le cas vous contribuez à la bêtise humaine qui fera sombrer le métier.

    En attendant , deisgners, créatifs, agissons postons en avant ces vidéos sur nos portfolios, sites webs de créa, cv etc, montrons clairement notre refus de cette braderie créative.Les entreprises viendront à nous tout naturellement parce-que nous protestons.
    Valorisons notre beau métier en nous défendant, il n’y a que comme ça que ça marchera!

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