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Hello 🙂

Les 19 et 20 septembre 2012, était organisé «Design Public Local », un évènement international dédié à l’innovation publique par le design. La thématique était la suivante : « Comment innover de façon radicale dans la culture de gestion de nos administrations et de nos collectivités, à l’heure de la réforme de l’Etat et de la nouvelle étape de la décentralisation ? »

En guise de restitution, je vous présente le document qui a été créé et mis en ligne afin de rapporter la richesse des idées échangées durant ces deux jours. La documentation créée par la centaine de participants qui ont pu échanger durant les deux journées d’ateliers a ainsi est partagée sous forme de verbatims, de notes, de tweets, de photos, de productions des ateliers…).

De là, ce sont 10 idées phares s’appuyant sur les exemples concrets qui sont présentées.

(voir le PDF)

Les dix idées :

  • 1/ Définir le design?
  • 2/ Faire confiance au piratage bienveillant
  • 3/ Libérer le potentiel des agents
  • 4/ Faire évoluer les parties prenantes
  • 5/ Passer du design marginal au réflexe usager
  • 6/ Promouvoir l’essai-erreur
  • 7/ Construire des espaces communs
  • 8/ Construire du tangible
  • 9/ Penser le cycle de vie des politiques publiques
  • 10/ Quel projet politique pour le design dans l’action publique?

J’en profite donc pour saluer l’initiative de Design Public Local, un des rares séminaires internationaux organisés sur le sujet.

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2 commentaires

  1. Ca vaut le coup de chapeau en effet ! Ayant eu la chance d’y participer, je peux témoigner que c’est toujours en vivant de tels événements (comme tout projet d’ailleurs) qu’on apprend le plus sur le sujet en question mais l’effort de restitution des grandes questions est bien appréciable. Ne serait-ce que pour voir une expression comme « piratage bienveillant » suivre la question de la sacro-sainte « définition du design »…

  2. Bonjour,
    « Design public local » a été un acte fondateur d’un réseau d’acteurs. Il appartient désormais à ces acteurs de le faire vivre. Merci à la 27ème Région d’avoir mis en place cette rampe d’accès.
    Reste un problème que les designers des politiques publiques abordent assez peu : celui de la construction d’un modèle de gestion capable de remettre à leur place les modèles fondés sur la théorie du choix rationnel (contrôle de gestion par exemple). C’est le grand échec des démarches DD qui surjouent actuellement les attitudes rationnelles (normes ISO, indicateurs chiffrés du bien être, reporting uniformisé et systématisé…). On retrouve d’ailleurs parmi les points identifiés dans le CR une partie des points clés « DD » énoncés en termes « design ». Le « piratage bienveillant » est un point de méthode propre au design public local. Pour le reste, c’est intéressant mais cela suffira t-il ?
    Si on veut que des formes de gestion plus centrées sur la pratique et l’intuition se développent au sein des administrations et viennent ainsi rééquilibrer les jugements en gestion alors les « designers publics » doivent rester attentifs aux débats de gestion (et non se mettre hors jeu). Les promoteurs du design de politiques publiques devraient sans doute être plus incisifs sur les effets délétères des modes de fonctionnement actuels trop centrés sur les méthodes et des outils orientés rationnel. C’est donc un chantier qui s’ouvre aux designers spécialistes des interactions. Comment le designer peut-il venir équiper l’agent exerçant un métier du flou ? http://www.octares.com/boutique_fiche.asp?IdProd=106 ou http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/rfsoc_0035-2969_1994_num_35_1_4301 En quoi peut-il aider à redonner à voir l’épaisseur de son travail ? C’est la question que pose F. Ginsbourger dans son article dans la revue Esprit de février 2013.
    Quels outils de gestion (par ex, quel tableau de bord ?) pourraient porter, équiper les agents en démarches faisant davantage appel aux connaissances pratiques et à l’intuition ?
    Pour le fonctionnaire, un point clé est de chercher à « imposer » la présence d’un designer dans la phase amont du projet au sein des cahiers des charges. Pas simple car cela est vu comme un coût pas un investissement (je suis preneur d’arguments). Soyons terre à terre : ça me coûte tant et ça me rapporte quoi (même pas combien) ? Sur cette question les designers devraient pouvoir répondre autre chose que « user-centered design » ou « workshop ».
    La théorie C-K (conception innovante) pourrait bien ouvrir des pistes sur ce modèle de gestion articulant démarche rationnelle et « pratico-intuitif ».
    Cordialement.


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