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Aujourd’hui je vous partage la thèse passionnante de Christine Bréandon. Dans son travail de recherche intitulé « approches esthétique, médiatique, et sémantique du design interactif », réalisé au sein de l’Université Sud Toulon Var, on y découvre le point d’échange entre le designer et l’utilisateur du design interactif. De même, le parcours de chacun des acteurs y est décrit et vient souligner l’hypothèse de Christine Bréandon selon laquelle l’interactivité du design génère une individualisation de sa consultation, perceptive, pragmatique, et culturelle.

Le plan

La thèse

Résumé

« L’interface graphique de l’application numérique, soumise à l’injonction du geste de l’utilisateur, prolonge le corps de celui-ci. Quel rapport s’établit entre l’image qui émerge et celui qui la convoque ? Que reste-t-il du message du concepteur construit par un métarécit singulier ? La diversité de chaque exploration favorise-t-elle une interprétation individuelle ? Notre problématique porte sur la tension du concept de design entre sa stratégie de communication et la contingence de son émergence liée au métarécit de l’utilisateur en liberté surveillée. Pour répondre à ces interrogations, nous émettons l’hypothèse que l’interactivité génère un récit individualisé. Nous guidons notre analyse selon trois axes, celui du design tout d’abord, ensuite celui de l’individualisation, qui souligne la dimension sensible qu’apporte l’interactivité du design au moyen d’une délégation d’énonciation envers l’utilisateur, et enfin celui du récit, qui organise le lien narratif entre le message iconique et l’utilisateur. Trois variables sont retenues (esthétique, médiatique, sémantique) et croisées afin de parvenir à circonscrire la notion de design interactif. Notre recherche pratique s’appuie sur l’analyse du site web Communicate de la webagency londonienne Hi-ReS!. Cette étude de cas rend compte des intentions du concepteur et permet d’évaluer la tension entre le message polysémique émis et le message monosémique reçu. Une expérimentation d’oculométrie a été mise en place afin d’évaluer la portée de l’interactivité sur l’attitude et le ressenti des utilisateurs. Nous avançons alors la figure métaphorique du « [email protected] » afin de modéliser le design interactif comme un corps malléable individualisé, système négocié entre la stratégie de communication du designer et la production singulière de l’utilisateur. »

Si les thèses sur le design sont encore rares, j’apprécie énormément faire l’effort de les lire. Car oui, on ne se le cache pas, c’est un effort que de se plonger dans de tels ouvrages, très longs, jamais très faciles à lire et malgré tout avec une masse intellectuelle qui donne des idées, du recul et qui rejoint parfois de nombreuses idées émergentes.

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