Je travaille avec mon frêre et mon père, car ils ont souvent besoin d’un graphiste.. Alors… la question qui se pose est “comment bien travailler en famille ?” En cherchant bien, j’ai trouvé la solution grâce à Samuel de Lablogatoire qui nous fait part de son expérience :

Est-ce une bonne idée de bâtir une entreprise autour de ce lien viscéral qui unit une famille? Gérer une entreprise est complexe. On doit souvent prendre des décisions au flair, se basant sur des informations incomplètes. Quand on ajoute une couche de sentiments à cette prise de décision, on ajoute une complexité certaine. C’est presque un stéréotype d’entendre qu’il ne faut pas mélanger affaires et famille. Pourtant, de nombreuses entreprises en santé ont pour cellule souche une famille. L’entreprise profite alors du lien de confiance, du sentiment d’appartenance et de la complicité entre les dirigeants. Ce système est performant mais risque l’instabilité.

 

Avez-vous vraiment besoin ou envie de travailler ensemble?
      Les entreprises familiales ont été dans ma famille une grande source de joie… et de conflits. En grandissant, j’ai toujours eu le choix évident de m’impliquer dans des projets familiaux déjà bien en marche. Il faut à mon avis éviter de prendre ce choix par défaut si on est inconfortable avec. Il n’y a rien de pire pour un esprit libre et entrepreneurial que de se sentir pris dans un cul-de-sac. Devant la difficulté de travailler avec mes proches il y a quelques années, j’ai fait un détour pour faire mes preuves et construire ma confiance ailleurs, notamment à l’école et en voyages. Aujourd’hui, je suis de nouveau impliqué dans les projets familiaux. Non seulement j’y suis de plein gré, mais je peux apporter des aspects constructifs distinctifs que je n’aurais jamais apportés en étant toujours resté dans l’entreprise. Pour que la dynamique soit intéressante, il faut que les différents membres de la famille puissent apporter différentes expertises et façons de régler des problèmes. Bref, il faut être là librement et avoir les coudées franches.

Faites comme si vous étiez des étrangers.
      Ce qu’il y a de plus paradoxal dans les relations humaines, c’est que plus on aime quelqu’un, plus on s’en permet. En affaires avec nos proches, on est parfois moins rigoureux, moins polis qu’avec de purs étrangers. Trouvez l’erreur.

Respectez le pouvoir des mots.
      Dans le même ordre d’idée que la précédente, il faut faire attention à ce qu’on dit. Un même message, transmis d’une façon, peut blesser un allié et altérer le climat de façon négative et durable. Parfois, on finit par se calmer mais ces mots reviennent résonner dans notre tête et nous faire resserrer les dents. Dans des situations stressantes où tout le monde est à fleur de peau, il faut peser ses mots.

Qui fait quoi?
      Une des plus grandes sources de conflits dans l’entreprise familiale vient du fait que l’autorité est partagée entre plusieurs personnes. Ceci est d’ailleurs très désagréable pour les employés de l’entreprise, qui se retrouvent entre l’arbre et l’écorce. Ces zones d’incertitudes provoquent des frictions entre les dirigeants qui tirent chacun de leur côté. Il faut savoir se faire confiance et définir les juridictions de chacun le plus clairement possible.

Rattachez-vous au but commun.
      La diversité, dans l’évolution ou dans une entreprise, est vitale pour survivre et se renouveler. Cette variété d’idées et de méthodes peut cependant devenir une source de discussions très animées. Quand ça dérape, il faut savoir rassembler les troupes autour d’un but commun. Une fois que tout le monde s’entend sur l’objectif, on peut généralement trouver une méthode pour y arriver.

Sachez quand vous retirer.
      Il est possible, à mesure que l’entreprise progresse et que vos situations personnelles changent, que l’alliance ne soit plus souhaitable. C’est particulièrement vrai si les buts de tous, jadis commun, commencent à diverger. Alors il est probablement préférable de prévoir le départ un peu à l’avance, avant que ce ne soit tendu et que ça ressemble à un épisode des Lavigueur. Je suis certain que vous préférez terminer vos jours au sein d’une famille unie, plutôt que de faire 240 miles en tracteur à gazon pour aller réparer une des relations les plus importantes de votre vie.”

Alors, avec tout ça, seriez-vous prêt à travailler en famille ? Si oui, avec qui ? Sinon, pourquoi ? Personnellement, ça se passe très bien pour l’instant tant qu’il y a une écoute réciproque et réfléchie.




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