Hi 🙂

Aujourd’hui je suis tombé sur le site Go2Prod et ainsi, sur une interview de Paola Antonelli publiée dans la revue « The Economist ». En substance, Paola Antonelli est designer et conservatrice du département Design & Architecture du Museum of Modern Art of New York. Immense promotrice du design et de son influence dans le monde, elle ne rate jamais une occasion de donner sa vision du rôle central que le designer jouera selon elle dans les années à venir.

Alors que certains se demandent si le prochain Mark Zuckerberg sera un designer et pas un hacker, la lecture ci-dessous m’offre une vision quand même très utopique du design et du rôle de la place du designer.

« On entend trop souvent dire que l’unique objet du design est de rendre les objets, les gens et les lieux beaux. Le design s’est pourtant étendu jusqu’à toucher presque toutes les facettes de l’activité humaine, qu’elles concernent la science, l’enseignement ou la politique. Ceci pour une raison simple : l’une des tâches les plus fondamentales du design est d’aider les Hommes à faire face au changement.

Les designers établissent des liens entre les révolutions et la vie quotidienne. Lorsque l’Internet est arrivé, par exemple, ils ont créé des interfaces comportant des boutons et des liens hypertexte qui ont permis à tous de l’utiliser. Tous les jours des designers travaillent pour créer des innovations de rupture gérables et accessibles, qui pourront être adoptées et assimilées dans la vie quotidienne. Et ceci sans jamais oublier ni la fonctionnalité ni l’élégance.

Dans 25 ans les designers seront au centre de toutes choses. Ils ne seront pas subdivisés selon leur spécialité (graphique, produit, mobilier, …) mais, comme en physique, le design sera plus ou moins séparé entre théorique et appliqué.

Les designers théoriques seront des généralistes distingués -un peu à la manière des philosophes français, mais prêt à retrousser leurs manches. Les designers appliqués représenteront des infrastructures et des systèmes complexes afin que scientifiques, décideurs et grand public puissent les gérer et agir dessus ; ils apporteront l’économie et le bon sens à la production de biens de consommation.

Cette nouvelle ère a déjà commencé. Le design devient central dans la quête éternelle de l’homme à dégager la beauté de la nécessité. »

À mon sens, le design n’a pas forcément une place centrale mais une place transversale car il possède cette capacité de s’inscrire presque partout (et selon l’éthique du designer qui porte ce métier). C’est en quelque sorte une planète ou un satellite qui vient graviter autour d’un soleil plutôt que d’être ce soleil lui-même. Design fluide, flexible, vivant versus design figé, central, auto-centré.

En tous les cas si Paola dit vrai, je suis curieux de voir mon métier dans 25 ans… ou déjà même dans 5 ou 10 ans. Ça promet ;-)

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2 commentaires

  1. Elle crois que le design a tout fait dans le web, mais désoler les premiers web designer c’était des développeurs et les designers en avaient rien a faire ^^

  2. Pour répondre au commentaire précédent légèrement hors contexte : il ne me semble pas que le sujet soit ici le webdesign en particulier, mais plutôt le design au sens large.


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