Bonjour les ami(e)s ! 🙂

Je vous parle souvent du retour de l’objet, de l’Internet des objets, des objets connectés… mais il y a encore d’énormes obstacles au déploiement de tout ceci comme par exemple : les batteries ! Combien de temps résiste la batterie de votre téléphone ? Avez-vous aussi un avis sur l’exploitation minière du lithium ? Tant que la technologie sur les batteries ne connait pas un grand bond en avant, nous serons obligés de trouver des solutions alternatives… C’est exactement ce que propose Disney Research avec ses batteries de papier dont M. Emre Karagozler, Ivan Poupyrev et Yuri Suzuki sont les inventeurs.

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Ces batteries ultra plates sont essentiellement des morceaux de papier que vous touchez, frottez, ou glissez pour générer suffisamment d’énergie pour allumer une LED, pour activer un écran sur un livre électronique ou encore faire se déplacer des éléments. S’il y a quelque chose d’assez incroyable ici c’est la simplicité du déclenchement de cette batterie. Cette simplicité conduit à des applications permettant de l’interactivité partout et à tout moment .

Le fonctionnement en images

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En vidéo

Vous l’aurez peut-être deviné, l’interface est composée de matériaux qui détiennent une charge électrique semi-permanente – du téflon ! Frottez le Teflon contre du papier ordinaire et se construira une charge opposée. Vous créez donc de l’énergie à travers cette interaction négative / positive et la récolte de cette énergie peut-être utilisée dans n’importe quelle création.

Ces petites batteries de papier ne coûtent presque rien à produire  et elles peuvent être imprimés avec des imprimantes traditionnelles. De plus, elles ne mettent pas -trop- en danger l’environnement ce qui, à mes yeux, est un plus dans le choix d’une technologie.

La prochaine étape est, je pense, la récupération d’énergie à partir de nos mouvements et de nos gestes naturels comme le fait de tourner les pages d’un livre, le fait de dessiner, le fait de gommer, etc.

Ah ce que j’aime le présent quand il me fait me rappeler qu’on vit déjà un peu dans le futur ! ;-)

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9 commentaires

  1. J’avais vu ce projet sur Fast Company : la génération / récupération d’énergie va devenir un enjeu essentiel à l’heure où les équipements électriques se multiplient (même les voitures désormais). Reste à ce que cela se fasse à bon escient, ou simplement en se posant la question : ai-je besoin d’une pile ou d’une batterie pour cet objet que j’utilise, tel ce livre Disney. Une autre façon d’interagir, mais aussi de concevoir, et c’est bon !

  2. Petite précision technique : il ne s’agit pas de batteries mais de générateurs électriques, ce qui est très différent !

    Une batterie stocke de l’énergie électrique qui peut être utilisée plus tard sans nouvel apport d’énergie (comme dans nos téléphones, nos PCs, etc).

    Ici c’est l’utilisateur qui apporte de l’énergie en frottant, tournant, appuyant, et le dispositif ne fait que convertir ce geste mécanique en électricité.

  3. @Geoffrey Dorne:

    Salut mon Grand, c’est pas trop dangereux, d’être un rêveur, de nos jours.

    En tout cas, thanks pour ta veille !
    Ai bien aimé le twitt sur « le ministère doit s’entourer de designers empathiques et désintéressés du pouvoir »…

    Continu…;)

  4. Merci pour cet article très agréable à lire et au contenu fort ludique…

    Attention, cependant aux terminologies et aux explications: vous parlez de batteries mais ce n’en sont pas: une batterie stocke de l’énergie électrique ce qui n’est pas le cas des dispositifs à électret: ceux-ci ne font que générer et diffuser du courant électrique.
    Les electret (marque déposée) sont en fait des composant polarisé et piezoélectriques comme ceux qui existent depuis maintenant plus d’un siècle et qui se trouvent partout ( micros de guitare électrique, détcteurs de contacteurs ou encore plus récemment comme générateurs d’énergie dans les dancefloor à parti du mouvement des danseurs dans les boites de nuit…).

    Un piezo requiert un matériaux electret , i.e. polarisable tel que le téflon, qui va pouvoir alors par frottement ou même simplement contrainte mécanique générer un très faible champ électrique (d’ou les leds qui brillent un peu, mais pas beaucoup!).

    La prochaine étape consiste à produire TOUS les autres composants électroniques à partir de papier (cellulose, ou fibres et matériaux organiques) pour remplacer le plastique habituel synthétisé qui se rarifie avec l’épuisement des ressources pétrolières et qui est si dur à recycler (surtout, lorsque ce sont des enfants du tiers monde qui le font en s’aidant d’un briquet pour bruler et identifier les différents plastiques, ce qui est toujours le cas en 2014 pour la majorité de nos déchets électroniques, et ce via nos très éthiques fillières de recyclages et centre de déchetteries).

    Notre projet Papier Logik vise à développer de tels concepts et prototypes pour sensibiliser les consommateurs et les les industries depuis près de 10 ans, persuadés que nos ordinateurs pourraient être fait à plus de 90% en volume de papier, et donc recyclables en France et via des procédés simples et peu coûteux. Notre site présente de nombreuses alternatives « Do It Yourlself » faisant usage de papier conducteur pour fabriquer divers types de composants électroniques tels que des capteurs de contact ou des « batteries en papier » (i.e. qui stockent de l’énergie).


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