Je vous présente de temps en temps les prouesses que l’on fait en robotique. Cela me fascine, m’effraie et me questionne aussi beaucoup. Pourquoi créer certains robots ? Comment imaginer des robots qui ne soient pas systématiquement anthropomorphiques ou qui ressemblent à des machines de guerre ? J’ai ainsi trouvé un début de réponse dans le laboratoire ROMELA à UCL (University College of London) dont les ingénieurs et chercheurs travaillent sur la confection de robots réellement différents.

romela_logo

(hélas, les labos de recherche sont rarement doués en design graphique)

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(la belle équipe !)

Parce que oui, les robots sont souvent associés à des êtres lourds, des objets métalliques mécanisés et généralement pas très agréables. En fait, la plupart des robots bipèdes actuels sont dangereux, instables, complexes, coûteux et lents. Les risques, leur inefficacité et le danger impliqué empêche leur utilisation généralisée et surtout empêche l’interaction avec les humains.

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La vidéo que vous allez voir-ci dessous présente un prototype vraiment intéressant. Appelé BALLU pour « Buoyancy Assisted Lightweight Legged Unit », ce système robotisé utilise la flottabilité pour améliorer sa stabilité et sa sécurité. Cette approche plutôt originale et unique rend stable le robot en tout temps et l’empêche de tomber… Mieux : en réalité il ne peut pas tomber. L’hélium contenu dans ces ballons constitue ainsi le haut du corps et équilibre le robot, légèrement plus lourd. Il ne flotte pas mais pourtant sa force de flottabilité aide ses jambes pour rester debout dans une posture debout stable.

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Et si les nouveaux robots étaient légers ?

Vous l’aurez compris dans la vidéo, tous les moteurs, la communication et les composants électriques sont intégrés dans les pieds du robot. Ces éléments composent la majorité du poids et même si le robot montré dans la vidéo est un bipède avec seulement deux degrés de liberté, il faut pouvoir imaginer que son aspect aérien lui permet une plus grande liberté de mouvements. Moins de friction sur les articulations, une plus grande élasticité, une stabilité différente, voici à mes yeux, une autre façon de penser et de construire des robots et bien évidemment la partie la plus intéressante sera l’expérience interactive qui en découlera, pour un autre rapport entre l’homme et le robot.




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