Hello 🙂

Cette après-midi, je vous présente les réponses d’une question que l’on m’a posée et que j’ai ensuite posée sur twitter. On me demandait hier « pourquoi tous les graphistes utilisent Photoshop et pas The Gimp ? » Une sacrée question non ? Je vous laisse lire quelques réponses 🙂

  • MrThieu: Parce que ce sont des vendus !
  • samfaitchier: Parce que Gimp c’est une blague?
  • weetabix: parce que si on dit que l’on a fait tun truc avec Gimp, la personne te dira « ah ouais quand même !! »
  • br1o: à ceux-là faut leur demander s’ils préfèrent attaquer le tour de france avec un vélo ou bien une trottinette ;)
  • gyeah: CMJN ?
  • wacsim: parceque toshop c’est trop d’la balle et c’est mieux que Gimp, c’est plus facile et ça propose plus de trucs … ou pas … ???!!!
  • kusanageek: l’habitude ?
  • SkyNebula: Parce que c’est le premier logiciel, et donc a créé toute une culture. Et puis Gimp est super daubé faut dire…
  • akbarworld: parce qu’il n’existe pas de suite aussi complête et avec une telle interactivité en #opensource ( bien malheureusement 🙁 )
  • Mael Poulain: Déjà essayé. Tous les raccourcis demandent au moins une 3eme main. Entre autres bizarrerie !
  • ctof: essai les deux, tu trouveras la réponse tout seul..
  • snoogward: pour Gimp j’ai essayé pendant 1 semaine pour l’économie. Finalement le temps d’adaptation est + cher qu’une licence . 🙂 et puis c’est quand même relou 😀
  • Zavie: parce qu’on utilise un outil pour être plus productif et non pas moins ? parce qu’avec Photoshop il ne faut pas bac +8 pour dessiner un carré ?
  • DitiPenguin: Ergonomie ? J’ai toujours soutenu que GIMP a été créé par les programmeurs pour les programmeurs. ;)

Voilà, donc pour résumer, les graphistes utilisent tous Photoshop car Gimp est moins puissant, propose moins de fonctionnalités, les raccourcis clavier ne sont pas adaptés, l’ergonomie n’est pas terrible et ne possède pas le CMJN (mais je crois que ça a changé).

Et vous, The Gimp ou Photoshop ?




176 commentaires

  1. « Voilà, donc pour résumer, les graphistes utilisent tous Photoshop car Gimp est moins puissant, propose moins de fonctionnalités, les raccourcis clavier ne sont pas adaptés, l’ergonomie n’est pas terrible et ne possède pas le CMJN (mais je crois que ça a changé). »

    Non, faut interpréter un peu les résultats.

    Moi ce que je lis c’est qu’ils utilisent Photoshop car ils ne savent pas coder 😀

    Soyons francs, Gimp est overpuissant-rapide-fonctionnel pour qui sait coder en python. Maintenant, si on cherche du clickodrome, c’est évident qu’il a un siècle de retard en la matière

  2. Perso, je tourne sous Gimp, mais il faut avouer que je n’ai pas un gros besoins niveau graphique.
    Je pense que si l’on a pas besoins d’une utilisation professionnelle, Gimp suffit largement, et puis au fil du temps j’ai pris l’habitude de ce logiciel.
    Mais, je ne dis pas qu’un jour je ne basculerait pas de l’autre coté… 😈

  3. The Gimp, définitivement.
    Citons monsieur Stallman : « Entre un logiciel privateur qui marche très bien et a de grandes fonctionnalités et un logiciel libre qui marche moins bien et qui a moins de fonctionnalités, je choisi la liberté. »

  4. @cr0vax:

    Jsuis pas graphiste mais le but d’un logiciel de retouche photo c’est de pouvoir faire de la retouche ! si faut coder sa propre fonction avant de pouvoir bosser c’est pas très rentable. Cela dit le cout de la licence photoshop est quand même bigrement exorbitant !

  5. Tout simplement Photoshop. Alors 1 parce que GIMP sous Mac c’est juste une horreur (à faire tourner avec X11 etc…) et 2 même si je n’y connais rien, je trouve Photoshop plus simple par rapport à GIMP. 🙂

  6. Mon, le troll!

    Ça représente bien les a priori sur Gimp. Pour le CMJN, c’est pas faux, il ne le gère pas nativement, il faut simuler la séparation avec un greffon (mais ce sont les greffons qui font la force de Gimp, donc bon) mais un graphiste digne de ce nom ne gèrera pas ou peu le CMJN dans Photoshop, mais plutôt dans un logiciel de mise en page!

  7. Perso, j’avais commencé par The GIMP mais je m’en sortais pas alors j’avais abandonné le graphisme… Mais après, j’ai installé Photoshop et j’ai beaucoup plus vite accroché, bien que je ne sois pas super fort ! C’est la galère quand à l’école, je dois faire du graphisme sous GIMP … je trouve plus les outils que j’ai sous Topshop,

  8. Gimp est un peu pourri, son interactivité est médiocre (mais que de chemin parcouru ces dernières années) et certaines de ses fonctionnalités balaizes (il y en a) sont trop bien cachées.
    Mais bon, je n’utilise jamais de CMJN alors je me suis dit : pourquoi pas ? Cela fait bientôt deux ans que je n’utilise que Gimp.
    En fait j’ai décidé de ne plus avoir le moindre logiciel sans disposer de la licence la dernière fois que j’ai eu une machine, donc soit j’achète (Windows, Director, Flash, TVPaint et quelques utilitaires), soit j’utilise les logiciels libres. Parfois je regrette un peu (Excel), parfois j’y gagne au change (Word).
    Avec Gimp, c’est difficile à dire, parce que ce logiciel a beaucoup progressé tandis que Photoshop baisse, perd sa simplicité, abandonne de bonnes fonctions… Et a surtout pour lui sa gestion colorimétrique très pro pour le print.
    Gimp, de son côté, n’est pas toujours hyper-stable (il lui arrive de planter après une journée de boulot) et a quelques petits soucis de finitions (par exemple on ne voit pas le pixel du bord des images à cause d’un cadre mal foutu). La toute dernière version est un peu bugguée du point de vue de l’interface aussi.
    Son filtre de redimensionnement est plus brut et moins beau que celui de photoshop (qui ajoute une petite diffusion je pense), mais certains réglages, comme les niveaux, sont très bien.
    Bref, c’est parfois dans la douleur, mais je continue avec Gimp.

  9. @Thibaut HOFER: un graphiste digne de ce nom ne gèrera pas ou peu le CMJN dans Photoshop, mais plutôt dans un logiciel de mise en page!

    Un graphiste de 2010 alors, parce qu’autrefois, une chose pareille était violemment sanctionnée : l’image arrivait sous forme d’un rectangle noir et l’imprimeur disait « ah ben forcément, vous avez laissé en RGB ». Mais c’est vrai, à présent ça s’arrange.

  10. @bzhmaddog : légende urbaine. On peut utiliser The Gimp sans écrire une seule ligne de code.
    Mais on peut aussi faire des scripts Python pour, par exemple, automatiser une action sur un lot d’images, ce qui est un réel bonheur.

  11. Je bosse tous les jours avec Photoshop et Gimp. Je ne les mélange pas, car mon boulot consiste justement à écrire sur chacun d’entre eux individuellement, et à aucun moment je ne me sens plus à l’aise avec Photoshop qu’avec Gimp. Les deux approches sont différentes, les fonctionnements aussi.

    Je pense justement que c’est dans l’approche que le problème se trouve: un graphiste se décourage souvent parce qu’il ne faut pas seulement agir différemment dans son quotidien, mais repenser son approche technique.

  12. @bzhmaddog:

    Bah la retouche, comme tout autre chose, ça se script 😀

    Ce qui a fait la force d’Excel (y compris, et surtout auprès des population non informaticiennes), c’est le côté programmable et donc extensible et répétitif.

    A mon avis, si tu fais toujours les mêmes retouches, tu perds 100x plus de temps à refaire toutes les manips qu’à les scripter 😀 Mais je suis bien d’accord qu’il n’y a aucune raison que le Python fasse parti du bagage d’un graphiste (en revanche, un truc plus simple …)

  13. Haha!
    La question était « pourquoi tous les graphistes utilisent Photoshop et pas The Gimp? »
    Je pense que quasi tous ceux qui sont pro-Gimp ici ne sont pas graphistes, ou alors je plains le flux de prod qui en découle!…

    Faut arrêter de se la jouer libertaire à 2 balles, Gimp est à mille lieues de Photoshop, aussi bien en fonctionnalités, en ergonomie ou en qualité de sortie…

    PS : Je suis graphiste et j’ai ma licence hein 😉

  14. Pour expliciter un peu plus mon tweet, la remarque de Jean-no résume bien ma perception de l’état d’esprit de Photoshop : pour le traitement par lots, sur Photoshop il faut une demi-douzaine de clics, sur GIMP il faut coder un script.

    Autre chose que j’apprécie énormément avec les logiciels de la suite Adobe : ils sont interopérables entre eux (heureusement d’ailleurs). J’ai créé mon animation de démarrage Android sur Adobe Illustrator, l’ai importée sur Adobe Flash, et grâce à tous les calques qui avaient été conservés, ce fut un jeu d’enf… de manchot d’arriver au résultat que je souhaitais.

    Tout ça pour dire que je suis déçu de l’ergonomie de GIMP, et que ce problème va bien au-delà du « problème des fenêtres séparées ». D’ailleurs en passant, GIMP sur Mac OS X, c’est une calamité (à cause de X11).

  15. Sky, je suis graphiste et j’ai intégré Gimp dans mon workflow sans problème depuis 5 ans, aux côtés d’Inkscape pour le vecto ou GhostScript pour la distillation. Pour l’heure, seul Scribus reste en retrait par rapport à InDesign dans un flux pro, et encore, je parle juste de microtypo.

    Quand on donne des leçons, on essaie au moins de savoir de quoi on parle, c’est mieux pour la crédibilité.

  16. Le fait est que je suis développeur, et que je n’utilise ni n’aime Photoshop. Je lui préfère The Gimp.

    Maintenant, cela a été dit plusieurs fois : The Gimp a largement évolué depuis ses débuts (tant sur la qualité que sur l’ergonomie). Ce n’est cependant pas parfait.

    Photoshop a un niveau de finition supérieur, mais je lui refuse le côté « plus intuitif » : pour moi les deux ont été un calvaire à comprendre.

    Nonobstant la liberté proposée par Gimp, il y a quelque chose qui me choque profondément avec ce logiciel, c’est ce qui a été dit par DitiPenguin :

    > J’ai toujours soutenu que GIMP a été créé par les programmeurs pour les programmeurs. 😉

    Et je pense qu’il a raison. Là dessus, Photoshop est bien mieux.

    Les autres remarques (moins productifs, raccourcis pénibles, etc…) me semble au mieux des réflexions de paresseux, au pire des trolls sans intérêt.

    PS : Par contre, le prix de la licence Photoshop (et des mises à jours !!!) me semble tout particulièrement abusé, le monopole une honte, et l’enfermement des utilisateurs dans le système propriétaire un mal que je ne suis pas prêt d’accepter.

  17. @Jean-no : imageMagick est une killer app, c’est vrai. Essaie Python, tu ne le regretteras pas. 😉
    @Sky : « libertaires à deux balles ». Niveau argumentation, c’est un flying kick, je me rends.
    @Thibaut HOFER : Meuh non, tu dis ça parce que tu es un « libertaire à deux balles » qui n’a pas sa licence de graphiste et que ta prod est naze.

  18. @Sky: Faut arrêter de se la jouer libertaire à 2 balles, Gimp est à mille lieues de Photoshop, aussi bien en fonctionnalités, en ergonomie ou en qualité de sortie…

    Je ne pense pas que vouloir favoriser un logiciel libre soit « libertaire à deux balles », on ne serait pas en train de causer ici si l’épine dorsale logicielle du net (Apache, php, perl, sendmail,…) n’était pas open-source : on serait coincé avec Microsoft, IBM, Novell, AOL, Compuserve et le Minitel… Chaque clic serait payant, diffuser de l’info serait lent et soumis à des verrouillages divers.
    Il en va pareil d’autres types de logiciels. Photoshop a pulvérisé ses concurrents (il y en a eu) grâce à sa qualité et à son sérieux, mais maintenant, nous voilà coincés avec un seul logiciel, une seule logique, dont il faut accepter les évolutions ou les pratiques suspectes (la vérification d’anti-piratage irrespectueuse de l’OS, par ex., ou les « upgrades » qui consistent à changer l’ordre des icones).
    Politiquement il faut soutenir Gimp.
    Maintenant est-ce qu’on peut le soutenir à l’usage ? Je pense que oui même s’il y a des lacunes (le print) et que l’ergonomie n’est pas parfaite.

  19. @Jean-no:
    Pour le « libertaire à 2 balles » c’est juste que le « faut soutenir Gimp parce que c’est open-source/gratuit/blabla » me soule.
    Gimp n’est pas un outil de production, et sa gratuité ou son « ouverture » n’y changera rien… 😉

  20. @Thibaut HOFER: « mais repenser son approche technique »

    C’est certain, en faisant du design via Photoshop™ on fait du design Photoshop™, surtout quand on se laisse submerger par les automatismes, valeurs par défaut, et espaces de travail prédéfinis. ça marche avec tout autre outil, mais le standard/monopole que constitue Photoshop™ dans son domaine fait qu’il faut particulièrement y faire attention.

  21. @Sky: Gimp n’est pas un outil de production, et sa gratuité ou son « ouverture » n’y changera rien…

    En même temps, si tu pouvais éviter d’ériger ton expérience personnelle comme règle universelle gravée dans les tablettes de la loi, Thibaut HOFER et Exirel l’utilise en tant qu’outil de production alors quoi ? Tu vas brûler leurs diplômes ?

    Ce n’est pas parce que l’on ne sait pas utiliser un outil qu’il faut en déduire que c’est l’outil qui est mauvais. Surtout quand d’autres l’utilisent très bien.

  22. @Sky: As-tu utilisé Gimp dans ton flux, avant de penser une bonne fois pour toutes qu’il n’est un logiciel de prod? Peut-être as-tu quelques fonctions particulières en tête qui t’ont amené à ce constat, ou qui t’ont bloqué.

    @pwnd: Pour le coup des espaces de travail, moi je suis pour, donc j’irai pas contre Adobe sur ce coup :p

  23. @shamanphenix:
    Je ne me sers pas que de mon expérience personnelle…
    Cite moi une « vraie » agence qui utilise Gimp? 😉
    Tu crois pas que si Gimp était aussi bien que Photoshop, les agences seraient les première à sauter dessus, afin d’économiser des centaines de licences?

  24. @Sky:

    Sans doute que ça te saoule. Je trouve le discours aussi agaçant que ta remarque : dans les deux cas, c’est être borné, sans chercher plus loin.

    Belle remarque de @pwnd, sur le « valeurs par défaut », qui répond parfaitement à l’accusation foireuse des raccourcis claviers, qui sont tous modifiables sous Gimp.

    Maintenant, si des graphistes se mettaient un peu plus à demander une alternative à Photoshop, et cessaient d’absorber tout ce qui sort d’Adobe comme le pain béni, à l’image d’Apple Fan-boy tout autant caricaturés, peut-être, alors, peut-être que les choses changeraient.

  25. Donc si j’ai bien compris il y a les vrais graphistes et les graphistes open source, et les vraies agences et les studios open source… Ok. J’ai une meilleure appréhension de la vie pro maintenant. Merci, Sky.

  26. Pour comparer, c’est comme si on disait :
    « Blender c’est beaucoup mieux que Maya, parce que c’est libre et gratuit, et puis AutoDesk ils sont méchants parce qu’ils rachètent tous leur concurrents et ont en monopole »…

  27. Pour le coup, je te rejoins. C’est aussi un discours qui me soule, et je ne suis pas le seul. À chaque débat sur Photosho/Gimp, on élude les vraies fonctionnalités et on part sur un discours de valeurs. C’est réducteur.

    Mais si ça te broute autant, quel intérêt de troller, dans ce cas? C’est toi et tes gros sabots qui alimentent ce genre de débats stériles. Parle de fonctions qui te manquent, par exemple. Entre dans le vif du sujet.

  28. @feufol: Il m’arrive souvent de devoir faire une correction dans un acte qu’on m’adresse sans pour autant qu’OCR soit sufffisament précis (essaie de faire reconn aitre olographe, chorographaire ou amphiteotique à OCR, tu m’en diras des nouvelles !).
    Gimp me permet de faire de la retouche simple et invisible en quelques clics pour pas un rond.
    Un vrai petit nécéssaire de faussaire open source 😉

  29. Il faudrait organiser un petit concours… Trouver un cas pratique de traitement d’image et voir qui va le plus vite, ce qui fonctionne, ce qui ne fonctionne pas…
    En tout cas, après deux ans de Gimp je me sens perdu chaque fois que je débarque sur Photoshop (que j’ai pourtant connu à sa naissance).

  30. @Sky: « Tu crois pas que si Gimp était aussi bien que Photoshop, les agences seraient les première à sauter dessus, afin d’économiser des centaines de licences?  »

    J’adore cet argument.
    Dans ma boite, on utilise Lotus, ce qui est la preuve que c’est bien mieux que Zimbra ou Google Apps.
    Et puis, la meilleure des littératures, ce sont les romans Arlequin, puisque ce sont les plus vendus.

  31. Très bon article et certaines réponses sont vraiment marrante :mrgreen:

    Perso, j’ai jamais été contre l’open source, au contraire, j’ai réussis a me convertir complètement a OpenOffice et a délaisser MS Office. Mais je pense que c’est uniquement car mes besoins en bureautique sont faibles.

    Il faut vraiment arrêter de regarder la brindille dans l’oeil de son voisin sans voir la poutre qu’on a dans le sien. A production équivalente l’open source est encore vraiment a la ramasse dans les entreprises et notamment dans la comm’/pub. Photoshop c’est pas « juste » un logiciel de retouche d’image pour faire un photomontage de votre grand-mère avec des pattes d’autruche. PS s’inscrit dans une suite (creative suite) et permet l’interaction entre tout les logiciels de la suite (PS, AI, Flash, ID, FW, DW, Bridge…).

    Gimp c’est bien pour le curé du coin qui veut faire ses affichettes a coller sur son église mais ça s’arrête là. Dans un flux de production en entreprise, il faut quelque chose de costaud et pas un logiciel qu’il faut bidouiller pour essayer d’avoir un rendu correcte au bout de 2h.

  32. @marroon:

    Je dirais que tu es totalement à côté de la plaque dans ton explication.

    Cela a été dit : dans un flux de prod, The Gimp peut parfaitement trouver sa place.

    Par contre, là où tu as parfaitement raison – à mon humble avis – c’est sur la partie « Suite logicielle ». Je critique vertement l’enfermement de l’utilisateur dans cette suite, pas sa puissance fonctionnelle.

    Enfermement qui se traduit par un format propriétaire. Il suffirait juste que cela change.

    Btw, tu oublies la vrai raison de l’intérêt de Photoshop sur la prod : dans les écoles de graphistes (ou orienté graphistes), on ne te parle pas de « logiciel », mais de « Photoshop© ».

    Du coup, évidement, les graphistes ne connaissent que ça, ne savent utiliser que ça : on ne leur a appris _que_ ça.

    Le circuit est verrouillé et maîtrisé. Je n’aime pas du tout cette politique d’Adobe, comme je n’aime pas celle de Microsoft avec Word, comme j’honnis les procédés d’Apple avec l’iTunes et son matériel iPod/iPhone.

    Je ne suis résolument pas d’accord avec l’approche dénigrant l’un ou l’autre des logiciels : ce n’est pas constructif, et cela n’apporte rien au débat.

  33. Politiquement il faut soutenir Gimp ? Ce n’est pas sérieux! Ou alors les zélotes du libre doivent admettre ouvertement que leur combat est politique et qu’il s’agit de combattre le capitalisme. Sinon, l’argument est à ranger promptement dans un tiroir fermé à double tour.
    Un logiciel est bon ou mauvais (avec des nuances évidemment) et son statut libre ou non, n’a RIEN à voir là-dedans.
    Je ne connais pas Photoshop, mais Gimp est une vraie daube! Que les geeks s’en contentent n’est vraiment pas un argument en sa faveur. En tant que non graphiste, je revendique le droit de râler contre un logiciel aussi mauvais que The Gimp; qui est inutilisable ou presque. Quant à Photoshop la quasi-totalité des graphistes préfèrent largement Photoshop. L’habitude n’a rien à voir là-dedans non plus, car s’ils préféraient The Gimp, les défenseurs du libre cacheraient volontiers cet argument sous le tapis.
    Tout ce qui est libre n’est pas nécessairement bon, et l’inverse aussi.

  34. @ Exirel

    On enseigne Photoshop dans les écoles, car c’est ce que les étudiants retrouveront demain dans les entreprises où ils iront c’est tout. Il faut arrêter d’être parano, c’est historique c’est tout, photoshop était là avant, pendant et après Gimp.

    Je ne dénigre rien du tout je dis juste qu’il y a un logiciel pour chaque utilisation. Gimp c’est bien pour faire mumuse et à la limite dans les TPE sans volonté de comm’. Mais quand on passe à des choses pour importantes et conséquentes là on fait appel a Photoshop.

  35. Sur ton CV pour postuler dans une agence ou un studio de postprod, tu mets :
    « Pro en GIMP / débutant en Photoshop », tu auras un « Merci, au revoir! »

    Tu es freelance et presta pour une agence ou un imprimeur, tu leur envois un fichier GIMP, tu auras un « Merci, au revoir! »…

    Un client/presta t’envoie une maquette en PSD, tu ne peux pas l’ouvrir correctement, tu auras un « Merci, au revoir! »
    😉

  36. @Jean–Baptiste:

    Je suis d’accord si on est un simple utilisateur. Je pourrais rajouter « simple consommateur ».

    Le soutient « politique » à The Gimp, c’est le simple soutient à la liberté des utilisateurs. Tu peux ne pas y être attaché, c’est ton droit, mais ce n’est pas un discours que tu peux considérés comme inepte.

    Je pense sincèrement que The Gimp n’est pas une alternative actuellement suffisante à Photoshop. C’est un constat : le système actuel le prouve.

    Pas suffisante, mais ça ne veut pas dire que c’est indéfendable.

  37. @Jean–Baptiste: « les zélotes du libre doivent admettre ouvertement que leur combat est politique et qu’il s’agit de combattre le capitalisme. »

    C’est assez énorme…
    Maintenant, être contre l’enfermement dans des formats propriétaires, pour le respect des normes, pour la libre concurrence et contre le monopole, c’est être… anticapitaliste !
    Et aussi un « libertaire à deux balles », j’oubliais.

    On ne m’aura jamais affublé d’autant de noms d’oiseaux à cause de mes préférences logicielles qu’aujourd’hui. 🙂

  38. Comme je me suis fait traiter de paresseux pour avoir dit que les raccourcis claviers étaient nazes, je réponds :
    J’ai essayé Gimp 2 semaines, et je l’ai configuré à mort. J’ai parcouru les forums, installé des add-ons, personnalisé le bouzin à ma sauce.
    Et en 2 semaines, je n’arrivais toujours pas à avoir toutes les maigres fonctions de webdesign dont j’avais besoin. Et certains raccourcis ne sont PAS configurables. J’ai effectivement abandonné ce truc, qui me fait penser à une grosse étagère dans laquelle on aurait mis des produits de haute technologie sans classement, avec un gros manuel dans une autre pièce, attaché à une chaine.
    Bref, pour trancher je suppose qu’il faudrait faire des tests utilisateurs sur un public cible, mais le résultat est couru d’avance.
    Je suis assez pugnace pour être passé totalement sous Inkscape, mais pour Gimp, j’attendrais que ses développeurs respectent un plus les utilisateurs qu’ils prétendent aider en les libérant.

  39. @marroon:

    C’est agaçant cette façon de dire les choses.

    Oui, les écoles apprennent aux étudiants Photoshops parce que c’est ce que les entreprises demandent. Oui, les entreprises utilisent photshop parce que c’est ce que les graphistes (qui viennent des écoles en grande partie), savent l’utiliser.

    Je ne vois pas bien l’intérêt de dire ça : c’est un constat, il a été fait, il est fait ici même. Et ?

    Peut-on avoir votre avis, vous, graphistes (ou pas), qui préférez Photoshop pour ses fonctionnalités, sur l’enfermement de l’utilisateur dans le système Adobe ?

    Est-ce que ça ne vous pose pas de soucis ?
    Est-ce que vous n’avez jamais eu de problèmes de versions ? (notamment entre la CS2 et CS3)
    Que pensez-vous du prix des licences ? Des mises à jours ?
    Que pensez-vous de la portabilité de vos documents d’un PC à un MAC, d’un PC à un autre PC ?

    Bref, des avis plus intéressant que « Photoshop c’est mieux, The Gimp c’est tout pourris ».

  40. Hormis le fait que ce soit horriblement cher et que les prix ne cessent d’augmenter à chaque nouvelle version, je me dit quand même que si un produit « A » coûte 1500€ et qu’un produit « B » est gratuit. Et que par dessus le marché on me dit que ces deux produits sont équivalents. J’émettrais quand même de sérieux doute (sans être ni graphiste, ni connaisseur en informatique).

    Une Lada c’est pas une Porsche…
    Un steak AOC c’est pas un reste de carcasse défraîchit…
    Gimp c’est pas Photoshop…

    « Gimp s’intègre bien dans un workflow d’entreprise… »
    -> hahaha 😆

  41. @Mael:

    « J’attendrais que ses développeurs respectent un plus les utilisateurs qu’ils prétendent aider en les libérant. »

    Putain mais si seulement ! Si seulement les responsables du projet The Gimp écoutaient ça et comprenaient que c’est là l’un des problèmes majeurs de The Gimp dans son « combat » face à la concurrence… 🙁

    @shamanphenix : ‘culé de libriste. :’)

  42. @Exirel:
    Je suis loin d’être pro-Adobe (par exemple Flash est une horreur! 🙂 et les orientations de certaines versions sont discutables.

    Mais comme dit plus haut, la « compatibilité » de tous les softs de la CS entre eux est vraiment pratique, et je n’ai aucun soucis de formats de fichiers Mac/PC

  43. Gimp sait faire des choses que toshop ne sait pas. Je suis un toshop depuis le départ mais Gimp m’offre quelque fois des fonctionnalité intéressantes.

  44. @Jean–Baptiste: soutenir politiquement, ça signifie soutenir l’évolution de Gimp. Ce logiciel a été fait par des gens qui n’étaient pas graphistes et qui étaient obsédés par des astuces de programmeurs : un filtre deux fois plus rapide, une capacité à gérer des images énormes, etc.
    Mais plus il y aura de graphistes pour s’y intéresser (même distraitement) et plus le logiciel progressera dans le bon sens.
    Tout ce qui est « libre » n’est pas bon, mais la force du logiciel « libre », c’est que sa seule fatalité, c’est de s’améliorer. Un outil qui est pris en mains par ses utilisateurs évolue forcément pour eux, alors qu’un outil propriétaire, une fois le succès assuré, peut se fourvoyer dans les faux upgrades et les vrais verrouillages.
    Je ne suis pas un acharné du libre, qui a quelques inconvénients (l’absence de garantie, mais aussi parfois la concurrence déloyale : facile de jouer les robin des bois en donnant à tout le monde des choses que l’industrie a mis des années à inventer). Mais je pense que rien n’est pire que l’outil unique et verrouillé pour tous.

  45. @marroon:

    Pour moi l’un et l’autre ne sont pas équivalents.

    1500€ ? Cela dépend encore de la Creative Suite que tu prends, si je me rappelle bien – et des avantages / programmes de fidélité auquel tu adhères.

    Maintenant, je me permets de parler un peu d’un autre logiciel, ou plutôt d’une autre catégorie de logiciel : les serveurs webs.

    Prend Zeus, ou IIS : ils sont payant, et pourtant, face à un Apache, un Lighttpd ou un Nginx, ils ne font pas le poids.

    Même chose pour bon nombre de CMS et Framework (pour des blogs, des sites, ou des forums) : le libre n’est pas une alternative dans ces cas là, mais presque le choix par défaut ! (WordPress, phpbb, Dotclear, Zend Framework, Symfony, Django, Drupal, RoR, etc…).

  46. Est-ce que ça ne vous pose pas de soucis ?
    -> Non aucun soucis. Je suis ravi d’utiliser des formats de fichiers qui s’intègrent bien dans les autres logiciels de la suite CS.

    Est-ce que vous n’avez jamais eu de problèmes de versions ? (notamment entre la CS2 et CS3)
    -> On peut enregistrer dans une version précédente (Photoshop) et on peut également exporter des données au format XML (Indesign) pour être pratiquement sûr d’être interprété par toute les versions.

    Que pensez-vous du prix des licences ? Des mises à jours ?
    -> Oui c’est chère, mais c’est un investissement qui me rapporte beaucoup plus. D’autant plus que l’achat de logiciel, je fais passer ça dans les charges de l’entreprise.

    Que pensez-vous de la portabilité de vos documents d’un PC à un MAC, d’un PC à un autre PC ?
    -> Rarement de soucis dans un fichier PSD. Quelques erreurs d’écriture de fichiers mais pas de quoi fouetter un chat.

    Bref, des avis plus intéressant que « Photoshop c’est mieux, The Gimp c’est tout pourris ».
    -> Gimp n’est pas adapté d’un point de vue professionnellement poussé.

  47. @Geoffrey Dorne

    Je suis graphiste hein ! Je disais juste que même si je n’était pas graphiste ni connaisseur en informatique, j’émettrais quand même des doutes sur le faite qu »il y a équivalence entre un produit gratuit et un produit payant.

  48. @Exirel:
    Je suis tout à fait d’accord pour les logiciels serveur ou CMS, mais pourquoi?
    Parce que ce sont des outils de dev, fait par des devs pour des devs.
    GIMP est un outils pour les graphistes fait par des devs… C’est la le problème!

    Comme le souligne Jean-no, il faudrait une plus grande contribution des graphistes au projet, et comme tu le dis plus haut, il faudrait que les têtes du projets les écoutent…

  49. @marroon: Le prix ne signifie rien du tout. Si on compare les serveurs ou les bases de données « libres » à leurs concurrents « propriétaires », on voit que le rapport qualité/prix est nettement du côté du libre. Mais évidemment, payer rassure : beaucoup d’hébergeurs proposent un serveur Windows plutôt que Linux pour les gens que ça rassure de payer plus pour avoir des performances moindres !
    Ce qui est certain c’est que traditionnellement, les ingénieurs qui ont fait le libre n’étaient pas des pros du graphisme ni même des amateurs d’interfaces utilisateur (cf. les difficultés à créer des GUI correctes sous Linux), c’est une autre culture, mais ça change, ça change.

  50. @Sky:

    Je suis tellement d’accord là dessus… 🙁

    Les bonnes idées il y en a pourtant !
    Tenez, prenez le Liquid Resize : à l’origine, c’est un projet de deux chercheurs. Un logiciel qui l’intégra rapidement fut Image-Magik, qui est en open-source.

    @marroon:

    On peut, mais va demander ça à un graphiste qui te dis « Quoi ? Mais non y a telle fonctionnalité qui m’en empêche ! » que lui répondre ?

    Quant au prix des licences… ok. Alors il y a une énorme hypocrisie dans ce système : je ne connais que des graphistes pour la payer, cette licence. Les autres ne le font pas.

    Pour une petite boîte, cela représente un budget énorme, ce n’est peut-être rien pour un freelance ou une grosse boîte, mais pour une petite boîte qui compte 4 à 5 postes graphistes, la facture devient vite salée.

  51. Non mais j’ai absolument rien contre l’open source, je le dit et je le répète. Mais le débat autour de « Gimp / Photoshop : lequel choisir ? » est beaucoup trop réducteur. Les deux sont bien, je ne crache pas sur Gimp mais en entreprise avec un flux de travail important, Photoshop s’impose.

    Et pour répondre sur l’enseignement de PS à l’école, j’y peut rien moi. Il a bien fallu équipé les métiers de la comm’/pub et à l’époque il y avais Photoshop, et c’est resté Photoshop encore de nos jours.

  52. @Exirel:
    Le prix des licences est honteux en France, car aux US elles coûtent la moitié…
    La preuve avec le comparatif que j’ai fait ici : http://bit.ly/aDm7xO

    Et que ça soit pour un freelance, une TPE ou une grosse boîte c’est pareil, les licences sont déductibles de tes frais/impôts, avec en plus un cycle d’amortissement de seulement 12 mois (donc tu peux racheter une CS par an pour faire baisser tes impôts)

  53. @Exirel

    Pour une petite boîte qui a 4 à 5 postes graphistes c’est ce qu’on appelle une agence de comm/pub/etc… Donc les logiciels c’est leur matière première. C’est avec ça et le savoir-faire des graphistes qu’ils vont dégager un chiffre d’affaire puis un bénéfice. Donc je ne vois pas pourquoi une entreprise n’irait pas investir dans ce qui constitue le coeur de leur métier.

  54. Autant je comprends qu’une grosse boîte ne soit pas intéressée par autre chose que par la CS, autant l’indé je capte pas. Je dois être un uber-graphiste pour réussir à faire mes corrections colo aussi vite avec Gimp qu’avec Photoshop, puisque de l’aveu même des graphistes qui commentent ici, c’est juste pas possible.

    En tant que rédacteur j’ai les licences CS gratos et je respecte Adobe pour ses compétences et ses logiciels (et son ouverture timide mais avantgardiste à l’open source aussi), mais quand je n’ai pas à écrire sur la CS, je bosse avec des softs open source et je n’ai jamais rencontré de problème majeur, même s’il m’a fallu (et c’est là le frein essentiel chez tous les graphistes avec qui j’en parle) un temps d’adaptation au début.

    À l’heure où la gestion de la couleur est aussi pertinente avec les F/LOSS qu’avec la CS, où on peut produire d’excellents PDF avec Scribus et les frontend de GhostScript, où le PSD utilisé nativement dans un fichier InDesign génère plus d’erreurs qu’un bête Tiff, où le SVG est le format vectoriel de l’avenir, j’ai beaucoup de certitudes sur le fait qu’on peut effectivement se passer de la CS sans avoir à en payer le prix. Déjà si le temps passé à conspuer l’était à comprendre un peu mieux le workflow des logiciels « libertaires »…

  55. @Thibaut HOFER

    où on peut produire d’excellents PDF avec Scribus
    -> Va demander au imprimeur ce qu’ils en pensent 😉

    le PSD utilisé nativement dans un fichier InDesign génère plus d’erreurs qu’un bête Tiff
    -> Le PSD écrit par Photoshop génère plus d’erreurs dans Indesign qu’un fichier Tiff ? Euh…on doit pas faire le même métier là…

    Encore une fois, Photoshop c’est pas du « je règle ma teinte/saturation » et je suis content. Donc oui effectivement si c’est pour retoucher des images au niveau colo, ça sert a rien d’investir dans PS.

  56. @Marroon: Tout ce que j’ai fait, je l’ai testé auprès d’imprimeurs, y compris faire une trame de séri sur CD avec Gimp.

    J’ai consulté ton CV, et tout ce qui y figure en print est faisable avec Gimp, Inkscape, InDesign et GhostScript.

  57. Et effectivement, le PSD avec calques génère des erreurs de transparence au moment de l’aplatissement. Là, je te renvoie à mon tour vers un imprimeur… compétent et honnête, qui ne demande pas à un de ses graphistes de faire la correction.

  58. @Sky:

    Ok je comprends mieux le cycle d’amortissement.

    @marroon:

    C’est bien pour une boîte qui a déjà un CA d’assuré tout de suite… mais pour créer sa boîte, là, par contre, ça devient un poil plus problématique.

    Quand je compare mes activités à celle d’un ami graphiste, notre budget est tellement différent : au complet j’ai besoin de moins de 500€ / an. Lui, 1500€, c’est à peine de quoi acheter l’un des logiciels dont il a besoin.

    Je vois mieux comment rentabiliser tout ça, effectivement, mais ça me choque quand même de voir l’investissement qui doit être fait au démarrage. Étant dans la situation d’un futur probable entrepreneur, c’est un soucis auquel je pense souvent. :-/

  59. @marroon: si c’est pour retoucher des images au niveau colo, ça sert a rien d’investir dans PS

    ça me fait rire parce que 95% des graphistes ne comprennent même pas vraiment ce qu’est la résolution d’une image, ils crament tout au jpeg et ils font leurs niveaux comme des cochons… Du coup, beaucoup ne feraient ni mieux ni pire avec Gimp à mon avis qui n’engage que moi.
    Quelqu’un a testé Pixel32 ?

  60. @ Thibault Hofer : la question désormais n’est pas de savoir si Gimp sait faire pareil ou mieux, mais si ça demande un temps raisonnable, si ça ne demande pas plusieurs addons, et surtout si c’est documenté correctement.
    Tous les reproches vont dans le sens de la contre productivité. C’est un vrai procès qui est fait à Gimp à chaque discussion sur le sujet, et à chaque fois on renvoie les utilisateurs à leur incompétence. Si le logiciel peine à s’imposer malgré sa gratuité, e doute que ce soit la faute des habitude et d’Adobe.

  61. C’est drôle de voir certains utilitaristes jusqu’au-boutiste insulter des graphistes qui défendent une démarche éthique dans leur production.

    On leur offre un logiciel, qui n’est pas parfait certes, mais au moins de grande qualité et largement perfectible car ouvert, et on dirait que leur souhait serait qu’il n’existe pas.

    Certains sont complétement révoltés à la simple idée d’envisager de sacrifier du fonctionnel pour d’avantage d’éthique et de liberté utilisateur.

    Si les graphistes qui tournent sous toshop reversait une partie de l’argent de la licence à The Gimp, je suis sur qu’on aurait un logiciel 10 fois plus fonctionnel et accessible à tous légalement.

    Encore faut-il s’en rendre compte.

  62. Bon, vu que j’ai l’esprit de défi, je viens de le télécharger et de l’installer (pas sur le site officiel bien sûr parce qu’il n’y a pas de version officielle pour OSX).
    J’ouvre un PSD tout con avec des boutons, et bim!
    Tous les dossiers de calques ont sauté, et aucune option de fusion n’est dispo…
    Je rejoins Mael sur la productivité : on est pas là pour bidouiller ou faire joujou mais pour bosser rapidement :
    Gimp.app -> Corbeille!

  63. @Antonin MOULART: Qui est révolté ? On ne préfère travailler avec un bon outil, parce que c’est notre éthique que de bien faire notre travail !
    Une communauté de développeurs n’a pas à nous imposer une politique, que ce soit Adobe ou Gimp.
    Si tu veux comprendre l’objet du débat, la comparaison la plus parlante est la suivante :
    Je peux dessiner sur un mur avec du charbon, ou je peux m’acheter (ou me faire offrir, on s’en fiche), un pinceau en poils de martre et du papier vélin.
    J’ai bien compris que Gimp était en poils de martre, mais apparemment il est livré en vrac sous forme de boule compacte et inutilisable !

  64. @Antonin MOULART:
    Mais où est-ce que je perds ma liberté, explique moi!
    C’est là que je parle de « libertaires à 2 balles »…

    Bosser rapidement, dans un environnement stable et unifié, pour produire des fichiers de qualité et exploitables par tous ceux avec qui je travaille… Je me sens très libre, ne t’en fais pas! 😉

  65. @Sky: et avec Photoshop, il se passe quoi si tu ouvres un fichier au format xcf, l’équivalent de Gimp ? Évidemment qu’en passant par un format propriétaire qui n’est même pas totalement documenté, tu ne risques pas d’avoir ce que tu veux. Si tu veux être équitable, tu dois essayer Gimp non pas pour récupérer tes vieux psd mais comme si Photoshop n’existait pas. Et là tu pourras dire si c’est moins bien.

  66. Mael, je suis heureux de voir un commentaire pertinent et constructif, qui fasse un peu avancer les choses.

    C’est vrai que la productivité n’est pas le point fort de Gimp, c’est pourquoi je comprends qu’une boîte ne souhaite pas investir les F/LOSS. En revanche, c’est sa modularité qui fait sa force. Oui, il faut des greffons pour certaines fonctions, parce que ces greffons évoluent indépendamment de Gimp.
    L’exemple de Liquid Rescale cité plus haut est pertinent, et j’avais posé la question John Nack à la sortie de la CS4, en lui demandant pourquoi ils n’avaient pas plutôt sorti leur adaptation du seam carving sous forme de plug-in. Sa réponse était que leur volonté était de tout intégrer dans le code global, quitte à fournir des modules plus tardivement que s’ils produisaient des plug-ins. Voilà la différence: utiliser Gimp revient à faire appel à des contributions qui, si elles sont plus rapides à se développer, demandent de se tenir informé (RSS, sites, blogs). C’est là une des améliorations possibles à apporter: centraliser les mises à jour directement en interaction avec Gimp, et pas se résoudre au seul registre des greffons (qui est déjà très utile malgré tout).

    L’autre frein, et contrairement à ce que tu penses, c’est bien le temps passé à se former, même si Gimp est gratuit. Certains pirateront, d’autres iront acheter aux states, mais la réponse est souvent la même, y compris chez ceux qui reconnaissent qu’ils pourraient intégrer Gimp dans leur flux (je parle d’indés, hein): pas le temps de se faire à un autre logiciel.
    Question de priorités, je pense.

    Pour bien préciser, je ne renvoie personne à son incompétence, plutôt au manque de curiosité ou de créativité. Certains s’en sortent plutôt bien avec des F/LOSS, comme eux: http://ospublish.constantvzw.org/, qui ont remporté deux prix (dont un Fernand Baudin) en utilisant des F/LOSS.

  67. Est-ce que quelqu’un se rappelle du nom d’un logiciel qui servait à faire du montage, vers 1997-1998 ? Il était nettement supérieur à Photoshop pour d’énormes photo-montages car on bossait comme avec After Effects, sur des alias en basse def, avant de lancer le rendu. Je suis étonné qu’aucun soft libre ne se soit lancé dans une telle fonctionnalité parce que même si les machines sont de plus en plus puissantes, je vois toujours l’intérêt.

  68. Sky > tu comptais vraiment convaincre qui que ce soit avec un test aussi succin et complètement biaisé en plus ?

    Tu essayes d’ouvrir un .PSD qui est un format Adobe. Gimp ne cherche pas à être un clone libre de Photoshop, c’est un outil indépendant de retouche d’image, et s’il est capable d’ouvrir certains formats de adobe c’est simplement que les dev de gimp ont acceptés d’y consacré du temps. Essayes d’ouvrir un .xcf avec Photoshop, ça ne marchera pas, c’est pas pour autant que Photoshop est à jeter.

  69. @wluce0:
    C’est justement avec un test aussi con qu’on peut voir.
    Et c’est ce dont je parle depuis le début, GIMP ne peut pas s’inclure dans un flux de prod normal, avec des gens (en amont ou en aval) qui bossent (comme tout le monde) avec Photoshop…

    Pour reprendre mon exemple :
    Si je suis webdesigner et qu’un DA m’envoie son fichier avec les boutons (avec des options de fusions : dégradés, ombre…)
    et qu’en l’ouvrant GIMP me fait tout sauter (en plus de me faire sauter la hiérarchie des calques), c’est mort!…

  70. @Geoffrey Dorne:
    Et oui, j’ai bel et bien resté, et je te parle pas de l’interface qui sort tout droit du 20ème siècle et l’ergonomie qui tient du Minitel.
    Passer par un menu, qui ouvre 2 fenêtres (et donc 2 validations) pour faire une action toute simple faite en un clic sous Photoshop, non merci!

  71. @marroon: « Je suis graphiste hein ! Je disais juste que même si je n’était pas graphiste ni connaisseur en informatique, j’émettrais quand même des doutes sur le faite qu »il y a équivalence entre un produit gratuit et un produit payant.  »

    Tout-à-fait, d’ailleurs je préfère IIS à Apache et Windows Server est tellement plus stable qu’une Debian !

  72. @Sky: C’est justement avec un test aussi con qu’on peut voir.

    Je pense que tu n’as pas compris : psd est le format natif de photoshop. C’est comme si tu disais « la VHS est supérieure au DVD car quand je mets un DVD dans mon lecteur VHS ça ne marche pas ».
    Par ailleurs c’est pour lutter contre la concurrence libre mais aussi pour forcer tout le monde à avoir la dernière version qu’Adobe crée des calques avec filtres ou que Microsoft a créé le docx : avec un photoshop qui a trois ans, ton psd ne sera pas plus ouvrable. Est-ce que Photoshop CS5 est plus « productif » que Photoshop… 5 ? Je n’en jurerais pas.

  73. @Jean-no

    Le format PSD s’est imposé dans le pré-presse tout comme le format PDF comme un standard. En print on ne travaille plus qu’en natif : psd, ai, pdf.

    Va mettre un .xcf dans le workflow…tu verras le résultat.

    Encore une fois si c’est pour faire de la retouchaille photo, Gimp est excellent y a pas a dire. Quand tu rentres dans un processus de comm’ où tout les logiciels et acteurs de la chaîne graphique interviennent c’est mort. La suite CS surpasse tout et il n’y a que les « open sourceux » qui bricolle dans leur coin a faire des flyers avec des typos en pixel qui ne veulent pas y croire.

    (Oué je troll…énormément même 😳 )

  74. @Sky:

    Si Gimp est encore insuffisant, c’est simplement parce que des graphistes comme vous n’ont pas compris l’intérêt d’avoir un logiciel avec un code source ouvert.

    Plutôt que de financer adobe en payant un prix exorbitant pour un logiciel dont le code source est fermé, et par conséquent que vous ou des membres de votre communauté ne peuvent pas faire évoluer, il suffirait de financer the gimp en donnant régulièrement et en faisant part de vos remarques. Ainsi, vous participeriez directement à l’élaboration de votre outil de production et vous permettriez à tous d’avoir accès légalement à un éditeur graphique hautement fonctionnel. Vous y gagnerez sur les deux tableaux: économique et social.

    Ce qui est déroutant, c’est la logique de développement d’un logiciel libre. Effectivement, un logiciel libre ne conditionne pas sa distribution au niveau économique du demandeur. Pour qu’un logiciel libre se développe, il ne faut pas « payer » il faut « donner ». Très étrangement, une minorité de personne sait faire ça.

    C’est sur, c’est plus sécurisant de bien suivre les règles économiques établies qui consiste à être le plus avare possible. En terme utilitaire court termiste, c’est le meilleur des calcules, c’est à dire le plus mauvais sur le long terme !

    Plutôt que d’enterrer un projet généreux et les gens (les « libertaires à deux balles »)qui donnent de leur temps et de leur argent pour le faire évoluer, il serait plus sage d’au moins garder un œil attentif et bienveillant sur le projet.

    C’est pas en testant deux minutes un projet généreux qui a 6 ans d’age derrière lui qu’on peut se faire une idée de sa qualité. Il y a toute une logique et des usages qui on été développé au sein de la communauté the gimp, tout comme pour photoshop.

    Rester humble ne ferait pas de mal à certains.

  75. @marroon: attends, tu files à des imprimeurs des psd pleins de calques chelous ? Sans savoir à quoi ressemble ton image aplatie ? C’est sûr, en restant à 100% dans la suite Adobe, on a le confort de pouvoir bosser… mais à condition que tout le monde ait la dernière version de chaque logiciel : on voit que c’est surtout une belle rente pour Adobe puisque les imprimeurs doivent casquer pour que des graphistes puissent travailler comme des cochons avec des logiciels qu’ils n’ont pas payé en général (Adobe le sait bien et fait des contrôles chez les imprimeurs pas chez les freelances ni même dans les agences).

    Pdf est un bon format parce que même s’il est la propriété d’Adobe, c’est un format ouvert, c’est à dire un format dont les spécifications ne sont pas secrètes, c’est ce qui justifie sa popularité, au contraire des formats swf ou psd qui ne sont connus dans leurs dernières versions que partiellement et où Adobe conserve le pouvoir par refus de diffuser l’information.

  76. @marroon: c’est pas du troll, Gimp est effectivement inefficace dans chez DDB ou Ogilvy. C’est un fait, et aucun dev censé n’ira contre ça.
    Par contre, le PSD n’est pas un standard, le Tiff en est un. Il est peut-être plus pratique, très utilisé, mais ce n’est pas un standard. Pour l’heure, des négociations sont en cours pour permettre d’interpréter plus efficacemment le PSD et de fait, le faire évoluer vers un standard. Ça viendra…

    Ce qui m’énerve un peu dans le discours ambiant va au-delà du simple logiciel. Après tout, chacun est libre de s’appuyer sur ses outils pour produire, et PixelMator est en effet une excellente alternative à Photoshop… Non, ce qui m’énerve, c’est nécessairement de ne pas être un « vrai » graphiste quand tu utilises Gimp (et in extenso les F/LOSS). Non seulement ça démontre le manque d’ouverture de la profession en général, mais c’est réducteur.

  77. @Antonin MOULART: Ca suffit maintenant les leçons de morale. Soit le logiciel est bon et on l’utilise, soit il est mauvais et il stagne.
    Personne ne donne des sous de gaieté de coeur, encore moins par court-termisme ou je ne sais quelle poujadisme borné.
    La générosité et la philosophie du projet n’est pas en cause, c’est le résultat qui l’est.
    Je commence tout doucement à avoir envie de m’approcher du point Godwin avec vous, jeune homme !

  78. @Mael: Si on voit les choses en termes d’évolution, Gimp progresse et Photoshop stagne.
    Bien sûr, Adobe a de beaux restes, et l’orientation de son logiciel a toujours été la production professionnelle, tandis que Gimp était un gadget à sa naissance – un clone de Photoshop mais fait par des gens qui n’utilisaient pas réellement Photoshop.
    Il n’empêche que je prédis un avenir à Gimp, mais tout dépendra un peu des utilisateurs, comme toujours avec le logiciel libre.
    Un gros défaut de la culture « libre » c’est le refus de prendre des décisions : les fonctionnalités sont présentes et souvent bonnes mais l’utilisateur a trop de choix, il n’y a pas un moment où quelqu’un dit : ça sera ça et pas autrement. C’est un défaut car adapter l’outil à soi est plus long (il faudrait déjà savoir ce qu’on veut) que de s’adapter soi-même à l’outil (même si parfois c’est à s’arracher les cheveux).
    Maintenant, pour en finir, je dirais à tous les graphistes (je n’en suis pas un) : n’avoir le choix qu’entre un seul outil, ce n’est pas un choix, ce n’est pas votre intérêt.

  79. @Jean-no

    Je peut comprendre ton argument « il faut qu’on soit tous a la dernière version ».
    -> Mais c’est comme ça partout en informatique (je généralise à mort). C’est la recherche de la nouveauté et d’être à la pointe. Et encore une fois c’est un investissement minime pour une entreprise : frais logiciels qui passe dans les charges de l’entreprise, TVA déductible (sauf freelance en régime micro) sur les produits achetés. Donc le prix c’est pas un problème.

    @Thibaut HOFER
    Par contre, le PSD n’est pas un standard, le Tiff en est un.
    -> Oui, je suis d’accord. Le Tiff est un standard dans les années 90 jusqu’à début 2000. Maintenant il faut se tourner vers l’avenir, et le format PSD est entrain, au même titre que le PDF, de devenir un standard (il l’est déjà dans la PAO print du fait de son utilisation massive).

    Il n’y a pas de vrai ou faux graphiste. Gimp répond a une problématique en terme d’un certain besoin et Photoshop fait de même.

  80. @Jean-no: Je suis d’accord avec toute cette analyse.
    Personnellement je suis surtout lassé d’Illustrator qui ajoute des gadgets au lieu de se concentrer sur la manipulation de vecteurs. Et Photoshop suit le même chemin avec ses fonctions d’effaçage de touristes devant le Taj Mahal.
    Je pense que Gimp peu devenir un bon logiciel, mais je crois surtout qu’il est trop tard pour lui et qu’on verra un autre logiciel libre le concurrencer et le remplacer.

  81. @marroon:

    C’est sympa de permettre aux utilisateurs de créer des extensions sans avoir à ouvrir le code source. Genre « Aidez moi à développer mon logiciel mais vous pouvez être sur que je vous donnerais rien ». On a tous besoin de ce genre de réciprocité pour encourager à donner.

    @Mael: Sauf que le résultat du projet est étroitement lié à sa philosophie et l’intérêt que vous lui portez impacte directement sur son niveau de développement et ses fonctionnalités. On ne peut dissocier l’un de l’autre.

    Par ailleurs, je vous invite à justifier votre positionnement éthique plutôt que de m’invectiver et tenter de me discréditer en pointant du doigt mon jeune age.

  82. @marroon: c’est un peu comme si tout le monde était forcé d’utiliser le dernier tournevis à la mode : l’intérêt est avant tout du côté du fabricant de tournevis.
    Sur les frais des sociétés, comme tu y vas : si tant de boites piratent, c’est peut-être parce qu’elles trouvent que c’est cher quand même 🙂 Les investissement réclament de débourser de l’argent, la TVA il faut bien la payer avant de se la faire rembourser (parfois avec ventilation)… La question est de savoir quand l’investissement est justifié et si il ne rend pas la boite esclaves des banques qui avancent le pognon. Ceci étant dit je ne défends pas Gimp pour une question d’argent mais parce que le fait d’avoir une alternative me semble important : les boites qui ont un monopole ne travaillent généralement qu’à le conserver, ce qui n’a aucun intérêt pour les utilisateurs.

  83. J’ai été amené à utiliser Photoshop, Paint Shop Pro (Jasc) et Gimp. Clairement par sa facilité d’utilisation, ses fonctionnalités c’est la Ferrari des logicielles de retouche d’image…
    Maintenant est-ce qu’on a tous besoin d’une Ferrari ou même les moyens de se la payer ?

    Je sais qu’on est un peu geek et que c’est toujours sympa d’avoir le truc le plus mieux et le plus gros 😆 …
    mais perso je roule en Peugeot & j’utilise GIMP.
    Même si je sais qu’il y a mieux ça répond très bien à mes besoins 🙂

  84. @Jean-no

    Je pense que tu dois avoir tes sources sur le pourcentage d’entreprise qui pirate leur logiciel 😛

    Je suis également contre le monopole et pour une concurrence dans tout les domaines afin que le consommateur ai le choix. Le seul problème ici c’est que Gimp n’est pas une alternative complète et sérieuse à Photoshop. Du moins dans le monde professionnelle de la communication et de la publicité, c’est indéniable.

    Alors après on peut être pour ou contre ce genre de modèle économique et ce genre de société mais ça relève plutôt de la politique au sens large.

    [HS]
    J’espère juste que ceux qui vocifère contre Adobe ne sont pas des Macusers frustré que Flash soit mieux que HTML5 😆

    (J’aime mettre les pieds dans le plat 😎 )
    [/HS]

  85. Apparamment nous faisons tous partie de la « communauté » de Gimp sans le savoir 🙂
    Quand a me justifier, c’est précisément ce que nous n’avons pas à faire. Il va falloir comprendre que l’on parle qualité et pas politique.

    Par : J’ignore votre âge, c’était une formule.

  86. @marroon: énormément de boites piratent. Maintenant il n’y a pas de stats et il ne peut pas y en avoir d’honnêtes car pour les éditeurs de logiciels, il est trop dangereux d’admettre qu’une personne paye pour neuf autres.

  87. Je trouve ça très intéressant comme discussion … Comme quoi, ça peut avoir du bon de troller un bon coup :mrgreen: … Simplement, je pense qu’il y a un peu de mauvaise foi des deux côtés . Personnellement, je ne suis pas pro, et j’utilise The Gimp. Je n’utilise pas Photoshop, tout simplement parce que je ne veux/peux pas payer actuellement.

    Je pense que ça peut être intéressant d’établir un comparatif pour dépasser les phrases du type « Photoshop c’est mieux, The Gimp c’est tout pourris » ou « Gimp n’est pas adapté d’un point de vue professionnellement poussé » :mrgreen: . En fait, le problème de Photoshop ou de Gimp, ce n’est pas vraiment la question des fonctionnalités. En étant réaliste, elles sont à peu près présente également dans les deux logiciels (sauf peut-êre pour l’impression pour Gimp).
    Chez Gimp, il y a une question réelle quand à l’ergonomie du logiciel, il y a certaines fonctionnalités basiques qui sont difficilement accessibles (mais si elle sont présentes) , et il faut souvent ajouter soi même, bidouiller, chercher sur Internet pendant un bout de temps pour trouver les greffons, ou plugin ou ce que vous voulez . Par exemple la fonction de suppression « magique » de CS5 était présente depuis un bout de temps sur Gimp … mais pas par défaut, et en conséquence peu de personnes ne l’utilisaient.

    Ensuite, chez PS, il y a la question du prix, basiquement, qui est beaucoup trop élevé. Vous parliez des dev de Gimp qui ne respectaient pas les utilisateurs, mais s’il n’y a pas un manque de respect ici de la part d’Adobe, je ne sais pas ce que c’est. D’autre part, il y a quelque chose que je trouve personnellement très gênant est que le graphiste n’a aucun choix. Il est « obligé de choisir » Photoshop. Avouez que c’est préoccupant 😐

    Enfin il y a les problèmes de compatibilité, mais il sont présents dans les deux logiciels.

    Voilà, j’ai essayé de résumé ce que j’ai lu, en essayant de ne pas trop prendre parti…

  88. Pour faire court :
    Sur Photoshop, que j’utilise tous les jours depuis 8 ans,
    J’utilise les écretages, les options de fusion de calques, les objets vectoriels dynamiques, les filtres dynamiques, l’export web poussé et le scriptage simple (sans écrire une ligne de code), et le tout dans une interface intuitive et personnalisable…
    GIMP peut faire ça?

  89. Pas l’écrêtage, et pas les filtres dynamiques. Ni même les réglages non destructeurs, d’ailleurs. Ça changera avec l’intégration complète du moteur GEGL, prévu pour la 3.0.
    Mais là, on parle de fonctionnalités de confort qui remplacent un masque de fusion ou une copie de calque, pas de fonctions indispensables.

  90. Oui des fonctions indispensables comme une communauté créative qui avance tous dans le même sens en parlant le même langage, ou alors une communauté de dev’ qui nous pondent chaque jour des plug’in plus ou ou merveilleux afin d’optimiser la productivité.

    La comparaison technique entre PS et Gimp n’est pas à faire. C’est pas un jeu pour savoir qui a la plus grosse…

    Tout les arguments que j’entend c’est : « je ne suis pas professionnel et je n’ai pas d’argent donc j’utilise The Gimp ». C’est exactement ce que je dis depuis le début. Je ne suis pas sécrétaire de direction ou autre donc moi Word, Excel et tout le bouzin de Microsoft j’en ai pas besoin. OpenOffice me satisfait.
    Ici c’est exactement pareil, j’entend que des personnes qui font de temps en temps de la retouche pour des besoins perso ou pro mais a aucun moment c’est le coeur de métier et ils sont aucunement impliqué dans un processus de travail qui nécessite des règles, des formats, des normes pour qu’on tout le monde puisse se comprendre.

    Encore une fois, The Gimp c’est bien, c’est formidable, mais quand on rentre dans un processus pro, il est a la ramasse.

    En ce qui concerne le monopole, je vous rejoins totalement, j’aimerais également qu’il y ai une alternative sérieuse (me parler pas de la suite Corel, ça serait comme comparer Xpress avec Indesign…). Faute de concurrence, je prend Photoshop qui est à mon sens le meilleur logiciel car Adobe l’a parfaitement integré dans une suite logicielle avec des produits complémentaire entre eux.

    Enfin, là ou je vous rejoins également c’est sur la politique tarifaire d’Adobe qui est assez bizarre. Ceci dit, la version étudiante de la suite CS5 est a 300€ et permet d’être utiliser à des fins commerciales…Donc avis aux étudiants en école d’art, demandez a papa noël de vous l’achetez :mrgreen:

  91. De mon côté, mon tweet est la réponse que l’on m’a déjà faite autrefois lorsque j’essayais pour les premières fois Gimp. Depuis, je n’utilise que lui même si je ne sais à peu près rien faire … il va falloir apprendre mais surtout retenir les manips.

    Enfin bon, j’ai voulu nuancer mes propos par le « ou pas » puisque je ne reproche pas grand chose à Gimp pour l’instant. Le + de Gimp plutôt important est tout de même sa gratuité.

  92. @marroon: une secrétaire qui utilise Word à la place de OpenOffice ne le fait pas parce qu’elle est une bonne, elle le fait parce qu’elle ne sait pas qu’on ne peut pas faire autre chose. Word est un des pires logiciels du monde, je ne connais pas sa toute dernière version mais tout ce qui a été ajouté depuis douze-treize ans, à ma connaissance, est en trop. Et puis c’est quand même le seul logiciel qui dise « votre copie n’est pas enregistrée » pendant qu’on bosse et qui ferme le fichier sans sauver… alors qu’on a bien la licence !
    Par contre Excel est un petit bijou d’ergonomie. C’est une excellente raison d’acheter Office. D’ailleurs, ils le savent bien chez Microsoft puisqu’on ne peut plus acheter Excel séparément. Le tableur de OpenOffice est bien, bonnes fonctionnalités et tout, mais bien moins fluide et agréable à manipuler.
    PowerPoint, je n’en parlerais pas, ça me donne envie d’écouter du Sardou quand j’y pense, c’est dire.

  93. Parce que pour faire de la prod, Photoshop est plus rapide, complet, et simple d’utilisation, couplé avec indesign, c’est le top en plus d’Illustrator et autres

    Je ne connais pas d’équivalent de Indesign…

    Dans l’école de graphistes que j’ai fait, on travaillait sur Photoshop et je ne me vois pas réapprendre sur un autre logiciel.

  94. Bonjour,

    Je m’apprête à poster un 121’ième commentaire :

    «Ce n’est pas l’outil qui fait l’œuvre mais son créateur»
    (vous croyez vraiment que si on donne à un dessinateur une superbe boite de crayons à papier il dessinera mieux qu’avec un stylo bille ?)

    — Arrêtez de penser que le graphiste n’est qu’un gars qui sait utiliser photoshop.
    — Les fonctionnalités et autres plug-in tuent l’acte créatif (en gros ce n’est pas en cliquant sur un bouton pour mettre des supers effets dégradés, reliefs, brillances, ombrages qu’on fait du graphisme).
    — Créez vos propres logiciels, concevez vos propres outils, le travail créatif sera surement de meilleure qualité.
    — Affranchissez-vous des modes du graphisme quelque part imposées par ces logiciels.

    Donc réponse à la question : les 2 sont utiles, pour autant qu’on sache faire du graphisme avant de savoir manipuler des logiciels…

    Bien à vous (tous).

  95. @Jérémy Vey: C’est sûr, avec Photoshop, on fait du photoshop et avec Illustrator, on fait du Illustrator, c’est à dire que l’on bride sa créativité aux outils qui ont été prévus pour lui permettre de s’exprimer – de même que l’on bride sa capacité à penser aux possibilités offertes par la langue dans laquelle on s’exprime.
    Je suis d’accord aussi avec le conseil « créez vos logiciels » (et ça n’est pas – trop – difficile) mais j’ajouterais : sortez de vos écrans ! Utilisez des ciseaux, de la colle, du papier,… Il y a des choses que l’on peut faire en délaissant le virtuel et en revenant au tangible (même partiellement ou temporairement) que personne sur écran ne pourra imiter.

  96. @Jean-no: Oui sortir des écrans ou tout simplement prendre du recul face à l’outil informatique ! Aujourd’hui le graphisme ajoute énormément de paillettes à ses créations parce que ces logiciels offrent la possibilité de réaliser des effets assez facilement. Ca me rappelle le travail d’une prof qui me montrait une trame de cercle en dégradé et le tout fait à la main !!! Des heures à calculer, mesurer et placer les cercles de différentes tailles ! Ca pose la question du «Est-ce que c’est nécessaire ? Est-ce que cela rend la création plus significative ou non ?». «Un dépliant oui pour quand ? Après-demain, d’accord, délais d’impression compris !»… Enfin je veux pas faire de nostalgie, d’autant plus je n’ai que 26 ans et je suis tout juste sorti des études, mais j’ai eu le temps de constater qu’il y a réellement un malaise dans la profession et que ce malaise est clairement lié à l’informatique. Je ne dis pas qu’il faut l’abandonner, loin de là, mais bien se l’approprier. Ce n’est qu’un outil de création après tout, pas une fin en soit…

    Au passage Jean-no, bravo pour ton blog, il y a des réflexions très intéressantes 😉

  97. @Jérémy Vey: merci !
    À propos de mon blog et des outils, un de mes premiers posts parle de la retouche photo en 1985, c’est à dire avant Photoshop : j’avais écrit ce billet pour expliquer à mes étudiants que la retouche-photo a existé au pinceau et au crayon – j’ai passé trois ans dans un LEP à apprendre de métier à vrai dire. Ça demandait une virtuosité qui m’a toujours un peu manqué. Le meilleur retouche de l’école est passé sur Photoshop sans problème, à présent il bosse pour Jean-Paul Goude notamment.

  98. L’avis du MdM :

    Gimp propose une très pauvre solution « à la Photoshop » pour ceux qui ont une conscience morale poussée (i.e. refuse d’utiliser illégalement des softs) ou pour ceux qui refusent d’utiliser du propriétaire (j’omets les 0,0001% qui sont trop pauvres et à qui Gimp suffit).

    Mais au-delà de ces considérations morales, Gimp est complètement à chier : manque d’ergonomes qui bossent dessus, pas assez puissant en termes de fonctionnalités, etc.

    Et pour avoir vu plusieurs personnes commencer sous Gimp puis l’avoir abandonné pour Photoshop, je peux confirmer que Gimp est vraiment pourri en termes d’ergonomie ainsi que pauvre, et que ce n’est pas juste « une approche différente ».

    Pour ce qui est des commentaires agaçants sur le « meurtre » de la créativité, je trouve ça stupide.

    C’est pas parce qu’on a de bons outils qu’on va faire de la merde ou inversement.

    Un bon artisan fera du bon travail avec des mauvais outils, un bon artisan avec de bons outils fera un excellent travail.

    Idem pour le graphiste et son outil.

    Si la personne n’a pas besoin des fonctionnalités de Photoshop et qu’il n’a aucun souci avec l’interface merdique de Gimp, tant mieux, et puis c’est bien d’utiliser de l’OpenSource (OpenSource Fan-Boy Inside).

    Mais par pitié, arrêtez les conneries du genre :

    – on peut faire la même chose avec Gimp ;
    – l’interface de Gimp est tout aussi intuitive si ce n’est mieux ;
    – le trop de fonctionnalité tue la créativité ;
    – etc.

    Tout ça n’est que BULLSHIT.

    Le MdM a parlé.

    Bon, je vais retourner finir de retoucher mes photos sous Gimp maintenant.

  99. Bonjour à tous, j’aime le débat, je continue.

    dans le flot des mots :

    — « Tout ce qui est « libre » n’est pas bon, mais la force du logiciel « libre », c’est que sa seule fatalité, c’est de s’améliorer. »
    [FAUX] le logiciel libre ne s’améliore pas fatalement. Croire cela, c’est être croire au progrès. Je préfère croire qu’il vise l’amélioration, fatalement.

    — « GIMP est un outils pour les graphistes fait par des devs… C’est la le problème! »
    [VRAI] cependant, photoshop a été aussi fait par des développeurs. La différence c’est qu’il a un gros feedback depuis 20 ans. Ouvrez un photoshop 5 ou 6, vous verrez la différence…

    — « je te renvoie à mon tour vers un imprimeur… compétent et honnête »
    [VRAI] l’argument, « c’est la faute aux autres » est un peu puéril, on peut « choisir » un prestataire de services, un professionnel capable d’utiliser des outils open-source, c’est une valeur ajouté non-négligeable.

    — « Tu essayes d’ouvrir un .PSD qui est un format Adobe. Gimp ne cherche pas à être un clone libre de Photoshop »
    [VRAI] essaie d’ouvrir un fichier DRM sur un matériel non compatible, ça marche pas. Sur la question des formats, l’ouverture est à long terme la meilleur piste à suivre, àmha.

    ✂ ✂ ✂ ✂ ✂ ✂ ✂ ✂ ✂ ✂ ✂ ✂ ✂ ✂ ✂ ✂ ✂

    De nombreuses remarques sont très judicieuses, j’aimerai apporté une remarque qui n’a, à mon sens, pas été soulevée.

    C’est le fait que les grandes multinationales du logiciel travaillent conjointement, contractuellement, avec les multinationales du matériel (i.e. adobe/intel). Et aujourd’hui, même si des initiatives issue du mouvement du logiciel libre on réussi à faire du matériel libre (à but non lucratif, éducatif, etc) les enjeux économique font que le logiciel « privé » conserve, avec de telles ressources économiques, une longueur d’avance.

  100. @pwnd > Juste, cependant et si je peux me permettre, cette remarque n’a pas été faite car elle dépasse le simple cadre de l’utilisation de Gimp vs Photoshop pour le débat beaucoup plus large du logiciel libre face au logiciel propriétaire.

    @all>
    Je pense que tout a été dit mais je retiens quand même la phrase de Jean-no «Politiquement il faut soutenir Gimp» qui dans son apparente simplicité entend et accepte les défauts de Gimp face à son grand frère Photoshop mais appelle à un soutien plus général à la communauté du logiciel libre 😳

  101. @wluce0

    pour finir en beauté,
    comment « participer » à The Gimp, faire du feedback, des wishlist, etc… ?
    Je ne connais pas trop ce milieu là, mais j’avoue que ça m’intéresse.

    J’ai aussi un problème sérieux, je suis sous mac OS (excusez-moi du peu) et visiblement The Gimp n’est pas officiellement porté sur cet OS (j’ai vu des screenshot, autant graphiquement, sous GNU Linux, l’UI était « belle, » autant sous Mac OS, on a l’impression d’ouvrir un X11 non-designé, du foutage de gueule pour des utilisateurs mac ou l’UI « doit » être exigeante)

    Quelqu’un a une communauté réelle, francophone, et professionnelle, à fournir pour The GIMP ? où les débats entamés ici pourraient se poursuivre. Est-ce qu’elle existe, en francophone, un minimum ?

    (parce que quand j’ai vu le site http://www.gimpfr.org je me suis dit, que je ne pourrai pas participer, hormis en offrant d’abord une refonte graphique du site !)

  102. @avetis.kazarian: pour ceux qui ont une conscience morale poussée (i.e. refuse d’utiliser illégalement des softs)
    -> C’est ça la conscience morale « poussée » ? C’est comme les gens qui paient l’addition au restau sans se sauver en courant ou comme ceux qui disent « attention madame, votre sac est ouvert » au lieu de piquer le porte-feuille et de se barrer ? Heureusement qu’ils ne sont pas beaucoup, le monde serait invivable, hein.
    Blague à part, si les utilisateurs de Photoshop le payaient tous, il serait dix fois moins cher.

  103. Je doute quand même très fortement des accusations qui sont portés à l’encontre des gens qui piratent Photoshop et qui l’use à des fins commerciales. Je pense, très sincèrement, que ceux qui piratent Photoshop sont des gens pour qui l’utilisation du logiciel n’est pas leur coeur de métier.

    Soyez sérieux messieurs, ce n’est pas parce que vous connaissez 4 personnes dans votre entourage qui pirate Photoshop pour faire des cartes de voeux pour la famille qu’il faut généralisé sur l’ensemble de la chaîne graphique. Une entreprise qu’elle soit petite ou grosse ne pirate pas ses logiciels.

    Très honnêtement les logiciels Adobe ne sont pas cher quand ils sont en $. C’est dans la conversion $ –> € qu’il y a une couille dans le potage et là j’avoue que c’est cher (et encore…il ne s’agit juste que du premier achat de licence, les MAJ suivantes sont très correct niveau prix).

    Recentrons nous sur le débat Gimp / Photoshop svp.

  104. Hey les gens !

    Youhou ! C’est un troll !

    Faut se réveiller et péter un bon coup.

    Toute personne de bonne foi verra les différences évidentes entre Gimp et Photoshop (et arrêtera de dire des conneries que je ne citerai pas).

    Et pour info, Photoshop est plus que cracker dans les petites (comme grosses boites).

    Pour moi ça revient presque à dire que c’est un freeware tellement le pourcentage d’achat est faible.

  105. @avetis.kazarian: Pour moi ça revient presque à dire que c’est un freeware tellement le pourcentage d’achat est faible.

    Il vont être contents d’apprendre ça, chez Adobe.
    Franchement, qu’on pirate parce qu’on n’a pas les moyens (car c’est vraiment cher), c’est une chose, mais dire « on se détend les mecs, tout le monde fait ça, il faut vraiment être bête pour acheter ses softs » est vraiment irresponsable.

  106. Ce que je ne comprend c’est que les graphistes et plus généralement les artistes-auteurs et encore plus généralement le monde de la communication et de la publicité tire profit de ce qu’on appelle (et apparemment que vous aimez bafoué) le DROIT D’AUTEUR. Donc je doute quand même TRES FORTEMENT qu’une entreprise que ce soit une EI ou une SA se br*nler sur les logiciels en les piratant et de l’autre côté tout faire pour que les droits d’auteurs sur leurs créations soit respectés.

    Soyez sérieux messieurs, ce n’est pas parce que vous n’avez pas assez d’argent et que vous piratez les logiciels qu’il faut se justifier par le fait que « tout le monde fait pareil » alors qu’à mon avis c’est juste du bullshitage d’amateurs.

    Bref, le jour où Gimp sera à la hauteur de Photoshop, j’y regarderais à deux fois. Mais a aucun moment, j’irais prendre des risques en donnant de l’argent pour un produit daubé de partout, d’autant plus que c’est mon outil de production professionnel. Au niveau perso je préfère donner de l’argent pour les petits lapins orphelins 😳

  107. @marroon: Le fait est que la suite Adobe est très piratée, y compris par des pros qui sont par ailleurs à cheval sur le droit d’auteur lorsqu’ils sont concernés.
    Maintenant, ce constat ne peut pas être une justification. Ça peut-être un moyen pour se rassurer mais c’est tout.
    Ceci dit on peut reprocher à Adobe de récolter ce qu’ils ont semé : pendant des années, comme Microsoft, Adobe a rendu ses produits monopolistiques en rendant leur piratage hyper-aisé (longtemps, il suffisait d’un numéro de série). Certains les accusent de continuer à diffuser les versions patchées (mais buggées) de leurs softs pour être sûr d’être sur tous les ordinateurs, légalement ou pas.

  108. @avetis.kazarian: oui, mais ça ne justifie pas le piratage pour autant. Si je défends le « libre » ce n’est pas par radinerie, c’est justement que ça m’embête de pirater, donc aujourd’hui, soit j’achète, soit je trouve un autre logiciel, soit je le fabrique.

  109. @Jean-no:

    +1 pour ton intervention avec laquelle je suis d’accord. Personnellement j’ai décidé de me positionner du côté « j’achète » car aucune solution gratuite n’est équivalente aux solutions payantes.

    Ensuite la position de dire que beaucoup d’entreprise pirate leurs logiciels, je pense que c’est des conneries. Mais on va pas tomber d’accord sur ce point donc j’abandonne 😉

  110. @marroon: Beaucoup d’entreprises achètent, aussi. Mais il est plus courant qu’une agence ait des logiciels piratés que des ordinateurs volés.
    Évidemment, il n’y a pas de statistiques, donc on peut en parler dans le vide longtemps… Pour ma part j’ai vu des boites qui achetaient, et des boites qui n’achetaient pas ou pas autant qu’elles utilisent.

  111. @Jean-no:

    Haaaaa bah là oui ça change tout. Entre le fait d’acheter 2 licences et de l’utiliser sur 3 postes (donc double install) et le fait de ne rien acheter et de cracker 3 licences y a une différence. Mais ça c’est pas du piratage, c’est de la connerie humaine 😀

  112. oui sorry, c’était juste un peu d’humour raté, j’en demande humblement pardon.

    pour être plus sérieux, je rejoins l’avis des gens qui travaillent et m’amuse un peu des toujours jeunes ayatollas du « monde libre »

    j’ai toujours trouvé les initiatives du libre formidables, je fais tout ce que je peux pour essayer de m’en servir, régulièrement, mais que ce soit pour la 2D ou la 3D, je ne m’y retrouve toujours pas.

    il n’y a pas de complot, il n’y a pas de racisme, il n’y a pas de méchants, il y a juste le besoin de bosser vite. Que ceux qui ont le temps de faire avancer des solutions alternatives soient bénis, mais qu’ils ne viennent pas trop gonfler les autres si possible, ils ne sont pas tous des salauds à la solde de l’impérialisme adobesque 😉

    Peace 🙂

  113. Il n’y a pas besoin de bosser vite mais de bosser BIEN !!! Gimp ou photoshop qu’importe, l’essentiel est de faire un travail graphique et photographique éthique, sain, utile, réfléchit et surtout significatif ! Après libre a vous d’utiliser les outils que bon vous semble (ou de les créer vous même n’est ce pas Jean-no 😉 )

    Bien a vous et bonne soirée !

  114. @jcfrog:
    +1

    @Jeremy Vey:

    C’est ce que tu dis a tes clients / employeurs ?
    « Ha non non Photoshop et Gimp c’est la même chose, l’important c’est de bien bosser ».

    Et quand t’auras du détourage ou des retouches photo à faire à la pelle sur 500 images. Tu leur diras que ça va te prendre 10 jours mais que tu feras ça bien ?

    Comme je l’ai déjà dit Photoshop c’est pas juste un outil pour faire un photomontage de vous au volant d’un cabriolet avec une belle blonde à côté.

  115. j’ajoute juste en passant et pour faire g(r)imper encore une le compteur de coms de notre hôte que même si c’est un peu HS, j’ai réellement une grande affection pour FireWorks dont je me sers 99% du temps et dont je n’entends jamais parler 🙂

  116. @marroon: Attendez, comment faisaient les graphistes avant l’informatique ? Le graphisme n’est pas né en 1984 je vous le rappelle. Ensuite, concernant mes clients si ils ont 50-100 photos à retoucher c’est que les photos étaient mal prises au départ ! Si ils faisaient appel à des vrais photographes ou si ils évitaient de récupérer des photos pourris venus tout droit du net voire de mauvais scans (si si les scans cela mai déjà arrivé pour un catalogue), alors il n’y aurait pas 50-100 photos à retoucher mais plus qu’une grosse dizaine ! C’est tout le problème du numérique c’est tellement plus facile ! Cela dit 500 images à retoucher ça prendra plus de 10 jours et même avec photoshop !

    Amicalement

  117. @jcfrog: J’ai peur que Fireworks n’ait pas un avenir incroyable, depuis le rachat de Macromedia par Adobe. Je ne trouve pas la prise en mains très agréable mais pour le boulot au pixel, c’est pas mal, et pour le travail d’optimisation de la compression aussi.
    Macromedia a eu un autre logiciel graphique de légende : Freehand, qui selon certains était mieux qu’Illustrator… Tombé aux oubliettes malheureusement. Il paraît que Xara existe toujours. C’est un logiciel de dessin vectoriel assez intéressant aussi.
    @Jeremy Vey: le graphisme n’est pas né en 1984, et à vrai dire photoshop non plus : le mac a d’abord été l’ordinateur de la bureautique GUI avec Word, Xpress, etc. Le graphisme sur ordinateur est venu progressivement avec PageMaker (1985) Xpress et Illustrator (1987)… Photoshop ne date que de 1990. En fait le graphisme sur ordinateur existait déjà en imprimerie, sur des composeuses dédiées, mais la vraie explosion du domaine sur micro-ordinateur est ultra-récente. La force de Photoshop a sa sortie, entre 100 logiciels d’image concurrents, c’était le côté assez pro et le fait que ça n’était absolument pas fait pour faire de jolis dessins mais plus pour retoucher des photos scannées. Mais vous rigoleriez bien si vous essayiez la version 1.0 : pour commencer, il n’y avait pas les calques.

  118. @Jean-no: Mais oui Jean-no bien sur que le graphisme n’est pas né en 1984, j’ai choisi cette date parce que le Mac devenait le premier veritable outil informatique démocratique (c’est pour moi une date de référence pour mes réflexions sur le graphisme aujourd’hui…) bref pour l’histoire je voulais faire cours… Sinon bien sur que photoshop n’est pas mal (moi même avant de connaitre photoshop et illustrator je bidouillais au lycée sur Corel Draw et Corel Photo Paint c’est dire…), je ne débatais pas sur le choix entre gimp ou toshop ,chacun choisi, mais j’essayais de répondre au commentaire precedent… En somme j’essaie d’apporter un peu d’éthique dans cette profession du graphisme qui part ces outils fantastiques qui, quelquefois gagne en qualité et en rapidité d’exécution, mais qui trop souvent y perd a cause de son coté démocratique (j’ai un ordinateur et j’ai photoshop alors je suis graphiste) c’est tout le paradoxe, la démocratisation confond les pratiques professionnelles des amateurs… Mais c’est un autre débat. Sur ce je vous laisse !

  119. @Jeremy Vey: Je racontais tout ça par souci de précision. J’avais bien compris la raison pour laquelle tu as choisi 1984, mais puisque j’ai vécu la naissance de la micro d’assez près, je raconte 🙂
    En 1987, je passais un CAP de retouche photo au crayon & pinceau et nos profs nous disaient : un jour vous verrez, ça se fera sur ordinateur. Mais on n’y croyait pas tant que ça.

  120. @Silma Thoron: moi j’aurais adoré naître plusieurs centaines d’années plus tôt. Ou plus tard. Mais bon, on ne m’a pas laissé le choix 😉
    C’est la malédiction de la capacité des humains à se projeter dans le temps et l’espace, on désire un ailleurs, un avant, un après, enfin on n’est pas souvent content d’où et quand on est. Mais je suis sûr que c’est ce qui rend créatif.

  121. Voici un autre logiciel libre de traitement d’image qui, bien qu’il ne soit pas tout à fait « complet » pour le moment, n’a pas les défauts de Gimp par rapport à l’ergonomie, et gère même CMJN ! De quoi réconcilier tout le monde ?

  122. marre des gens qui disent c’est mieux ceci parce que j’aime plus et donc l’autre est nul et puis photoshop de toute facon c’est plus joli,

    qu’est ce qu’on s’en ***, il s’agit d’un coté d’un programme visant les pros et de l’autre sopn challenger, l’important pour un programme pro est le workflow :

    – flou gausseen sur 50px sur photoshop = environ 2sec, sur gimp environ 30secondes.

    – renforcer la netteté : 120px sur gimp, 256 sur ps

    – augmentation du contrast : ps instantané, gimp eternité (abandonné apres 2minutes)

    (machine de test : i7 640 UM, 4Go de ram)

    c’est pour cette raison que les pros utilisent photoshop… a leur grand desaroi. Si quelqu’un trouve comment le rendre concurentiel on enseignera enfin sur gimp, et le libre sera donc utiliser par les pros..

  123. Moi je pense (peut-être à tort) qu’au niveau professionnel, les logiciels payant* sont au dessus des logiciels libres. L’utopie de devoir créer mieux que la grosse multinationale d’à côté est louable mais à un niveau de « production » professionnel, on se rend vite compte que ça ne fait pas le poids.

    Malheureusement pour les défenseurs du libre, quand il y a beaucoup d’argent en face, le rythme est difficile à suivre… (voir Flash vs HTML5)

    * c’est à dire ceux qui sont développé par des entreprises pour des entreprises/particulier-professionnel

  124. Le plus souvent ce n’est pas le logicie qui est nul mais l’utilisateur…Ceux qui utilisent photoshop critique Gimp parce qu’ils ne sont pas capable d’exploiter le potentielle de ce logiciel et préfère avoir tout d’un coup.
    J’ai débuté ave gimp et je continue avec gimp, photoshop je ne l’utilise jamais, il prend juste de la mémoire. Mais au moins, contrairement aux autres, je sais faire un bisautage toute seule sans avoir besoin d’une otion que me fasse tout parce que je suis totalement incapable de le faire.
    Photoshop est fait pour des débutants qui, parce qu’ils arrivent à avoir un rendu correct, se prennent pour des graphistes. A cela je réponds allez jouer a la patte à modeler ! ( et encore sans l’aide d’un programme je ne sais pas si vous arriverez à faire une boule !! )

  125. +1 Sky….

    Say : ca prend de la mémoire pare que y’en faut. Quand j’fais une photo, chaque alque prends nativement 220Mo. Gimp n’est pas capable de gerer ce genre de chose.

    T’es serieuse? tu fais des biseautages en 2011?

    Si je paraphrase ton raisonnement paragraphe apres paragraphe :

    les gens ne savent pas utilisé gimp.

    Photoshop est trop lourd. Gimp est plus simple

    Photoshop est pour les noobs qui ont besoin d’un programme facile et qui aime les bacs a sable.

    T’as pas l’impression de te tromper le page? ou de monde?

  126. @Thibaut HOFER:
    je cite : « mais un graphiste digne de ce nom ne gèrera pas ou peu le CMJN dans Photoshop, mais plutôt dans un logiciel de mise en page! »

    FAUX… ton image en RVB dans indesign, restera toujours une image en RVB… Non-imprimable en offset…

    Photoshop est la seule solution.

  127. Aller je relance le truc.

    @side87> Il vaut mieux gérer toutes tes images en RVB du début jusqu’à la fin et convertir à la fin lors de l’export en PDF dans ID ou autres. Donc Gimp peut-être utilisé dans un flux pré-presse moderne 😉

  128. Attention, dans un flux-prépresse moderne mais avec de petits moyens. Comme je l’ai dis précédement, quand on attaque du lourd dans un workflow professionnel, Gimp n’arrive pas à suivre la cadence de travail.

  129. @Sky:
    Tu es graphiste freelance, tu bosses pour des associations qui ont besoin de coûts réduits sans rogner sur la qualité, tu leur présente une facture exorbitante sous prétexte que tu dois payer tes licences photoshop/illustrator/flash/machin etc…, tu auras un « merci, au revoir. »

    C’est mon cas. Je bosse en freelance, je bosse pour des associations du secteur culturel et des artistes qui ont peu de moyens, des besoins réels et qui te font aucun cadeau sur la qualité. (limite pires que les boites avec lesquelles j’ai pu bosser et qui voyaient pas mes défauts de débutants, quand je bossais sur Toshop) Aujourd’hui, ma station de entièrement équipée en logiciel libre, et c’est un vrai miracle. Jamais un soucis. Et plutôt que d’investir dans des licences qu’il faudra mettre à jours tous les ans, je m’suis offert une tablette graphique Cintiq – que Linux digère très bien.

    Faut reconnaitre Photoshop a deux avantages :
    – Sa gestion colorimétrique. Ce qui ne sert que dans un cas : les grosses institutions qui exigent des valeurs pantone ultra-précises (print institutionnel, je sais pas si le graphiste de Air France est là, mais c’est sans doute le seul graphiste concerné…). Pas que ce soit impossible sous Gimp, mais c’est imbuvable. Maintenant, faut être honnête – la majorité des gens qui prétendent que ça les gène que GIMP ne gère pas le CMJN en natif je font que répéter un argument qui, bien que vrai, ne les concerne que peu : la majorité n’ont de toute façon même pas pris la peine de calibrer leur écran…
    – La gestion des calques de texte. Sous Gimp, c’est vrai, c’est merdique à pleurer. J’y perd un temps fou.

    Pour le reste, l’ergonomie n’est pas moins bonne, les raccourcis pas pire. A ceux qui disent « j’ai essayé GIMP une semaine mais j’y arrive pas alors je retourne sous photoshop » – honnêtement, qu’est-ce qu’ils arrivaient à faire de photoshop au bout d’une semaine ? Et encore, ils n’étaient pas handicapé par d’autres automatismes.
    Toute les écoles de graphismes enseignent photoshop. Simplement parce que l’usage de photoshop est inscrit dans le marbre – allez voir les conditions d’obtention d’un BTS com visuelle, c’est un diplôme d’état qui sponsorise Adobe. Du coup, les boites réclament photoshop, et comme elles réclament photoshop, on enseigne photoshop – CQFD. Ce logiciel est une institution, tout le monde le connait. Pour GIMP, c’est une autre affaire. Cet état de fait n’augure pas de la qualité des logiciels, mais de leur réputation.

    Un autre truc que je tiens à dire – histoire de troller un peu : photoshop, avec ses effets tout prédéfinis et « trop facile », tue la créativité. Tous les débutants qui bossent avec font la même chose, les mêmes effets etc… Perso c’est grâce à Gimp, et peut-être même à ses défauts, que j’ai développé ma patte.

    Alors simplement, je dirais : oui, photoshop est meilleur. Il répond aux besoins de 100% des graphistes. Gimp, lui, ne répond qu’à 90% d’entre eux.

  130. @walter: 40%.

    Sûrement pas 90%.

    Les étudiants utilisent les mêmes effets car ils ne connaissent que 1% des effets de Photoshop.

    Et le problème de la créativité ne vient pas des outils mais des élèves et leurs enseignants.

    Gimp ne propose pas 10% des possibilités et de la puissance de Photoshop CS5 : ce n’est pas un mal mais ça les pose sur deux niveaux différents.

    Le commentaire de @vinc pose tout le reste.

    Ce n’est pas un MS Office VS LibreOffice, c’est très loin même.

  131. J’insiste. 90%. Mais je parle des capacités réelles de GIMP. Pas du peu qu’on veut bien en découvrir en une semaine.
    Comme je le disais, seulement 2 défauts : la gestion des calques de textes qui fait perdre du temps, et le temps c’est de l’argent… (tant pis, j’économise sur les licences) et la « colorimétrie parfaite », c’est à dire non pas le fait de séparer en CMJN (ce qui est possible sous gimp avec Separate+), mais l’usage spécial d’une encre pantone référence machin pour le logo du Lion’s Club sur la plaquette institutionnelle de dieu sait quel palace 12 étoiles…. Et je considère que ce cas concerne 10% des graphistes, pas 60% comme tu le dis.
    Pour le reste : GIMP sait le faire. Aussi bien.

    Je le répète : Photoshop est meilleur, je le concède. Comme une Porsche est meilleur qu’une Mercedes. Cela dit, sur l’autoroute des besoins en graphisme, elles roulent toute les deux à 130 Km/h. Après, c’est au graphiste de savoir conduire son engin.

    Et j’oubliais : @Sky – quand j’envoie mes fichiers à un imprimeur, je lui envoie du TIFF, et il dit « merci » et pas « au revoir ». Gimp gère l’ensemble des formats gérés par Photoshop ET les formats libres que Toshop ne digère pas. (c’est plus simple d’ouvrir un PSD sous Gimp qu’un XCF sous Toshop)

    Enfin, pour comparer honnêtement les deux, il faut avoir pratiqué les deux. Et pas « une semaine pour voir ». J’ai eu des années de Toshop, à l’école et à mes débuts en entreprise. Maintenant j’ai 5 ans de Gimp dans les pattes, et j’en fais pas moins.

  132. Personnellement, je n’ai pas eu tant de mal que ça à prendre gimp 2.6 en main, c’est juste la multitude de fenêtres qui est chiante. Après, c’est sûr, pas de print avec gimp pour le moment, mais ce sera possible dans la version 3 dont l’ergonomie aura été soigneusement étudiée par des pros.

    Donc, Gimp, pour une utilisation pro, je comprends que ca ne branche pas les gens et c’est normal, Photoshop (et illustrator etc) étant bien plus abouti (rien que cette histoire de quadrichromie et d’ergonomie…). Et existant depuis plus longtemps il me semble.

    Gimp est encore jeune, et il est toujours en train de se compléter (il est l’objet du Google summer of code par exemple, où de nouveaux greffons ont été développés). Je pense qu’il décrochera ses lettres de noblesse dans les années à venir, 5 ans max. Après, perso, le libre j’aime bien parce que c’est GRATUIT. Parce qu’une Creative Suite, faut bien avouer que ça coûte une fortune (sauf si équipé dans l’entreprise…), et qu’à part la cracker, y’a pas grand chose à faire…

    J’encourage Gimp personnellement. Il faut juste lui laisser le temps d’arriver à son « stade final », comme linux, qui ne devient intéressant pour les utilisateurs casual que depuis ces 5 dernières années (et qui perce maintenant grace à Androïd par exemple, pour les téléphones et les tablettes).


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