Chaque matin, c’est le même rituel : elle se penche devant la caméra, impassible et attend quelque secondes. La structure de son visage est reconnue par le système et les portes s’ouvrent. « Ca fait très américain. On pense à la CIA, au FBI ! », s’exclame cette employée de Celgene, une compagnie pharmaceutique. Ici, la reconnaissance faciale a remplacé l’immuable badge d’accès.

Ce système de reconnaissance faciale est développée en Suisse par la société genevoise Bioscrypt. Sa technologie a déjà séduit des entreprises de tous secteurs comme la banque privée Pictet ou Philipp Morris, à Lausanne.

Et nouveau degré de sécurité signifie aussi nouveau défi pour les pirates. « Tout système de sécurité quel qu’il soit peut être piraté. Tout dépend de la quantité d’intelligence et d’argent que l’on va mettre sur la table » constate le professeur Jean Henneberg du département informatique de l’Université de Fribourg. Et lorsqu’un profil biométrique est volé, c’est du définitif. Impossible de modifier des empreintes digitales ou un visage, à moins de prendre rendez-vous chez le chirurgien esthétique.

Personnellement, je pense que l’identification par l’image (que ce soit, une empreinte, un visage photographié ou un son transformé en sa visualisation par l’onde…), gagne en performance lorsqu’elle tend vers un maximum d’éléments clés reconnus par la machine (comme l’identification d’empreinte par exemple). Cependant, plus le nombre de points clés est important, plus il est difficile à la machine de bien reconnaître l’individu, si par exemple elle saute un point clé.

Encore un défi important pour les hackers mais aussi pour les ingénieurs qui inventent des solutions de reconnaissance comme que celle-ci.

via nouvo.ch




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