Link: La cyberpolice culturelle

La virtualisation généralisée et l’interconnexion totale compliqueront à l’extrême l’application des droits d’auteurs et des copyrights. Cependant, de nouveaux modèles économiques culturels émergent lentement et sûrement…

La loi contre l’ordre

En copiant une chanson ou un film d’une mémoire USB ou d’une plate-forme peer-to-peer, je commets un acte illégal. En capturant cette même chanson d’une radio en ligne ou en enregistrant sur DVD-R la vidéodiffusion numérique de ce même film, je reste dans la légalité. Où se situe donc la frontière ? Pourtant, comme la quasi-totalité des cybernautes, je paye ma facture Internet, ma redevance TV et use de supports numériques légalement vendus en magasins, et de surcroît taxés. Jamais ma mélomanie et ma passion pour le septième art n’ont été autant fiscalisées. Ex-présidente de la RIAA, Hilary Rosen avait carrément suggéré de taxer la bande passante…

En outre, si un contenu artistique ou intellectuel doit être distingué de son support, l’imbrication entre ces deux éléments ne saurait être éludée. Si je dérobe incognito votre master dans un studio d’enregistrement ou un CD dans votre salon, vous avez effectivement perdu l’œuvre musicale et son support. Si je convertis son contenu en MP3 ou le télécharge sur Bittorrent, le fichier initial est toujours dans votre master, dans votre CD, dans votre PC ou dans votre clé USB. Cessons donc cette fameuse analogie à l’emporte-pièce prétendant que «  télécharger un album, c’est voler un CD  ». De très nombreux mécanismes propres à l’économie physique et aux supports analogiques volent en éclats dans le tourbillon numérique.




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