Hello 🙂

Voilà quelques années que j’y pense, que j’y crois, j’en avais déjà succintement parlé, et hier j’ai lu un article de chez Framablog. Je vous parle parfois sur Graphism.fr de projets utilisants les imprimantes 3D comme ici pour fabriquer ses bijoux, pour fabriquer ses personnages, ce tour de potier virtuel / réel. Depuis le début, derrière les imprimantes 3D comme MakerBot ou RepRap, l’idée sous-jacente est l’opensource, le partage, l’auto-création en chaîne (je crée une machine qui crée une machine, qui crée une machine…).

L’imprimante 3D aujourd’hui

« Pour rappel, aujourd’hui, l’impression 3D est une technique qui permet de produire un objet réel à partir d’un fichier CAO en le découpant en tranches puis en déposant ou solidifiant de la matière (plastique, cire, métal…) couche par couche pour, en fin de compte, obtenir la pièce terminée. C’est l’empilement de ces couches qui crée un volume. »

Imaginons

Ainsi, dans un scénario d’anticipation, j’imagine que nous posséderons chez nous des machines à « fabriquer » toutes sortes de choses. Au début peut-être ce sera votre voisin « un peu geek » qui aura cette machine, puis vous en achèterez une, ou alors il vous fabriqura la votre à partir de la sienne. Si vous êtes un peu débrouillard, vous trouverez des plans sur internet pour fabriquer la votre avec des matériaux achetés dans un magasin de bricolage ou récupérés à droite à gauche. Et, grâce à internet des des milliers de « patrons », de « plans », vous pourrez télécharger des objets sur commande. « Tiens, s’il me fallait une tasse ? un nouveau pied pour mon appareil photo ? Une nouvelle brosse à dents ? ».

L’objet copiable à l’infini

Au début, nous fabriquerons sûrement des objets pour dépanner, des choses simples, élémentaires même. Puis, petit à petit, avec des technologies plus élaborées, avec des matériaux plus précis (nano matériaux, textiles, fibres, papier électronique…), nous pourrons peut-être fabriquer nos propres outils, gadgets et, pourquoi pas, nous en détacher matériellement. En effet, comme on l’a vu, avec la dématérialisation de la musique, de l’écrit, de l’image cinématographique, la « valeur » (et je ne parle pas uniquement de valeur financière, mais aussi du côté précieux, sentimental, émotionnel, etc.) de nos objets changera alors peut-être.

En rêvant toujours, j’imagine qu’une fois les moyens de production installés dans nos foyers, on commencera alors à adapter ses objets à ses besoins, à en créer des spécifiques, à produire avec de la conscience, et, une fois de plus à s’en détacher. Mais voilà, face à ce partage de la connaissance, face à cette dématérialisation / rematérialisaton de l’objet, je vois déjà le commerce, les brevets, les marques déposées, le droit d’auteur. Comment tout cela va-t-il se passer ?

Bref, en attendant, je pense qu’il faut observer, essayer, comprendre, commencer à anticiper aussi et prévenir pour que cette prochaine révolution indusrtielle se passe dans le partage, l’intelligence et pour le mieux.

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16 commentaires

  1. c’est vrai que j’ai entendu parler pour la premiere fois de ce type d’imprimantes sur un article du magazine wired il y a presque 10 ans, ça me faisait rêver déjà à l’époque… dans le magazine il disait en gros qu’on pourrait reproduire des objets chez nous et que chaque maison aurait une imprimante 3-D

    c’est vrai aussi que j’ai vu le prix chuter ces dernières années (ce qui est pas mal…la derniere fois c’était passé de 50.000 euros a 10.000 euros l’imprimante, je ne sais pas exactement combien ça coute aujourd’hui)

    Pour le moment ça s’utilise surtout en architecture ou design industriel pour créer des maquettes mais je pense que un jour (j’espere) elles seront vraiment moins cheres et pourront être chez monsieur tout le monde!

  2. Il s’agit d’un sujet passionnant et cela ouvre énormément de perspective. Mais est ce que la possibilité de créer soit même des objets ne va pas à l’en contre de l’écologie ? En créant encore plus d’objets en plastique, ne va t’on pas encore un peu plus polluer notre planète ? la notion d’objet unique et précieux disparait, mais qui en profitera ? Les industries ou le consommateur ? D’ailleurs si tout le monde créer ses objets plutôt que de les acheter, doit-on parler encore de consommateur ?

  3. J’ai eu l’occasion d’en utiliser une l’année dernière en école d’ingénieur dans le cadre d’un projet, et j’avoue que j’ai été bluffé par les performance de ce type d’engin : c’est particulièrement efficace dans le prototypage (pas besoin de passer par un prestataire, pas de délai), pour faire du « quick and dirty ».

    Concernant la question écologique, tout dépend de l’usage : si les fabricants jouent le jeu (on peut rêver ), l’imprimante 3D est parfaite pour faire des pièces de rechange et ainsi prolonger la durée de vie de certains appareils ( qui n’a jamais pesté contre un grille-pain inutilisable parce qu’une pièce pourrie était cassée au bout de 6 mois ?). Enfin, le prix des matières premières va grimper énormément au cours de ce siècle, ce qui je le pense va limiter la taille des objets que l’on pourra créer en gardant un coût raisonnable (c’est pas de la production en série).

  4. Pour ma part, je trouve le terme d’imprimante très mal choisi, ou en tout cas très mal adapté.
    Il ne s’agit plus d’impression, mais bien de sculpture, de fabrication.
    Sinon l’idée est très prometteuse.

  5. J’allais dire exactement la même chose que ta conclusion. Je ne vais donc pas paraphraser mais cité la conclusion en totalité :

    « Bref, en attendant, je pense qu’il faut observer, essayer, comprendre, commencer à anticiper aussi et prévenir pour que cette prochaine révolution indusrtielle se passe dans le partage, l’intelligence et pour le mieux. »

    :mrgreen: & 😳 (parce que je l’aime de trop ce smiley !)

  6. Je rejoins Mdescharles sur le sujet.
    Evidemment la technologie est passionnante et un projet comme celui ci, aussi novateur (même si on en parle depuis 10 ans, pas grand monde a du en voir/essayer une) l’est encore plus.
    Mais pensez vous sincèrement que chaque foyer ait besoin d’une imprimante 3D ? On vit très bien sans aujourd’hui (la petite phrase anti progressiste). Il faut différencier les projets professionnels et ceux qui s’adressent à tout le monde. Celui serait juste hyper polluant.

    Sinon pour les pro du design c’est une avancée énorme, là dessus rien à dire !

  7. je précise que je rêves d’une machine comme cela pour mes packaging 😀 ca me ferais gagner tellement de temps et ca ouvre des nouvelles perspectives sur la recherche de nouvelles formes 🙂
    pour le prototypages c’est juste génial :p

  8. Cest vrai, si tout est fait en plastique ça va polluer a mort… D’où l’interet a imprimer avec des composantstes biodegradables, il existent des imprimantes 3D qui font les objets en verre
    Pour les resines faudrait trouver quelque chose de plus ecolo je pense

  9. J’utilise moi même une imprimante de type RepRap et pour ce qui est de la matière c’est pas un véritable problème.
    La majorité des machines impriment en ABS, c’est un plastique issu du pétrole certes mais il se recycle plutôt bien. Plusieurs personnes se sont déjà posés la question et on voit apparaître de plus en plus des modules de recyclage du plastique de vieux objets imprimés (ou d’échec d’impression) afin de pouvoir imprimer avec à nouveau. (rien encore de vraiment abouti mais à la vitesse à laquelle ça évolue)
    Dans le même genre ce designer utilise du plastique récupéré de vieux frigo (encore de l’ABS) qu’il broie pour imprimer des chaises avec :

    Enfin, ça évolue tellement vite ! ^^

  10. Je crois que la première fois que j’ai vu ces imprimantes, c’était dans les bonus du SDA ou de Star Wars, c’est vraiment très impressionnant à voir en fonctionnement. Le prix aussi était impressionnant ! 😈


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