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Je vous propose ce matin, une émission passionnante sur Raymond Loewy, immense designer industriel et graphiste français devenu franco-américain. Drôle de génie souvent méconnu du grand public, il a laissé derrière lui de nombreux produits de grande consommation, d’autres projets pour la Nasa ou encore un ouvrage intitulé « La laideur se vend mal ».

Présentation

« Il y a un malentendu Raymond Loewy. Méconnu du grand public, il est souvent méprisé par les tenants d’une discipline – le design – qu’il a, sinon inventée, au moins rendue incontournable dans le XXe siècle des progrès techniques et de la consommation de masse. Ce qu’on lui reproche ? D’être un « restyliste marchand de soupe », un truqueur, une sorte de génial camelot capable de rendre désirables des objets nécessaires, faisant ainsi le bonheur de tous les marchands et de l’industrie capitaliste. Et accessoirement d’avoir toujours cherché à se mettre en avant avec un narcissisme qui confinait parfois au ridicule. Il faut dire que Raymond Loewy n’a pas peu contribué à ce malentendu, l’alimentant même avec son livre best seller « La laideur se vend mal », qui semble être au premier abord un objet littéraire hybride entre l’autobiographie prétentieuse et le traité théorique naïf et superficiel. La longue vie de Raymond Loewy raconte le XXe siècle et ses progrès techniques. Enfant, il assiste aux tout premiers vols des avions en toile de Santos Dumont sur les pelouses de Bagatelle. Soixante cinq ans plus tard, c’est à lui que la Nasa fera appel pour dessiner l’intérieur de la capsule spatiale Skylab…

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…La longue carrière de Raymond Loewy raconte aussi la naissance d’une profession, celle de designer. Avant de collaborer à la conquête spatiale, il aura en effet touché à tout ce qui roule, vole ou flotte, des paquebots transatlantiques aux hydroglisseurs, des locomotives de la Pennsylvania railroad aux bus Greyhound, des légendaires voitures Studebaker au Concorde, en passant par l’Air Force One du Président Kennedy. Il aura également dessiné ou arrangé quelques unes des icônes et des plus célèbres logos du XXe siècle : le paquet de Lucky Strike, la coquille Shell, les enseignes de BP, New Man, L’Oréal, ou Spar… Mais surtout, ce jeune Français émigré sans un sou au lendemain de la première guerre mondiale aura été le designer de l’ « american way of life » à partir des années 40, se plaisant à dire qu’il était impossible pour un américain de n’être pas en contact avec l’une ou l’autre de ses créations au moins une fois par jour. Ce portrait tente de dépasser le malentendu et de situer l’œuvre de Raymond Loewy à une juste place dans l’histoire de sa discipline. »

L’émission

Bonne écoute !

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