Bonjour pluvieux sur Paris ! Mais ne nous laissons pas abattre, ce matin, je vous ai reservé un petit billet sur le crowdsourcing. Je râle souvent contre les concours de graphisme où le gagnant gagne 200€ et les organisateur récupèrent 1500 créations graphiques en deux mois sur un projet qui vaut de l’or… Mais bon.

Or, je viens de lire un article très intéressant sur Libération concernant le crowdsourcing, je vous ai recopié les meilleurs passages pour que nous puissions y voir plus clair dans ces méthodes, qui sont loin du donnant donnant :

Exploiter la matière grise des blogs, forums, et autres expressions du Web comme source d’innovation, c’est le crédo du crowdsourcing . Le principe : une foule d’internautes répond à un concours ou une proposition émise par le crowdsourcer sur un thème défini. Ce dernier rassemble et stocke les bonnes idées ou informations en offrant une récompense aux heureux élus. Puis il les revend plus cher à des particuliers, des entreprises ou des investisseurs qui en ont fait la demande. Cela a l’avantage de la simplicité.”

La ressource utilisée pour le crowdsourcing peut prendre des formes plus ou moins élaborées : internautes sollicités au hasard, panel constitué au fil du temps par des crowdsourcers spécialisés, sites et forums dédiés à l’accouchement d’idées d’internautes ou encore communautés d’internautes décidant d’exploiter le filon. Ainsi celle de Cambrian House. Forte de 64 000 personnes, elle est sur le point de lancer Vencorps, un site web sur lequel des investisseurs et capital risqueurs évalueront des idées de création d’entreprise. Cambrian récompensera l’internaute ayant proposé le meilleur projet en lui offrant des parts de Vencorps.”

“Bénéfice. Le modèle d’inspiration de ce nouveau service, c’est l’encyclopédie Wikipedia sur Internet. Rédigée par des milliers d’internautes, elle est régulièrement mise à jour et offre une mine d’informations. Simplement, ce modèle participatif est appliqué au domaine des idées commerciales et innovantes. Et le tour est joué. Pour les entreprises qui font la chasse aux coûts, c’est tout bénéfice. S’adresser à des internautes de talent, plutôt qu’à des professionnels aux tarifs élevés, leur permet de ramener des compétences à moindre frais et parfois même gratuitement ! Certes, toute idée émise par une foule virtuelle n’est pas nécessairement bonne. Mais si elle est nouvelle et formulée par de nombreuses personnes, c’est qu’elle a de bonnes chances d’être déjà socialement reçue, et donc commercialement peu risquée.”

“Esclavage. A l’exemple de YouTube dont les ressources (des vidéos) sont produites par une foule virtuelle d’amateurs non rémunérés, de nombreuses start-up de la nouvelle économie reposent sur l’exploitation du bénévolat de millions d’internautes. «Ce phénomène qu’on pourrait, dans un futur proche, qualifier d’”intérim 2.0”, tend à se généraliser.”

“Un avant-gout du côté de l’image : on peut acheter une photo d’amateur chez le crowdsourcer iStockphoto pour le dixième du prix d’une photo fournie par une agence ou un photographe professionnel. Les «photo-internautes» ne gagnent même pas de quoi financer leurs appareils photo ou les licences de mise à jour des logiciels, alors que les revenus d’iStockphoto augmentent de 14 % par mois.”

“Le phénomène provoquera-t-il l’appauvrissement généralisé des idées individuelles, la créativité personnelle ayant le plus grand mal à rivaliser avec la masse des tendances, résultats de goûts collectifs qui sont dans l’air du temps ? Les détracteurs du crowdsourcing parlent déja de madsourcing ou de stupidsourcing. Ils dénoncent une nouvelle forme d’esclavage, une nouvelle place de marché du pauvre, la pire, puisque les esclaves sont volontaires pour réaliser des petites tâches pour quelques centimes.”

Et vous, participez-vous à ce genre de phénomène ? Organisez-vous et planifiez-vous actions de crowdsourcing ?




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