Certains d’entre vous avez 13, 18, 25 ou encore 30 ans et, tout comme moi, vous n’avez jamais connu l’industrie du design graphique à l’époque où les ordinateurs n’étaient pas utilisés. D’autres qui me lisent (et je sais pour certains qui ils sont!) ont la quarantaine, la cinquantaine, la soixantaine ou plus et ont eu la chance de connaître cet âge pas si lointain où la photocomposition, les découpages à la main, les lettraset et autres joyeusetés existaient.

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Bref, pour les jeunes comme les moins jeunes, j’ai le plaisir de vous présenter cette campagne de financement participatif  qui raconte l’histoire du design graphique avant les ordinateurs.

Pouvons-nous imaginer l’utilisation de la colle et du papier pour CTRL+C CTRL+V une photo ? Difficile. C’est pourquoi, Briar Levit, professeur adjoint de design graphique à l’Université Portland a décidé de créer un film qui met en lumière les difficultés rencontrées par les graphistes qui ont dû travailler sans l’aide d’ordinateurs.

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Ainsi, il lui a fallu documenter les outils et les procédés utilisés, ainsi que les personnes impliquées, Levit raconte toute cette époque avec l’espoir de partager la fierté qui accompagne une meilleure compréhension de la discipline, de son histoire et de son développement.

Présentation de Graphic Means

Le film présente des entrevues avec :

  • Paul Brainerd: co-fondateur de Aldus Pagemaker
  • Colin Brignall + Dave Farey: Letraset typeface designers
  • Lou Brooks: illustrator, curator of The Museum of Forgotten Art Supplies
  • Art Chantry: graphic designer
  • James Craig: author and educator
  • Cece Cutsforth: designer, educator
  • Joe Erceg: designer
  • Carolina de Bartolo: designer, educator, author, and publisher
  • Ellen Lupton: designer, author, educator
  • Gene Gable: designer, writer, consultant
  • Walter Graham: author, paste-up expert
  • Steven Heller: designer and design critic
  • Frank Romano: design historian, author, educator
  • Jonathan Seybold: Son + collaborator of father of digital typesetting, John Seybold
  • Adrian Shaughnessy: designer, writer, publisher

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J’ai très hâte de voir ce projet sortir pour pouvoir me rassurer sur le fait que oui, nous avons une chance énoooorme de vivre à une époque où l’ordinateur est un fabuleux compagnon du design graphique !

source | Merci Tania




4 commentaires

  1. Intéressant. Tout comme il n’y a pas si longtemps que ça, un album de musique s’enregistrait sur une bande magnétique. Pour supprimer le passage d’une chanson, on coupait aux ciseaux un morceau de la bande et on la recollait plus loin. (j’ai connu ça en studio d’enregistrement il y a 15 ans)

  2. Ce n’est pas si vieux que ça… j’ai commencé à travailler en 88, j’ai connu tout ça, même la compo plomb lorsque j’étais à l’école, la table à dessin, le T et l’équerre, les pistolets, les planches Letraset, les feuilles de couleur Pantone… l’odeur de la Gutta, et petit-à-petit le Mac est venu remplacer tout ça, mais rien ne s’est fait en un jour et j’ai grandi avec. Au début tout coûtait 50 000 F, un ordi, une imprimante, c’était déjà très cher. Et depuis, j’ai toute ma panoplie de technologie, je bosse comme « tout le monde », mais avec un œil un peu éduqué différement…

  3. oui à la main collés les lettres, et même faire la couleur à l’oeil, c’est loin et tant mieux il faut vivre avec le présent, cela dit une bonne culture du passé aide à imaginer l’avenir. Et franchement vive la technologie, les applications, etc. j’aimerais avoir 20 ans tiens rien que pour voir ce qui attends le monde….

  4. J’avoue avoir par moment un peu de nostalgie même si je suis d’accord qu’il faut vivre avec son temps. Le numérique est de plus en plus présent, l’imprimante 3D est à ses balbutiements et nous promet un sacré bon technologique en avant. Et ce n’est qu’un début. Ma génération (et peut-être la vôtre) a connu cet avant tout numérique. Le minitel, le télex le téléphone à cadran etc…


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