Hello !

Pour bien commencer ce jeudi, je vous propose de vous plonger dans la lecture des « bidouilleurs » de la société de l’information de Jean-Marc Manach. C’est un texte qui est très actuel et qui résume en fait la tendance au “hacking” (pas au sens piratage mais au sens “bidouillage”, qu’il soit électronique,technique, informatique, citoyen.

En voici un extrait :

Cette collusion française d’un esprit profondément libertaire avec les logiques sécuritaires et militaires n’est pas sans poser problème. Car aujourd’hui, dans le monde, à mesure que se développent les technologies de contrôle et de surveillance, certains hackers s’attachent, au nom de la défense des libertés, à en démontrer l’inanité. Le CCC allemand a ainsi publié dans le dernier numéro de sa revue l’empreinte digitale du ministre de l’intérieur, suggérant par là que les technologies de reconnaissance biométrique ne sont pas aussi fiables que ses promoteurs l’affirment. Plusieurs chercheurs ont en effet démontré que l’on pouvait usurper l’identité de quelqu’un en reproduisant son empreinte sur de la pâte à modeler, ou encore sur une surface gélatineuse accolée au doigt de l’imposteur.

Dans le même ordre d’idée, les hackers du CCC ont détourné un appareil photographique jetable pour faire en sorte que son flash puisse griller les puces RFID (1) sans contact, que l’on trouve de plus en plus dans nos vêtements, mais aussi sur les pièces d’identité électroniques dites « sécurisées ». D’autres ont établi que ces puces, lisibles à distance, pouvaient permettre à un concurrent de connaître l’état des stocks d’un commerçant, ou à des malfaiteurs d’identifier le contenu d’une cargaison afin de sélectionner le camion qu’il convenait de cambrioler. D’autres, encore, ont bidouillé des dispositifs portables permettant de capter les images des caméras de vidéosurveillance sans fil qui prolifèrent dans les magasins, les entrepôts et de plus en plus d’appartements.

[…]

Citons encore, en vrac, des brouilleurs de GPS (2) mais aussi de stimulateurs cardiaques, ou des dispositifs permettant d’espionner les données contenues dans les passeports biométriques ou les machines à voter. La plupart de ces appareils n’existent que sous forme de prototypes visant à prouver la faisabilité de la chose. Mais certains connaissent un succès grand public phénoménal, tels ces logiciels permettant de « débloquer » l’iPhone d’Apple afin de pouvoir s’en servir avec n’importe quel opérateur téléphonique. On estime qu’en 2007 25 % des iPhone commercialisés aux Etats-Unis auraient ainsi été déverrouillés !

[…]

Bref, un texte passionnant qui reprend bien les idées actuelles de ce que j’appellerai le “hacking yourself”. D’un point de vue de la création, je recherche moi-même à utiliser les techniques dérivées de ces “bidouillages” parfois techniques, bien souvent ingénieux mais qui proposent toujours des résultats inatendus, inopinés, forts intéressants !

> Il est à lire dans son intégralité sur le Monde diplomatique par ici !




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