Hello 🙂

La semaine dernière je vous résumais la conférence de mon ami Francis Chouquet au sujet du Lettering. Selon Francis, le lettering n’est pas vraiment de la calligraphie. Le lettering étant du dessin et la calligraphie de l’écriture. À l’exception prêt du Sign Painting et du Brush Lettering, la typographie serait donc de l’ingénierie, le lettering de l’artisanat et la calligraphie… de l’art.

(les slides de Francis) 

Sa conférence m’a beaucoup fait réfléchir notamment sur un petit phénomène que je vois autour de moi : le lettering contamine le monde du graphisme. En effet, bon nombre d’ami(e)s graphistes, webdesigners, illustrateurs, se mettent au lettering.

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Au travers de Twitter j’ai posé mes différentes hypothèses concernant le lettering :

  • le lettering serait une façon de se remettre à dessiner
  • le lettering serait une mode qui fleur bon l’univers hipster
  • le lettering serait une façon de renouer avec le papier pour quitter l’écran…

Et j’ai obtenu quelques réponses de mes camarades designers :

Bref, je n’ai pas encore la réponse, j’ai toujours peur de la réponse de la mode car elle ne repose pas forcément sur des choses censées. Cependant, on constate qu’aujourd’hui, il y a un regain d’intérêt pour le lettering afin notamment d’ajouter de l’authenticité, du fait main, de l’histoire aussi tout en s’inspirant des dessins de lettres contemporains. Bref, parmi les quelques exemples, je vous invite à découvrir le travail de Jessica Hische, Jon Contino, Sergey Shapiro, Matthew Tapia ou encore Joseph Alessio.

Et vous, le lettering fait partie de votre éducation scolaire ? De votre savoir-faire professionnel ? De votre passion ? Ou au contraire, vous estimez que c’est juste une façon de dessiner un logo avec des lettres ?




11 commentaires

  1. J’aurai tendance à rejoindre Michel Rousseau.
    Quand on met le doigt dans le graffiti on se prend très vite d’amour pour les lettres en général. Il me semble que la pratique, déjà plutôt récente dans l’hexagone, a explosé et la forte orientation de ses pratiquants pour les métiers de l’image expliquerait cette tendance.

  2. Bonjour,
    je me permets de réagir à l’article en vous proposant un petit tumblr que je suis depuis plusieurs années maintenant :
    http://dustysigns.com/

    Un de mes exercices d’école était justement de se plonger dans l’univers du sign painting. Et c’était assez dur au départ de sortir de l’écran et de ne pas avoir droit à l’erreur au pinceau. Mais au final, c’est bien plus satisfaisant comme résultat.

  3. Personnellement je trouve que c’est un bon moyen pour faire une pause écran et revenir à de la création papier, sans être un pur dessinateur mais juste un passionné des formes et des lettres. Avec un coté très authentique le lettering est tout de suite très percutant.
    Pour ma part un des grands dans ce domaine est Martin Schmetzer.
    Et un grand bravo à Francis Chouquet pour son travail !

  4. De mon côté, c’est vraiment l’envie de me (re)mettre au dessin et de me reconnecter avec le papier… Et puis c’est aussi un axe que j’ai toujours trouvé intéressant en terme d’identité visuelle, c’est une option vraiment pertinente dans certains cas.

  5. Tout d’abord merci pour votre blog que je suis avec attention depuis un certains temps.
    Je suis étudiant en graphisme et j’aimerais m’initier au lettering auriez vous des références livres, a conseiller? Je ne sais pas trop par ou commencer.

  6. Je ne suis pas du tout designer, graphiste…. mais je pratique la calligraphie latine depuis très longtemps en amateur. Le retour au papier et l’engouement pour le lettering est une aubaine, une grande source de créativité.
    J’aurais tendance à dire que c’est rassurant et humain de gribouiller ses idées avec un crayon et du papier plutôt que sur l’ordi. Ce doit être le même attrait que pour le Vintage, la recherche de racines et d’authenticité dans un monde très connecté et virtuel.

  7. Et parler de lettrage, au lieu de lettering, c’est ringard ? Je ne veux pas être agressif à l’égard de personne, mais quand même, cette anglomanie me révulse un peu quelque part. Le lettrage n’est pas réservé à la BD, c’est la traduction exacte et précise du lettering anglais (même mon correcteur automatique, à qui je n’ai rien demandé, s’obstine à me remplacer lettering par « lettrine »), avec rien de plus et rien de moins, et c’est d’ailleurs le mot qu’emploient les Canadiens.

  8. Bonjour Geoffrey et merci pour cette question intéressante.
    En effet, il est selon moi difficile de répondre à cela car en effet, beaucoup seraient tentés de dire que c’est un effet de mode et que cela va passer. Si on fait attention on peut se rendre compte que le lettering a ressurgi il y’a maintenant bien 7/8 ans (voir plus) donc peut-on parler de mode ? Je ne pense pas.
    Ce qui est (toujours selon moi) concret en tout cas, c’est que l’être Humain dans son ensemble et surtout dans le milieu créatif, s’essouffle… Je m’explique, bon nombre de graphistes, webdesigner, DA passent leurs journées devant un écran (moi le premier) depuis de nombreuses années et je pense finissent par ressentir le BESOIN d’analogique.
    Ici l’expression « back to the roots » prend tout son sens car nous avons tous (je pense) à un moment donné besoin de faire une pause dans notre quotidien pour nous aérer et créer de manière différente.
    D’autre voient la calligraphie et le lettering (j’en fais parti) comme une « thérapie »… d’ailleurs j’appelle cela la callithérapie. Lorsque l’on est concentré sur une chancelière ou un copperplate, pas le temps de penser à autre chose, seul le geste compte, on oublie, on s’évade et (encore une fois) je pense que l’Homme actuellement en a grand besoin.

    Peut-être que vous trouverez quelques réponses sur mon petit site.
    http://liguedulettrage.com/

    Renaud


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