Bonjour à toutes & tous et… bon lundi !

Ce matin je tenais à vous présenter la nouvelle identité visuelle du MIT Media Lab, colorée et vivante. Cette identité visuelle est inspirée par la communauté qu’elle représente, autrement dit, « des gens très créatifs de tous horizons qui se réunissent pour s’inspirer les uns les autres et collaborent ensemble afin d’élaborer une vision de l’avenir ». Ambitieuse idée non ? 🙂

Le studio TheGreenEyl a créé ce logo où sont représentées ces différents individus et où la forme ainsi obtenue représente l’aboutissement de ce processus: une redéfinition constante de ce que les médias et la technologie sont aujourd’hui.

En images :

En vidéo :

Pour compléter l’info, il faut savoir que ce logo est basé sur un système algorithmique qui produit un logo unique pour chaque personne, pour chaque professeur, pour le personnel et les étudiants. Chaque personne peut réclamer et posséder une forme individuelle de son logo et l’utiliser sur sa carte de visite. Cela ne vous rappellerait pas un peu le logo du cop15 ? 🙂




15 commentaires

  1. je comprends le besoin de changer, mais je trouve que ça va un peu loin dans la sophistication. Bon après si eux ne peuvent pas se permettre ça, personne ne peut…

  2. C’est l’effet Processing… Dès qu’un graphiste touche à la possibilité de générer des solutions graphiques via un algorithme alors il y a une nuée de visuels…

    C’est surprenant mais on dirait que les graphistes cherchent à créer du multiple jusque dans le programme…
    Une matrice : le code, donne à voire plusieurs dessins, un peu à la manière du travail d’un Warhol ou d’un Sol Le Witt

    En tout cas j’avoue que moi dans certains projets, j’en use de cette jouissante possibilité de dévoiler les possibles via un simple code…

    Mais je pense que je vais sérieusement réfléchir à tout ceci… (cf. pour les graphistes qui sont fan des programmes pour faire du graphisme il y a l’excellent article de dans la revue Backcover n°4)

  3. AH ! Et sinon je le trouve plutôt cool ce logo !

    Mais est-ce que les couleurs et les positions sont définies par des variables précises ou s’agit-il seulement d’une liste de possibles sur une grille voire d’un random ?

  4. @Jérémy Vey: Merci pour ton commentaire, c’est un peu ce que j’essaye de soulever quand je parlais de lubie de graphiste, je me questionne sur l’image du logo « moderne » qui n’avait qu’un seul visage, et l’image du logo post-moderne qui ici, à de multiples facettes, sans changer réellement. Au final, le vrai logo post-moderne, c’est celui qui n’a pas d’image mais plutôt qui insuffle un esprit dans tout ce qu’il touche ?

  5. Vraiment intéressant. Garder un sens tout en montrant une évolution. Évolution sans doute montré par ces petits spots qui mettent toujours en lumière un point de vue différent en modifiant leur position et leur faisceau.

  6. @Geoffrey Dorne: Je ne saisis pas trop ce que tu veux dire par un logo qui n’a pas d’image… ? Est-ce une tentative d’étendre un logo à tout un système graphique ?

    En tout cas ce logo me pose beaucoup de problèmes (avec des points positifs et des négatifs). Dans un sens je trouve que c’est un travail de déclinaison comme un autre, sauf qu’il s’arrête au seul logo et ne s’étend pas une identité visuelle alentour. D’un autre coté on dirait qu’il s’agit d’un logo quasiment impalpable, toujours en mouvement dans sa variation.

    Ce dernier point, évoque pour moi l’époque ambigüe dans laquelle nous nous trouvons (et essentiellement avec la question du livre numérique). On a de plus en plus recours à l’informatique et aux supports virtuels pour la création graphique, maintenant on essaye de faire des petits back-up sur le support imprimé et cela donnerait des réalisations comme ce logotype…
    C’est un peu comme si d’un film on ne prélevait qu’une photographie. Mais est-ce que cette photo en dit autant que le film ?

    Bref dans le sens imprimé>numérique cela n’a pas l’air de poser problème (quoi que aujourd’hui la majorité des transpositions se cantonnent au simple copier-coller).
    Et dans le sens numérique>imprimé se pose la question de la «monstration» d’une réalisation virtuelle dans le réel sans autre interface que le support papier…

    Enfin je renverrais simplement cette réflexion à la démarche du designer graphique Karl Gerstner qui fût le premier à avoir utilisé l’ordinateur pour ses réalisations, dans les années 60. Non seulement il se servait de la capacité de calcul offert par ces machines, mais en plus il copiait le processus conceptuel des ordinateurs pour l’appliquer à son travail de sorte que même sans (puisque à l’origine ils étaient réservés aux militaires et scientifiques) il conserve un système, un mode de travail…

    Voilà 😉

  7. @Jérémy Vey: ton paralèlle avec le film & la photographie est, je trouve, très représentatif de ces systèmes de logos générés.. J’espère que tout le monde lira ton commentaire 😉

    Pour le « logo qui n’a pas d’image », j’évoquais l’éventualité d’une « identité visuelle » sans logo en quelque sorte. Ce serait plutôt une « façon de communiquer », « une esthétique ».. comme quand tu vois un objet Muji par exemple, ou une publicité Nike… tu « sens » quelle marque est derrière là, mais elle n’a presque peut-être pas besoin d’être citée. Va savoir 😉

  8. Je répond un peu en retard à cet article…

    Personnellement, ce nouveau logo me fait beaucoup penser à celui qu’avait créé Stefan Sagmeister en 2007 pour la Casa da Musica de Porto (au Portugal).
    Il s’était inspiré de l’architecture du bâtiment (de Koolhaas) pour créer un logo modulable en 6 versions, et dont les couleurs étaient définies par un logiciel conçu par lui-même. Chaque personne travaillant là-bas avait également sa carte de visite personnalisée…

    (Pour plus d’infos, allez jeter un coup d’oeil sur son site internet, on comprend bien le processus de création.)


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