Bonjour 🙂

De bon matin, voici le projet Nadia créé par le designer Andrew Kupresanin. Nadia est un appareil-photo qui n’est pas comme les autres, en effet, cet appareil photo n’affiche pas les photos mais donne plutôt son avis sur la qualité esthétique de la photo en montrant une estimation sous forme de pourcentage ! Drôle d’idée que celle-ci, je vous laisse découvrir comment Nadia fonctionne :

Pour les infos techniques, le prototype présenté ici est codé en PyS60 (du Python pour Symbian en gros) et s’exécute sur un Nokia N73.

Dans une époque où l’intelligence artificielle est là pour aider, accompagner, je trouve intéressant ce travail critique. Il reflète la possibilité à l’intelligence artificielle de pratiquement prendre le pas sur l’utilisateur. Comment cet appareil juge de la beauté d’une photo ? Et si chaque appareil était doté d’un caractère émotionnel ? Nadia serait plus attirée par les portraits, Nicolas par les paysages et Sylvie par les photos de bébés chats… On adopterait ainsi un appareil photo comme on adopte un robot, une intelligence artificielle.

le site d’Andrew Kupresanin | source

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17 commentaires

  1. Selon moi, c’est ridicule. L’esthétisme ne peut se juger par des algorithmes ! En revanche proposer un tel concept et tout à fait d’actualité et intéressant de prime à bord

  2. Post pour le Script : Et en plus t’imagines l’économie d’espace disque de malade qu’on va faire ?

    À la limite on pourrait faire un nouveau poste de fonctionnaire : photographie d’État.

    Les mecs iraient prendre les photos pour nous (puisqu’on prendrait les mêmes qu’eux).

    Et hop, quelques milliers de TB par an et l’affaire serait réglée.

    Moi je dis, c’est l’invention du siècle !

    À quand le casque qui juge la qualité de ce que tu écoutes ?

  3. Vous savez à quoi ça me fait penser … à la lomographie !

    Sinon je suis assez d’accord sur l’idée du dictat de l’esthétisme via un algorithme, si le but du photographe est de prendre des photos flous, ou de booster la luminosité pour servir ses projets…
    Après je pense que cet appareil questionne justement ce qu’est une bonne photo ou un photo réussi out du moins. Est-ce par critères de lisibilité, de cadrage, de lumière, etc… Comme toute création d’ailleurs, comment définir si une création est réussie ou non ?

    (pour ma part j’ai déjà la réponse, que l’image plaise ou ne plaise pas, qu’elle soit belle ou non, lisible ou illisible, à partir du moment où on s’y intéresse et surtout dès lors que l’image est une image significative et réfléchie alors c’est une image réussie)

    Ah et sinon dernière question rhétorique : ne pensez-vous pas que les appareils numériques fonctionnent déjà sur le principe de calibrer toutes les prises photos selon des pourcentages ? Sinon à quoi servirait le mode AUTO alors…

    A plus ! 😀

  4. @Jérémy Vey: C’est pas pareil.

    L’auto-focus n’est pas restrictif.

    Alors que l’appareil ci-présenté est en mode dictat et suggestif.

    Si on suivait ce raisonnement, on dirait qu’il faudrait créer tout soi-même, de la pellicule à l’appareil (cf. note sur Gimp VS Photoshop).

    Faut pas déconner non plus 😀

    Si ce qu’un outil offre est ce que l’on veut comme résultat, alors peu importe comment l’outil y parvient, le principal c’est qu’on a obtenu la chose que l’on souhaitait.

    Le problème ici c’est que l’outil ne nous offre pas un résultat souhaité mais nous souhaite un résultat.

  5. Pour moi, cet appareil questionne le concept même de l’Art… Photographier un mur blanc, ou la nuit noire devrait pouvoir donner un score de 100%, puisque certaines œuvres célèbres (à la mode) ne sont que de grands applats de couleur. Et sont considérées comme de l’Art. Donc on peut imaginer que l’appareil pourrait attribuer un score haut à un tél cliché. Non, sérieux, c’est du marketing. Pas de la photographie.

  6. Arf, mais non lol !

    L’appareil ne juge pas, il se base sur un calcul vis-à-vis de la règle d’or en photographie que personne ne connait et donc n’applique : la règle des trois tiers. Ensuite avec des calculs d’expositions, des courbes, des couleurs, et via les actuelles reconnaissances de visages, il est simple pour lui de déterminer un pourcentage de réussite. LOL le facteur émotionnel.


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