designunpleasant

Hello 🙂

Ce matin, on commence la journée en parlant de design conçu pour être.. désagréable ! En effet, le design doit répondre à un problème, à un besoin, et parfois, certaines entreprises, municipalités, etc. ont besoin de nous faire du mal. Etrange non ? Regroupé dans un blog, le design désagréable est une accumulation de phénomènes urbains dans lesquels le contrôle social et sa conception inhérente jouent un rôle important dans la façon dont nous occupons l’espace public, l’espace semi-public et semi-privé.

Au travers de ce site, j’y perçois un processus de design urbain très particulier (et pourtant très répandu) et d’outils destinés à interférer le comportement des gens.

En image

design_desagreable

Une vidéo d’exemple

Mon idée

Je trouve assez incroyable toute cette intelligence destinée à contraindre les citoyens, les utilisateurs, les humains, les foules… Ce pendant, le design désagréable passe très souvent inaperçu dans nos villes. En effet, parfaitement intégré dans le mobilier urbain et dans notre environnement vécu, rare sont ceux qui se révoltent contre la ville. Cependant, il existe des façons de mettre ce phénomène en avant  comme par exemple le détourner pour réaliser ce que j’appelle du hacking festif (planking sur les faux-bancs anti SDF, un happening-reportage photo « Occupy les coins » où chacun pourrait s’installer dans les coins interdits de tous ces bâtiments, etc.), ou encore les retourner contre leur principe de départ (retro engineering), etc.

Manipuler les comportements et la société par l’urbanisme a créé ce « design désagréable ». Maintenant, inverser la vapeur, créer du lien et de la cohésion sociale autour de ces éléments urbains serait pour moi une réponse intelligente par le design et pour les citoyens, pour les humains.

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15 commentaires

  1. Bien intéressant ce petit post. C’est vrai que je n’avais jamais trop fait le rapprochement alors qu’on le voit au quotidien. C’est du contre design. c’est clair. Rendre un objet « beau » mais détourner son utilisation…

  2. Je n’avais jamais vu ce nouveau design sous cet angle et en effet ça doit vraiment être pensé anti-SDF!!! Le dernier (celui qui tourne) est vraiment énormissime !!! Fallit y penser à celui-là !!

  3. « et parfois, certaines entreprises, municipalités, etc. ont besoin de nous faire du mal. Etrange non ? »
    « Je trouve assez incroyable toute cette intelligence destinée à contraindre les citoyens, »

    Quand le comportement des gens se fait au détriment des autres, entrainant un surcoût pour la communauté, il est tout à fait compréhensible que des réponses à cela émergent.
    Qui veut voir des stickers souvent moches, pour des causes auxquelles on adhère pas envahir le moindre « mobilier » urbain ? Qui veut que des places refaites à neuf soient dégradées par les skaters ? Qui aime trouver des déjections dans tous les coins de son quartier ?
    Ce qui est étrange plutôt, c’est la nécessité de devoir déployer des moyens pour contrer les incivilités des uns et des autres.

  4. Faut arrêter l’angélisme : ce n’est pas de gaieté de coeur que les entreprises ou les municipalités en arrivent à ces extrémités (à part quelques villes de droite, ok…).
    Il ne faut pas tout mélanger non plus : une société de transport public ou une entreprise qui vend des fringues n’a pas pour vocation d’offrir l’asile aux sans-abris : pour ça, elles paient des taxes qui permettent notamment de mettre en place des services sociaux (ou pas, mais ça ça dépend pour qui on vote…). En bref, autoriser les clodos à dormir dans le métro n’a jamais contribué à résoudre leur situation et résorber leur isolement social, ça fait juste chier les passagers (parce que oui, en effet, le but d’un métro c’est de transporter des passagers).
    Quant aux peintures et système anti-tags et antistickers : j’attends de voir un article dans e genre de celui-ci, mais listant les objets et outils créatifs qui sont détournés de leur usage initial pour vandaliser les lieux publics (payés avec l’argent de la collectivité, donc), en première ligne : les bombes de peinture, les feutres indélébiles et les stickers… J’ai déjà le titre : « Le vrai visage des rebelles d’opérette qui se prennent pour des artistes ».

  5. C’est tellement plus facile de faire des bancs anti-SDF, montrer que ce ne sont que des déchets indésirables, que de réellement tenter de faire bouger les choses. Heureusement, il y a des gens qui se battent pour les aider, et non pas faire ce genre de choses. Certes il y en a une partie qui ne veut Pas d’aide, mais les autres n’ont pas besoin d’être traités comme des déchets.


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