Hier, je découvrais ce rapport du CNAP que PoulpyWP partageait sur Twitter. Il s’agit d’un passionnant travail réalisé par Julien Lelièvre, qui est graphiste et photographe. Son histoire est intéressante car il se passionne pour les endroits désertés par l’homme, une activité qui l’a conduit a réaliser un travail de recensement et d’archivage photographique de l’art autoroutier. Vous le savez peut-être, lors de grands travaux menés par l’État, il y a la disposition du 1% artistique qui entre en jeu et qui institue la création d’œuvres d’artistes-plasticiens contemporains associés à la création architecturale publique.

C’est ce qui donne encore aujourd’hui des sculptures parfois un peu étranges sur les ronds-points, non loin des ponts d’autoroutes ou encore proche de bâtiments architecturaux. Ces créations me fascinent toujours un peu car on ne fait que les croiser, on ne les admire pas forcément, on les ignore aussi et pourtant elles sont là, fières, marquées par le temps et parfois elles sont vraiment monumentales.

Présentation

« Art d’autoroute est donc un substitut à une définition plus complète sur la présence dans le réseau routier français d’œuvres d’art issues de commandes publiques et financées en partie par l’État et par les sociétés d’exploitation des routes et autoroutes. Ce sont ces œuvres, souvent monumentales, que nous croisons au détour d’une route répétitive et que nous ne pouvons observer avec patience et minutie, faute de lieu, de temps, de contexte et d’indications. […] J’ai choisi de travailler sur ce projet car, au-delà de son sujet, il me semble partageable et commun, donc propice à être généreux. Commun parce qu’il traite d’une partie du paysage propre à tous, du patrimoine culturel français, et que nous avons tous en nous un souvenir, même flou, d’une sculpture monumentale plantée dans un décor vide. Ce souvenir étant souvent lié à un manque d’accessibilité de l’œuvre, faute de temps, de moyens ou de contexte favorable. Partageable parce qu’il est public et que, forcément, chacun a un rapport particulier avec ces œuvres, différent de celui de l’œuvre suspendue à une cimaise dans un cadre muséal. Proposer un inventaire palpable de ces oeuvres apparaît donc comme une suite logique, l’ouvrage permettant de rendre celui-ci consultable et diffusable. »

Les œuvres d’art sur nos autoroutes françaises

 

[ télécharger le rapport en PDF ]

Quelques œuvres issues du rapport

Personnellement, je trouve cela assez fascinant et il m’aura fallu beaucoup de trajets en voiture et le début de mon éducation à l’art pour commencer à prêter attention à ces œuvres qui sont comme des artefacts d’une époque, d’un lieu et d’une vision artistique. Un rapport à parcourir, autant pour la démarche (Julien Lelièvre a d’abord travaillé avec Google Street View, il a réalisé des interviews mais aussi s’est évidemment rendu sur place) que pour ces œuvres singulières.




4 commentaires

  1. Bonjour,

    En lisant votre article, je ne peux que vous partager le site que nous avons réalisé avec l’Inventaire du patrimoine en Normandie sur les Œuvres du 1% artistique
    dans les lycées du Calvados, de la Manche et de l’Orne.

    L’étude : À l’occasion du soixantième anniversaire du 1% artistique, la direction de l’Inventaire général du patrimoine culturel (Région Normandie) a entrepris en partenariat avec le Pôle Conservation-Restauration de la Fabrique de patrimoines en Normandie, le recensement et l’étude des œuvres issues de cette procédure dans les 67 lycées publics des trois départements.

    Bonne découverte et bravo pour votre site !
    Cordialement,
    G.DEBOUT


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