Dans le dernier article de FastCoDesign, Suzanne Labarre nous présente les futurs métiers du design. Cet article (en anglais) que je vous invite à lire, est très intéressant car il questionne l’approche que l’on a du métier de designer dans une perspective futuriste. Sans forcément parler de mode, aujourd’hui, le designer se veut régulièrement UX, comprenez « user experience », et là où on voyait fleurir sur beaucoup de CV de jeunes designers la mention de « Directeur artistique » on voit maintenant « Designer UI/UX ». Comme souvent, cela cause du tort à ceux pour qui c’est la réelle expertise mais permet malgré tout de démocratiser une des nombreuses spécialités du design.

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Mais alors, quelles seront les spécialité des designers de demain ? La liste de Suzanne est la suivante, j’ai tenté de la traduire en français mais pour certains termes, c’est parfois impossible :

  • Concepteur de Réalité Augmentée (Augmented Reality Designer)
  • Avatar programmeur (Avatar Programmer)
  • Directeur de creation (Chief Creative)
  • Designer d’expérience pour drone (Chief Drone Experience Designer)
  • Chef d’orchestre (Conductor)
  • Directeur de la conception cybernetique (Cybernetic Director)
  • Designer de services de conciergerie (Directeur of Concierge Services)
  • Designer d’interaction incarnées (Embodied Interactions Designer)
  • Fusionniste (Fusionist)
  • Designer d’organes humains (Human Organ Designer)
  • Designer de systèmes (Intelligent System Designer)
  • Interventionniste (Interventionist)
  • Designer pour le Machine-Learing (Designer machine-Learning)
  • Directeur de la conception de programme (Program Director)
  • Designer de 3D temps réelle (Real–time 3-D Designer)
  • Designer de simulation (Sim Designer)
  • Concepteur de nanotechnologies (Synthetic biologist/nanotech designer)

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Certains métiers me semblent très actuels comme le « Conductor », le « chef d’orchestre » qui est déjà le rôle que bon nombre de designers produits jouent en entreprise. D’autres me semblent passionnants comme le concepteur de nanotech ou encore le designer d’organes humains (j’adore!) mais pour beaucoup des métiers restants, je me désole de voir qu’ils ne reposent que sur une technologie. Si je devais faire le parallèle avec une autre époque on aurait pu parler de « designers Flash » (les pauvres!), ou de « designers Photoshop » ou encore de « designers Nokia 3310 ». Par ces exemples absurdes, je me dis qu’il est périlleux de faire dépendre l’intégralité de son métier sur un outil en particulier, sur une technologie dont on n’est pas sûr qu’elle reste dans le temps (rappelez-vous les Google Glass ou encore le phénomène de la réalité augmentée qui allait changer nos vies).

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En attendant que ces métiers arrivent, je décèle dans tout cela un regard bienveillant du métier de designer car dans sa plus belle forme ce métier est en mutation constante, il se cristallise autour de certaines pratiques puis échappent à son carcan pour faire des autres territoires, un terrain de jeu et d’expérimentation du design.

(source des illustrations)




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