Bonjour à toutes & tous 🙂

Je vous en parle tous les ans et encore cette année, j’ai pu me rendre au LIFT de Genève pour assister pendant trois jours à cet évènement à part entière ! 🙂 Invité par Nicolas Nova & les organisateurs du Lift, j’ai pu ainsi assister à des conférences vraiment diverses, riches et qui ouvrent l’esprit, surtout en tant que designer. Pour ces conférences consacrées aux usages actuels et émergents des technologies numériques, j’ai donc eu la chance d’écouter des gens comme Anaïs Saint-Jude, JP Rangaswami, Gordan Savicic, Pierre Croce, Stefana Broadbent mais aussi Steve Song, Farida Vis, Kevin Anderson ou encore David Rowan,  Uché Okonkwo, David Birch, Ashley Benigno, Sean Park, Tom Armitage, Niklaus Moor, Rufus Pollock, Julien Dorra, et les passionnants Michel Zai, Hojun Song ou encore Mark Suppes !

En général, pour le Lift, j’apprécie ne pas regarder la programmation et me réserver la surprise des intervenants pour ne rien en attendre et tout découvrir au fur & à mesure. Ce fut chose faite avec des surprises qui tombaient vraiment bien. Voici donc quelques notes textuelles, vidéographiques, photographiques, datavisualisées du Lift, édition 2012 ! 🙂

Réflexions & conférences :

Quelques notes prises sur mon carnet :

 Anais Saint-Jude : « La surcharge informationnelle ne date pas d’hier. La bibliothèque du Congrès possède 34,5 millions de livres. Pourtant, si on lit un livre par semaine entre 10 et 100 ans, ce qui est déjà très difficile, nous ne pourrions lire ue… 4600 ouvrages ! […] Les réseaux sociaux jouent également le rôle de surcharge informationnelle aujourd’hui. […] La solution est simplement en nous, nous devons modifier notre façon de percevoir l’information. […] Au 17e siècle on parlait du « bon sens » pour interpréter les choses, aujourd’hui les gens s’adaptent tout autant et lisent, analysent le monde de façon différente »

Gordan Savicic :  « Le digital suicide consiste à supprimer l’ensemble de notre facebook, de notre twitter, etc. […] Le datacenter de facebook est une manifestations physique de notre identité virtuelle, c’est sa concrétisation. Il ressemble cependant au panoptique (une structure d’architecture carcérale) […] Aujourd’hui, mes interactions avec les gens se passent en grande partie par facebook […] et c’est 150 amis qui est devenue la moyenne de mes amis facebook […] Quand je veux supprimer mon compte facebook, ce dernier me montre des photos de mes amis en me disant que je vais leur manquer, je dois aussi expliquer pourquoi je veux quitter facebook et donner plusieurs raisons » 

Stefana Broadbent : « L’attention est une denrée précieuse et limitée. […] Entre 12 et 18 mois, le bébé essaye déjà d’attirer l’attention de sa mère et comprend comment cela fonctionne. Au quotidien, nous devons donc gérer et maîtriser cette attention. […] Les téléphones portables ayant fait leur entrée dans l’environnement de travail, la relation entre travail, productivité et attention existe donc et la frontière entre intimité et travail a donc été amoindrie […] Pour la famille, la maison est redevenue un lieu de refuge et moins un lieu de partage. […] L’architecture de la maison change aussi, et l’espace physique au sein de la famille est théoriquement là pour créer de la solidarité au sein même de chacun des membres de cette famille. […]. En théorie, la télévision est perçue comme un outil social et collectif, cependant le travail des sociologues a fait remarquer que la télévision était consommée de manière très individuelle sauf pour de très grands évènements comme la Coupe du Monde ou les Jeux Olympiques. Au sein de la maison, on se retrouve donc assis ensemble dans des espaces d’attention séparés.[…] Il y a de moins en moins de situations où nous contrôlons l’attention et cela crée des tensions sociales, au sein du couple, de la famille du travail, etc. »

Quelques clichés pris au Lift :

Réflexions & conférences (suite) :

Fabian Hemmert : « l’innovation est quelque chose qui se passe entre les gens. […] L’attitude à avoir est en trois temps : 1. Observer la société, se documenter sur les gens, les usages. 2. faire du « bodystorming », réfléchir avec le corps, la tête, l’humain. 3. s’effacer soi-même. […] Il faut rester concentré sur les secteurs de niches, sur les micro-usages, sur les habitudes minimales et sortir de la zone de confort de l’innovation. […] Le futur des écrans mobiles sera axé sur la sensibilité. […] Il faut observer des enfants pour comprendre les usages […] Exemple avec ce « street lab: « 

Benjamin Wiederkehr et le projet « Ville Vivante » : 

Uche Okonkwo : « L’innovation numérique est un nouvel espace pour les marques de luxes & de prestige. […] Luxe & nouvelles technologies ne sont pas incompatibes […] Le luxe fait partie des choses irrationelles qui sont l’expression du plaisir, voilà l’identité du luxe. […] Le luxe est une culture, une philosophie […] Le paradoxe entre luxe & nouvelles technologies c’est que le luxe a besoin de créer de la distance pour être exclusif et que le numérique crée justement de la proximité. Le luxe est cher, internet est gratuit. »

Etoy : « Etoy hack la perception, cache des éléments du numérique pour changer les usages, crée des pages internet pièges et se positionne depuis longtemps sur la frontière qui borde l’art & internet […] Il ont ainsi gagné un prix d’art en 1994 pour leur travail. Après avoir détourné des moteurs de recherche, des pages web et s’orienter vers l’art ils sont rentrés dans le monde de la logistique. Ils ont voulu investir dans le milieu du transport, icône de la mondialisation. […] Aujourd’hui, la guerre eToy vs Etoy est terminée, ils travaillent avec des enfants sur un projet intitulé « MOO mission eternity arcanum capsule implan » pour tendre vers la vie éternelle »

[flv]http://www.etoy.com/files/movies/toywar/movie-hacktivist.flv[/flv]

Hojun Song : « Il a décidé de créer un satellite lui-même, un satellite DIY (do it yourself) […] Quand l’art devient utile, on l’appelle technologie […] Je dois vendre 10 000 t-shirt pour financier mon satellite » 

Quelques clichés pris au Lift (suite) :

Quelques interviews vidéos des conférenciers :

Anaïs Saint-Jude :

Kitchen Budapest :

Fabian Hemmert & Tom Bieling du Design Research Lab de Berlin :

source

Les 3 jours de Lift sur twitter, c’était ça :

source

Conclusion :

En conclusion, une excellente surprise encore cette année, même si la formule commence à s’étoffer, j’espère pouvoir toujours être surpris par les intervenants. Cette édition était également très riche en observations, en insights, parfait pour repartir et reprendre son métier avec une vision enrichie du monde dans lequel on évolue et vers lequel on tend.

J’en profite aussi pour vous inviter à lire l’interview que j’ai donné sur Knowtex à la journaliste Gayané Adourian. J’en profite également pour la remercier de sa gentillesse & sa patience 🙂


(et le Toblerone, c’est la vie :D)

Pour aller encore plus loin :




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