Aaaah la technologie et la jeunesse, on a encore beaucoup de questions à élucider ! 🙂 En effet, un évènement marquant, je viens de lire qu’en Espagne, selon une information tirée de l’édition en ligne du quotidien El Mundo, deux adolescents de 12 et 13 ans auraient récemment été pris en charge par un centre de pédopsychiatrie pour une addiction au téléphone portable !

Selon le Monde :

Une première, paraît-il, tout au moins dans ce lieu traitant déjà d’utilisations abusives d’Internet. Les enfants, dit-on, passaient chaque jour de cinq à six heures, sans contrôle, accrochés à leur mobile. L’échec scolaire a été l’un des premiers symptômes. Le traitement devrait durer plusieurs mois.

Quelque 71 % des 12-14 ans, 94 % des 15-17 ans, sont équipés d’un mobile. Caméra, lecteur MP3, réveil ou calculette… Ils l’utilisent à la façon des couteaux suisses. Multiservices. Les trois quarts des 12-17 ans s’en servent pour prendre des photos (contre un tiers des 40-59 ans seulement). Pas moins de 59 % y écoutent de la musique, 23 % y consultent des sites Internet (6 % et 3 % des 40-59 ans…). Moins qu’une boîte à secrets de l’intime, comme il peut l’être pour les adultes, le téléphone portable est devenu pour les plus jeunes un outil de mise en scène et d’exposition de soi. Il se prête et se manipule à plusieurs, on y regarde ce qui s’y stocke : des contenus à son image. Génération hyper-connectée fière de se voir en ce miroir, qui permet d’ailleurs, à la manière des cigarettes, de se donner parfois une contenance.

Il n’est pas dit, cependant, qu’il faille voir dans l’acquisition de l’objet comme la marque d’un nouveau rite de passage, qui scellerait l’entrée des ados dans le monde des adultes. Le téléphone portable est l’outil qui permet la gestion des appartenances multiples, amicales et familiales, réelles et virtuelles. Il est le passeport de la vie en réseau, des liens instantanés, ces nouveaux modes de socialisation des aînés, pas forcément adultes. “Le mobile est aussi une sorte d’objet transitionnel, un doudou numérique qui se substitue à la présence de l’autre et permet l’illusion”, dit le psychiatre Claude Allard, cité par l’Association française des opérateurs mobiles (AFOM), qu’on imagine peu favorables à une pure interdiction. Un objet d’éducation, en somme ?

Bref, encore jeune et très loin d’être papa, je me demande malgré tout comment va être la vie de la jeunesse d’ici quelques années… Faut-il proposer les ordinateurs aux enfants ? Ou encore, internet aux enfants ? Faut-il aussi leur laisser utiliser des téléphones mobiles ? [je vois beaucoup de très jeunes s’occuper tout le temps à jouer, écrire, téléphoner avec leur téléphone portable]… Toujours je suis pris entre le côté “c’est génial ça va leur apprendre plein de choses” et “arf, internet est plein de trucs sur lesquels un enfant ne doit pas tomber”, pareil pour les téléphones mobiles avec les ondes, etc. Et vous, vous savez déjà quelles décisions vous allez prendre ?




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