Hi ! 🙂

Publiée dans le Huffington post et traduite chez hteumeuleu, cette récente interview de Marissa Mayer, vice-présidente de Google, nous explique pourquoi la page d’accueil de Google est si épurée. Non loin d’être une considération de designer, c’est tout d’abord un manque, une absence de compétences techniques en html, qui nous a valu cette page blanche, simple et épurée.

« Mayer raconte que Sergey Brin lui expliqua pourquoi la page d’accueil était si vide. Quand il a commencé à créer Google, : « Nous n’avions pas de webmaster et je ne faisais pas de HTML », lui a-t-il dit.

Il a mis en place la plus simple page web qu’il pouvait pour tester le moteur de recherche quand il était étudiant en doctorat, dit Mayer pendant son entretien avec le journaliste du Bloomberg Businessweek Josh Tyrangiel. « La première version n’avait même pas de bouton de recherche parce que la touche entrée marchait aussi bien. C’était un peu par accident.

Mayer nota que les utilisateurs étaient initialement embrouillés par la pleine page blanche qu’ils trouvèrent sur Google.com. C’était à l’opposé de la plupart des sites de la fin des années 1990 qui « clignotaient, tournaient dans tous les sens et se rendaient eux-même compliqués. Les gens n’arrivaient pas à comprendre comment utiliser le moteur de recherche car Google.com était trop simple.

Dans les premières études d’utilisateurs de Google, les étudiants de l’Université de Stanford devant faire une recherche sur Google restaient assis pendant 45 secondes en fixant leur écran, pas sûrs de ce sur quoi ils devaient cliquer ou comment faire une recherche », se rappelle Mayer.

Je leur demandais, -Qu’est-ce que vous attendez ?- dit Mayer. Ils me disaient, -J’attends le reste de la page.- La page d’accueil vide était tellement hors contexte en 1999 qu’ils attendaient que le reste de la page se charge.

Google avait besoin d’un moyen de signaler à ses utilisateurs que la page était totalement chargée et prête à utiliser, expliqua Mayer. La solution ? Mettre en bas de la page une petite mention légale de copyright – une qui n’avait aucune valeur légale, mais dont le seul but était de suggérer que c’était OK de commencer à faire une recherche sur le web. » [traduction]

Là où la réflexion « design » vient se mettre en place c’est lorsque le problème des utilisateurs « perdus » a été identifié. En effet, comme Marissa Mayer l’explique, les utilisateurs attendaient la fin du chargement de la page. Une fois le problème identifié, la réponse a mettre en place fut simple mais intelligente : une petite mention légale de copyright écrite en tout petit pour afficher le bas de la page. Tout simplement 🙂

Depuis, Google a positionné sa stratégie visuelle en opposition à ses concurrents de l’époque en gardant cette simplicité, devenue sa marque de fabrique.

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10 commentaires

  1. Je me souviens très bien avoir changé des moteurs Yahoo et autres Altavista où il y avait un milliard de liens et un petit moteur tout en haut. Quand on vient pour une chose en particulier, on n’a pas envie de se farcir une page complète qui ne nous concerne pas. Aussi, Google était bien plus rapide en terme de réponse. Du coup, je n’ai pas traîné pour en faire ma page d’accueil de mon navigateur. Dix ans plus tard, elle est toujours là.

  2. Très intéressant témoignage. J’étais persuadé qu’il y’avait une recherche volontaire de minimalisme pour améliorer l’expérience utilisateur, la bande passante et les temps de chargements.

    L’origine de ce minimalisme est en fait un manque de compétences!

  3. ce que j’apprécie dans cette histoire est un pb simple identifié = 1 solution simple. Pour l’épure la solution de multiplier le nombre de zones d’action (menus napolitains, sidebars,…) me laisse perplexe en UX

  4. J’aime beaucoup le :  » Les utilisateurs attendaient la fin du chargement de la page.  » suivie du  » Nous avons donc rajouté une petite mention légale de copyright écrite en tout petit pour afficher le bas de la page  »
    🙂


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