C’est l’appel que j’ai reçu par e-mail de la part du designer graphique Vincent Perrottet : « Un grand signe pour un regard citoyen.«  Derrière cet appel, il y a en réalité un texte qu’il a écrit et qui a déjà été co-signé par plus de mille cinq cent signataires. Ces textes en faveur du design, vous en avez sûrement déjà lu beaucoup, le but étant généralement toujours le même : faire (re)connaître le design en France, ou en réalité : par les politiques français (la politique française ?). Ce que Vincent Perrottet cherche au travers de cela c’est avant tout éveiller le politique sur le vide qui perdure en matière de pensée et de culture du design et de la création graphique en général, et pour cela, il cherche le soutien des designers, graphistes, illustrateurs, citoyens.

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Et si je partage ceci avec vous, c’est parce que je sais à quel point le vide de sens visuel dans le paysage publique peut se combler par une éducation, par des valeurs, par des outils, par des budgets (de l’État ?) par une approche éthique de ces nombreuses professions qui ont un impact énorme sur la vie et le quotidien de chacun. Je me dis aussi qu’en soutenant un bon nombre de ces initiatives, on avance petit à petit.

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Ce qu’on donne à voir à des millions de personnes.

Un grand signe pour un regard citoyen

« Il n’y a pas en France de véritable politique du design et trop peu de relais pour la mettre en œuvre, même si l’architecture et le design d’objets disposent depuis quelques années de leur Cité à Paris et à Saint-Étienne pour rencontrer les acteurs-créateurs et commencer à sensibiliser les publics. Par la présence permanente du graphisme dans les espaces publics et privés, il est essentiel d’en connaître le meilleur de la production et d’en analyser la totalité. Il le faut pour la reconnaissance de la création dans ce domaine et pour en améliorer les réalisations et les usages. L’art de concevoir et de réaliser des objets et des images graphiques doit s’ouvrir au plus grand nombre. Les signes qui organisent nos existences doivent œuvrer dans le sens de l’épanouissement du regard autant que dans celui d’une organisation collective humaniste. C’est la question de l’art de vivre qui est posée au travers de toute la production graphique. Rendre accessibles et sensibles les connaissances qui fondent le design, en définir et en montrer l’exemplarité, c’est encourager l’exigence de la qualité pour tous. Depuis des années, graphistes, enseignants, étudiants, chercheurs ont été accueillis par les habitants de la ville de Chaumont et de son agglomération. Leurs élus, toutes tendances politiques confondues, ont donné les moyens au festival de Chaumont et à la collection d’affiches d’exister en se développant. L’essor et la reconnaissance du Festival international de l’affiche et des arts graphiques, l’un des plus reconnus et fréquentés du Monde, a suscité des rencontres de tous les acteurs du graphisme et en a fédéré les besoins dans la demande de lieux qui permettent de penser une culture du design graphique. »

Le texte en intégralité

[ télécharger le PDF en intégralité ]

Si vous voulez co-signer cette lettre, c’est sur le site un-grand-signe-pour-un-regard-citoyen.info

J’en profite aussi pour vous dire que si vous souhaitez soutenir le graphisme francophone en général, il y a l’AFD, Flupa, Designers Interactifs, l’APCI et bien d’autres et j’ai créé l’an dernier ce site en ligne pour tous les découvrir et les soutenir: designandhuman.com/designfr




2 commentaires

  1. Une très bonne initiative.
    Je trouve juste dommage de vouloir « que tous les citoyens aient accès au droit de réfléchir aux signes et aux objets qui les entourent », mais de ne pas penser à l’accessibilité de son site web.
    C’est aussi quelque chose que je reproche globalement au Design graphique print. Si on prend l’exemple des images produites pas Vincent Perrottet sur ses affiches pour des lieux culturels, bien que les choix graphiques soit cohérent avec le message, je ne suis pas sur qu’une personne atteinte de « dys » va réussir à en ressortir toutes les informations.

    1. Très bonne remarque sur la question du web, en effet, ce support est encore trop souvent délaissé des designers dont le matériaux principal est le papier, chose que je peux comprendre. Cela, j’en suis sûr, va évoluer avec le temps pour une non différenciation entre print & web où le designer ne sera plus spécialiste d’un support de communication.


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