Il y a quelques semaines, je vous partageais l’expérience de l’atelier bois que j’ai pu suivre à l’Établisienne. C’était une expérience très enrichissante pour moi et qui m’a donné pas mal d’idées pour la suite. Je n’en suis pas resté là car j’ai décidé de suivre un atelier de coutellerie aux côtés de Antoine Faucheux, un coutelier installé en Mayenne.

Antoine a été hyper sympathique, très pédagogue et très détendu pour nous apprendre à monter notre propre couteau nous-même. Avant d’être une arme, le couteau est avant tout l’outil de base de l’être humain (non, ça n’est pas le smartphone :D) et apprendre à fabriquer soi-même cet outil était pour moi une curiosité et une nécessité dans ma recherche d’autonomie.

Après avoir travaillé à Thiers dans une manufacture de coutellerie bicentenaire et obtenu un CAP ICC ( Instruments Coupants et de Chirurgie ), Antoine Faucheux est retourné dans son territoire d’origine afin d’y implanter son entreprise: la Coutellerie du Maine-Anjou. Il nous a ainsi accompagné dans la réalisation de « L’Anjou », une création dont il est à l’origine.

Au début, on commence avec trois fois rien, deux plaquettes, un ressort et la lame. On assemble, on ajuste, on rivette, on ponce, on ponce, on ponce.

Ensuite on installe les premiers éléments en bois, on rivette et arrive le manche. Pour ma part j’ai choisi du chêne très élégant puisque cette espèce de chêne possède des fibres ondulées. À partir de là, c’est un grand travail de ponçage (dans le bon sens !) avec pour but que tout soit à ras, que ce soit doux et que rien ne dépasse.

Enfin, on aiguise la lame, on graisse le métal, on passe également de l’huile de lin sur le bois pour le protéger, pour faire ressortir les veines du bois et faire en sorte qu’il ne bouge plus et le tour est joué !

Une autre façon pour moi d’appréhender le travail du bois et de son lien avec le métal. Une façon aussi de comprendre certaines subtilités du travail manuel et une fois de plus, de compléter mes apprentissages et de découvrir de nouveaux savoirs-faire. La route du design est longue et surtout non linéaire. Puisque j’ai une formation de designer graphique, un métier qui tourne beaucoup autour du design numérique, pourquoi ne pas apprendre le design d’objets ? On verra où tout cela me mène 🙂




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