Vous le savez sûrement, j’aime apprendre énormément de choses. Souvent, ce sont des choses en lien avec le design (de nouveaux processus d’UX design, de nouvelles techniques de graphisme, de nouvelles façons de générer des idées…) mais ce sont également tous les livres que je lis (rarement des romans, souvent des livres d’apprentissages – même si il est vrai qu’on apprend aussi en lisant des romans), ou encore au quotidien avec des petites choses que j’ai mises en place. Ces petites choses, je voulais vous les partager parce que je me rends compte qu’il y a énormément de possibilités pour apprendre au quotidien, peut-être que vous pourrez instaurer certaines habitudes dans votre quotidien ou alors partager dans les commentaires vos façons d’apprendre !

Tenir un blog (et donc, écrire)

Tenir un blog, c’est pour moi une façon d’écrire régulièrement, parfois sur de longs sujets, parfois sur des techniques, sur des artistes, ou encore des projets innovants. Pour cela, il faut, d’une part faire énormément de veille, aiguiser sa curiosité. Et d’autre part, il faut savoir analyser, comprendre et transmettre. C’est à mes yeux, une des sources d’apprentissage de mon quotidien

Poser des questions

Au quotidien, j’aime poser des questions (souvent bêtes) aux gens qui m’entourent, aux gens que je rencontre. C’est une façon d’apprendre d’eux, de comprendre aussi comment ils perçoivent certaines facettes du monde mais c’est aussi une façon de se faire expliquer énormément de métiers, de techniques, etc. En tant que designer, c’est vital pour moi de découvrir toutes ces facettes, tous ces savoirs. Enfant, je posais toutes les questions à ma maman qui avait la patience de répondre. Jusqu’au jour où elle n’avait plus les réponses et que c’était à moi d’ouvrir le dictionnaires, les encyclopédies (c’était avant d’avoir Internet…).

Apprendre par l’aléatoire

J’en parle de temps en temps mais depuis un an maintenant j’ai adopté une technique qui consiste à afficher un contenu aléatoire de Wikipedia lors de l’ouverture d’un nouvel onglet sur votre navigateur Internet. Par exemple, sur Chrome, vous pouvez utiliser le plugin New Tab Redirect, sur Firefox, il suffit de configurer ce nouvel onglet. Ensuite, chaque nouvel onglet m’ouvre la page suivante : https://fr.wikipedia.org/wiki/Sp%C3%A9cial:Page_au_hasard qui est une page aléatoire issue de l’encyclopédie Wikipedia. Si Wikipedia est trop barbant pour vous, vous pouvez rediriger ce nouvel onglet vers un tutoriel aléatoire de Wikihow : http://fr.wikihow.com/Sp%C3%A9cial:Randomizer ou encore tous les sites qui proposent du contenu aléatoire.

Rencontrer par l’aléatoire

Une drôle de chose m’est arrivée, c’est que dès le début de Facebook, j’ai accepté toutes les demandes d’amis que l’on me faisait sans demander quiconque en ami (ou alors une quarantaine de personnes). Aujourd’hui, lorsque j’ouvre Facebook (5 minutes par jour au maximum!), je me retrouve avec des milliers d’inconnu(e)s, leurs histoires, leurs contenus, leurs photos, etc. Cela semble parfois gênant, et pourtant, je découvre énormément de choses qui sont hors de la bulle que j’aurais pu me forger avec le temps. Rassurez-vous, tout n’est pas perdu, je suis quand même en lien avec des dizaines de vrais amis et connaissances sur Facebook 😉

Écouter quand on ne peut pas lire

Mon regard est sans cesse sollicité quand je travaille (puisque je crée des interfaces, des images, je rédige des analyses, je code, je fais de l’illustration… bref) et comme mon cerveau ne peut pas utiliser un œil pour lire un livre ou le journal et l’autre œil pour regarder ce sur quoi je travaille, j’utilise l’ouïe. Pour cela, la radio ou les podcasts sont une excellente solution pour apprendre énormément de choses au quotidien. Je fais la même chose lorsque je fais du sport, cela me permet d’apprendre autrement. Si vous voulez voir la liste des Podcasts que j’écoute.

Ne jamais rester sur l’ignorance

J’ai un drôle de travers, je vous l’avoue : lorsqu’au détour d’une conversation, on se rend compte que l’on ne connait pas quelque chose (l’année de naissance de Malevitch), qu’on se pose une question (pourquoi la station de bus « Poterne des peupliers » s’appelle ainsi…), qu’on a un doute sur un chiffre, l’origine d’un mot… Je prends toujours le temps de chercher la réponse sur Wikipedia, dans un livre ou sur Internet. Cela ne me demande pas vraiment d’effort, je ne le fais pas par obligation mais par besoin. Ainsi, j’ai la réponse, mais j’ai aussi tout un écosystème qui se dévoile et par conséquent, d’autres apprentissages co-latéraux.

Apprendre en jouant

Oui, je vous en ai déjà parlé mais dans mon article « comment agir sur ses habitudes numériques« , je vous parlais de TinyCards, ce jeu qui permet d’apprendre plein de choses diverses (des langues aux tableaux en passant par les présidents américains). J’aime aussi apprendre de nouveaux jeux (comme récemment le Backgammon et le Go, la prochaine étape sera pour moi les échecs).

Petite conclusion

À la lecture de cet article, j’espère que vous ne me prendrez pas pour un « malade du savoir« , je ne retiens évidemment pas tout, je ne pratique pas tous ces apprentissages en même temps tout au long de la journée et il y a aussi des moments où je n’apprends rien – ou pas grand chose – mais dans lesquels je passe du temps pour convertir ces apprentissages en création. Et puis il y a tout ce temps où je crée – ce qui est une autre forme d’apprentissage, plus pratique, moins théorique. Parfois aussi, je me dis que j’aimerais transmettre tout ce que j’apprends mais c’est tellement diverse et décousu que je ne sais comment faire. Bref, l’important reste pour moi cette gymnastique du cerveau dans laquelle j’apprends de façon parfois aléatoire, parfois très profonde, parfois très relative ou surprenante, mais qui donne du grain à moudre au moulin que j’ai dans la tête 🙂 Je serais curieux de savoir comment vous apprenez, si vous avez vos habitudes d’apprentissages et comment vous intégrez tout ceci dans votre quotidien. N’hésitez pas, les commentaires sont là pour ça !




10 commentaires

  1. J’apprend énormément sur Youtube, tutos ou autres, des expériences sur des chaînes qui fond un peu de tout. Sur Youtube j’ai des catégories d’apprentissage, des gens sur de l’audiovisuel, d’autres sur des expériences scientifiques, d’autres sur la photo, des voyages, retours d’expériences, conférences de designers etc

    1. Génial pour Youtube, c’est vrai que je n’ai pas le réflexe d’apprendre par ce biais même si je regarde beaucoup de vidéos, elles ne sont pas toujours liées à des apprentissages. As-tu des exemples de chaînes qui pourraient m’intéresser ? 🙂 Merci !

  2. Sur le chemin du travail (à vélo), commencer par écouter (d’une oreille) une conférence de Michel Serres ou autre homme/femme de savoirs contemporain (YouTube en regorge…).
    Puis, attaquer la journée.

    Justement, sur l’oralité (et notre capacité de mémoire), je vous invite à écouter ça : https://www.youtube.com/watch?v=ZCBB0QEmT5g

    Merci Geoffroy pour cet article d’une belle sérénité.

  3. Personnellement, un peu comme toi, j’aime beaucoup apprendre de nouvelles choses via la radio ou la lecture. Mais je crois que la meilleure façon que j’ai trouver pour étoffer mon savoir sur une multitude de sujet est d’essayer de répondre totalement à toutes les questions de mon fils de 6 ans… Ça m’a permit dans un premier temps de réviser tous les termes de marine et de piraterie, d’enchaîner sur les techniques de construction de château fort, la disparition des dinosaures, l’astronomie… Quasiment chaque jour je me retrouve confronté à un nouveau domaine de questionnement… Une bonne façon d’apprendre.

    1. C’est génial ce que tu me décris là, cela pose une base solide au principe d’accès à la connaissance et quand tu ne sais pas, tu peux chercher avec ton fils justement et apprendre ensemble, et ainsi créer du lien ! Bravo !

  4. J’aimerais savoire est ce que vous regardez des films souvents ou vous suivez des séries.. quel genre de films ou de séries vous voyez le plus ? Et est ce que vous apprenez depuis ceux ci ?

  5. Super intéressant ce billet !
    J’ai toujours été très cérébrale mais depuis quelques années je ressens le besoin d’agir plus avec mon corps et moins mon cerveau, ce que mon métier de Product owner ne me permet pas. Ça m’a amenée dernièrement à changer ma façon d’apprendre pour aller explorer des choses que je ne connais pas en les faisant. Par exemple, en fin d’année j’ai fait un cours de collage, appris à utiliser une machine à coudre, pratiqué le yoga avec mon chien… et en début d’année j’ai prévu un cours d’auto-défense, un cours de chant, un mooc sur l’entrepreneuriat social, une randonnée en raquette et je vais fabriquer un nichoir pour oiseaux. Il ne s’agit pas de pratiquer régulièrement une activité ou de maîtriser complètement un savoir-faire, mais plutôt de comprendre « comment ça marche » en faisant.

  6. Personnellement c’est plutôt les apprentissages et le « comment on fait » qui éveillent le plus ma curiosité. Remettre en question une habitude quotidienne, un usage ou un objet… Et voir pourquoi je le fais ou comment le faire moi-même. J’ai de la chance, avec la mode du diy, les ressources en ligne sont innombrables (pinterest, wikihow, ikeahack…) et permettent de s’inspirer et de découvrir si ce n’est une technique, tout un univers de connaissances qui y est relié. Exemple : faire son propre liquide vaisselle apprend quelques notions de chimie.
    Dernier défi en date : contruire mon propre jeu de scrabble en bois avec plateau tournant et cases pour tenir les lettres 😀


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