Vous vous souvenez peut-être de l’outil AutoDraw de Google sorti il y a à peine deux mois ? Cet outil vous permettait de créer facilement des images graphiques sous formes d’icônes même si vous ne les dessiniez que grossièrement. Le rendu était plutôt intéressant puisque très vite, on se retrouvait dans la position de celui qui dessine pour vérifier si l’algorithme est bien en capacité d’analyser notre dessin (en tous les cas, c’est ce que j’ai fait). D’ailleurs, je me demande s’il y a un mot qui nomme le comportement des gens qui testent une interface en vue de comprendre l’algorithme qu’il y a derrière. Bref, je m’égare 🙂

À la découverte de cet outil, deux questions naissaient alors :

  • À quoi ça sert vraiment ? (les graphistes dessinent leurs propres icônes ou alors vont les piocher sur des banques d’icônes comme le fabuleux site TheNounProject)
  • Quel intérêt à Google de faire tout ce cirque ? (ils ne sont pas créateurs de logiciels de création comme le fait Adobe…)

Et bien sachez que bien évidemment, Google a analysé l’intégralité des dessins et que ce sont des millions de dessins que Google est maintenant en mesure de reconnaître. Mieux, des millions d’images en tout genre et notamment des photos. Lorsque l’on dessine, on commence souvent par la forme principale du sujet, forme que l’on retrouve dans les photos, illustrations, peintures, etc. C’est cette forme graphique primaire qui est essentielle dans la reconnaissance d’image.

D’après Google, il y a plus de 15 millions de personnes qui ont utilisé Quick Draw et qui ont ainsi réalisé des millions de dessins, créant ainsi, en quelques semaines, une des plus grandes banques de dessins du monde que vous pouvez retrouver sur Quickdraw.withgoogle.com/data. Sachez également que pour celles et ceux que ça intéresse, ces millions de dessins sont disponibles en opensource pour les développeurs qui souhaitent créer des outils avec quantité d’images ou alors des systèmes complexes basés sur de la data, pour les artistes qui veulent manipuler des données afin de réaliser des œuvres ou encore pour les graphistes qui souhaiteraient explorer ce qu’est que cette data graphique. Pour ma part, je réfléchis sur le lien entre toutes ces images et le langage, un peu comme je l’avais imaginé quand j’ai créé Refugeye.

Toute cette data est sur le site de QuickDraw mais aussi sur Github.




Un commentaire

  1. On est d’accord, les centaines de crobarts représentant les parapluies sont mille fois plus intéressants que l’image finale ?
    C’est ce qui me saute aux yeux en regardant la première image !

    …et encore plus prégnant quand on va sur Quickdraw.withgoogle.com/data, et que l’on voit ces milliers de dessins…

    Conclusion, les gens sont de formidables dessinateurs !


Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *