« Oubliez les wearable technologies… les pionniers de demain sont « post-humain » et implantent la technologie dans leurs corps et leur cerveau. Devrions-nous les arrêter ou les rejoindre? »

C’est sur cette phrase que démarre le dernier long article de « The Telegraph ». Rédigé par Arthur House, ce récit nous plonge dans l’histoire et la culture transhumaniste, entre science-fiction, cybernétique, faits authentiques et imagination. Un plongeon qui n’est pas pour me déplaire puisqu’il fait déjà débat de société.

Extrait de « The Real Cyborgs »

« Ian Burkhart se concentra. Un câble épais sortait de sa tête rasée. Un manchon de fils était enveloppé à son bras droit. Ce jeune homme de 23 ans avait été paralysé à partir du cou depuis un accident de plongée il ya quatre ans. Mais, en Juin, dans une salle bondée au Centre médical Wexner à l’Ohaio University, la main de Burkhart reprenait dans la vie. Au début, il ouvrit lentement sa main et d’une voix tremblante il s’exprimait comme si il n’était plus sûr d’être en possession de sa propre main. Mais quand Burkhart déplaçat ses muscles du poignet, son mouvement fut soudain et précis. On pouvait entendre les articulations inutilisées depuis des années. Les scientifiques et le personnel médical se réunirent alors dans la salle dans un tonnerre d’applaudissements.

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La technologie qui a rendu cela possible s’appelle « Neurobridge ». Elle a ainsi renoué le corps et le cerveau de Burkhart. C’était sans doute l’entrelacement le plus avancé entre l’homme et la machine qui avait été fait jusqu’à présent. Mais les étapes à venir vont devenir de plus en plus rapides. Tranquillement, presque sans qu’on s’en aperçoive vraiment, nous sommes entrés dans l’ère du cyborg, ou de l’organisme cybernétique: une chose vivante à la fois naturelle et artificielle.

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Les rétines artificielles et les implants cochléaires (qui se connectent directement au cerveau par le système du nerf auditif) restaurent la vue aux aveugles et l’ouïe aux sourds. Les implants du cerveau, appelées « stimulateurs du cerveau », atténuent les symptômes de 30.000 personnes souffrant de la maladie de Parkinson dans le monde entier… »

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> Pour lire l’intégralité de l’article en anglais, c’est sur le site du Telegraph

Et si le sujet vous intéresse, j’avais publié cet article sur Rey Kurzweil, un des pères du transhumanisme. Alors.. vous êtes effrayés par cela ? Vous vous considérez comme déjà « augmenté », modifié, cyborguisé ? Pour ma part, je sais que une partie de ma vie dépend de la technologie, c’est un fait. Cette technologie ne touche pas encore mon corps, je n’ai ni puce, ni tatouage, ni quoique ce soit de ce style même si au bout de mes doigts se cachent souvent un clavier, un stylet, un écran tactile…




Un commentaire

  1. Je pense que ce qui bloque les gens n’est pas l’idée d’héberger de la techno sur ou en eux, le problème c’est d’en avoir la maîtrise, voire la compréhension.
    Si maîtrise il n’y a pas, alors il faut que l’impact soit mesuré et le gain important (genre une puce sous-cutanée, donc moins dangereuse qu’une puce proche du coeur par exemple, et qui surveille nos signes vitaux en temps réel).
    Y’a une comparaison intéressante à faire avec la controverse sur la vaccination du temps de nos aïeuls aux 18 et 19ème siècles. D’ailleurs c’est pas fini, certaines personnes s’en méfient encore aujourd’hui


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