Lorsque j’étais chercheur en design, j’ai travaillé pendant un laps de temps sur l’émotion liée à la frappe sur le clavier. Lorsque l’on et triste, en colère, ému, joyeux, on tape différemment sur son clavier d’ordinateur. Il est ainsi tout à fait possible de déceler un comportement par rapport à la façon dont son utilisateur frappe sur son clavier.

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Mais je n’avais pas imaginé une seconde que l’on puisse détecter la maladie de Parkinson. Cette maladie neurologique entraîne une perte progressive des neurones et affecte le système nerveux central. Dans cette récente publication du MIT, j’apprends que des chercheurs ont constaté que leur algorithme pour analyser les frappes pourrait distinguer les effets de la fatigue et plus généralement des éléments qui nuisent à la fonction motrice… comme la maladie de Parkinson !

Les résultats préliminaires d’une étude d’environ deux douzaines de patients parkinsoniens suggèrent que l’algorithme des chercheurs sur l’analyse des touches sur un clavier peut distinguer les personnes qui ont la maladie de ceux qui ne le font pas.

Un diagnostique grâce à votre clavier

Ainsi, beaucoup plus qu’une application mobile / desktop qui serait là pour diagnostiquer la maladie de Parkinson, j’imagine parfaitement l’intégration d’un service / d’un outil transversal qui dresserait une synthèse de votre frappe sur clavier que ce soit sur mobile, clavier d’ordinateur ou encore tablette. Cette synthèse serait évidemment privée, sécurisée et ne serait pas envoyée à votre assurance santé (pour ça, il faut parler du Privacy by design). Une fois analysée, cela vous permettrait de consulter un médecin si les résultats sont critiques.

Je me demande bien les autres exemples de ce que nos usages peuvent démontrer pour notre santé physique, mentale, sur la façon dont nous pourrions vivre mieux ?

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